À voir à la télévision le mardi 12 septembre - Une orgie de burgers
L'expérience gastronomique a de quoi couper l'appétit. Pendant un mois, Morgan Spurlock — un jeune réactionnaire américain, comme dirait l'autre — s'est plié à un régime alimentaire décapant: du McDo trois fois par jour, sans rechigner sur les formats géants qui font aujourd'hui la grandeur et la décadence de l'Amérique.
Quatre-vingt-dix repas plus loin, le résultat est plus que prévisible. Spurlock, qui vient de prendre 11 kilos, doit composer également avec un état dépressif lancinant, un foie dangereusement malade, une perte de libido, des douleurs intestinales et surtout des drapeaux rouges régulièrement agités par trois médecins pour l'inciter à ne pas poursuivre sa chute dans l'enfer des lipides et des glucides qui sont à l'origine de cet incroyable documentaire.
Voyage dans un pays malade de son alimentation, Supersize Me (traduction libre: «Surdimensionne-moi»): malbouffe à l'américaine se présente comme un véritable film coup de poing, à une époque où les tours de taille, là-bas comme ici, ne cessent de s'amplifier sous l'effet de ladite malbouffe, de la sédentarité et, peut-être même, d'une dépression collective induite par la surconsommation. Pourquoi pas.
Par l'absurde et selon les principes de base de la télé-réalité, Spurlock tente d'ailleurs de démontrer tout ça avec, entre deux passages dans un McDo près de chez lui (sous l'oeil d'une caméra), des incursions dans les cuisines des écoles, dans le monde de la pub ou encore dans les supermarchés de son coin de pays, pour mieux disséquer son époque et les travers qui viennent forcément avec elle.
Critique, caustique, dérangeant, ce documentaire, qui a été couronné du prestigieux prix de la meilleure réalisation au Festival de Sundance en 2004, est avant tout un bon divertissement qui, comme tout brûlot qui se respecte, gagne à être pris avec quelques pincettes.
Cinéma / Supersize Me : malbouffe à l'américaine, Radio-Canada, 20h
Quatre-vingt-dix repas plus loin, le résultat est plus que prévisible. Spurlock, qui vient de prendre 11 kilos, doit composer également avec un état dépressif lancinant, un foie dangereusement malade, une perte de libido, des douleurs intestinales et surtout des drapeaux rouges régulièrement agités par trois médecins pour l'inciter à ne pas poursuivre sa chute dans l'enfer des lipides et des glucides qui sont à l'origine de cet incroyable documentaire.
Voyage dans un pays malade de son alimentation, Supersize Me (traduction libre: «Surdimensionne-moi»): malbouffe à l'américaine se présente comme un véritable film coup de poing, à une époque où les tours de taille, là-bas comme ici, ne cessent de s'amplifier sous l'effet de ladite malbouffe, de la sédentarité et, peut-être même, d'une dépression collective induite par la surconsommation. Pourquoi pas.
Par l'absurde et selon les principes de base de la télé-réalité, Spurlock tente d'ailleurs de démontrer tout ça avec, entre deux passages dans un McDo près de chez lui (sous l'oeil d'une caméra), des incursions dans les cuisines des écoles, dans le monde de la pub ou encore dans les supermarchés de son coin de pays, pour mieux disséquer son époque et les travers qui viennent forcément avec elle.
Critique, caustique, dérangeant, ce documentaire, qui a été couronné du prestigieux prix de la meilleure réalisation au Festival de Sundance en 2004, est avant tout un bon divertissement qui, comme tout brûlot qui se respecte, gagne à être pris avec quelques pincettes.
Cinéma / Supersize Me : malbouffe à l'américaine, Radio-Canada, 20h
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