À voir à la télévision le mardi 29 août - La révolution au salon
Voici un très étrange documentaire. Peut-être un des plus curieux de cette série, dont on dit par ailleurs à raison beaucoup de bien.
En 1968, la contestation étudiante est un phénomène international. On en situe souvent l'épicentre du séisme à Paris, en mai 1968. Pourtant, bien d'autres pays connaissent alors des secousses venues de la jeune génération du baby-boom: États-Unis, Mexique, Japon, Allemagne, Italie... Au Québec, à l'automne de cette année-là, plusieurs établissements scolaires se retrouvent paralysés par des grèves et des occupations. Le système scolaire et les bourses ne sont pas adaptés à la réalité sociale, plaident les étudiants. Ces jeunes s'inquiètent aussi avec raison du fait qu'il y a toujours plus d'établissements supérieurs anglophones que francophones. Quel avenir pour eux, en ce cas?
Il y aurait beaucoup à analyser au sujet de cette crise. Mais plutôt que de confier l'explication de ces mouvements à au moins un historien compétent, on a décidé ici de laisser témoigner quelques-uns des jeunes acteurs de l'époque devenus des figures notables aujourd'hui: Louise Harel, Louise Vandelac, Gilles Duceppe, Bernard Landry et Claude Charron. Par un curieux effet de miroir, ce documentaire devient surtout le prétexte pour que ces personnes portent un regard complaisant sur elles-mêmes.
Tout tient au fond à cette perspective énoncée par Bernard Landry, à l'époque farouche opposant des revendications étudiantes: ceux qui manifestaient hier gouvernent aujourd'hui. Tout se résume-t-il à cela?
L'absence de regard historique réel et le peu de place laissée ici à l'utilisation des documents d'archives autrement que pour offrir du remplissage visuel forcent à constater que l'histoire du mouvement étudiant des années 1960 reste à écrire. En attendant, ceux que cette histoire intéresse pourront toujours en attraper des bribes dans ce documentaire ou voir à mettre la main sur La République des beaux-arts, un travail autrement mieux documenté sur une des institutions plongées au coeur de cette crise de l'automne 1968.
1968, la révolte des étudiants, Radio-Canada, 19h30
En 1968, la contestation étudiante est un phénomène international. On en situe souvent l'épicentre du séisme à Paris, en mai 1968. Pourtant, bien d'autres pays connaissent alors des secousses venues de la jeune génération du baby-boom: États-Unis, Mexique, Japon, Allemagne, Italie... Au Québec, à l'automne de cette année-là, plusieurs établissements scolaires se retrouvent paralysés par des grèves et des occupations. Le système scolaire et les bourses ne sont pas adaptés à la réalité sociale, plaident les étudiants. Ces jeunes s'inquiètent aussi avec raison du fait qu'il y a toujours plus d'établissements supérieurs anglophones que francophones. Quel avenir pour eux, en ce cas?
Il y aurait beaucoup à analyser au sujet de cette crise. Mais plutôt que de confier l'explication de ces mouvements à au moins un historien compétent, on a décidé ici de laisser témoigner quelques-uns des jeunes acteurs de l'époque devenus des figures notables aujourd'hui: Louise Harel, Louise Vandelac, Gilles Duceppe, Bernard Landry et Claude Charron. Par un curieux effet de miroir, ce documentaire devient surtout le prétexte pour que ces personnes portent un regard complaisant sur elles-mêmes.
Tout tient au fond à cette perspective énoncée par Bernard Landry, à l'époque farouche opposant des revendications étudiantes: ceux qui manifestaient hier gouvernent aujourd'hui. Tout se résume-t-il à cela?
L'absence de regard historique réel et le peu de place laissée ici à l'utilisation des documents d'archives autrement que pour offrir du remplissage visuel forcent à constater que l'histoire du mouvement étudiant des années 1960 reste à écrire. En attendant, ceux que cette histoire intéresse pourront toujours en attraper des bribes dans ce documentaire ou voir à mettre la main sur La République des beaux-arts, un travail autrement mieux documenté sur une des institutions plongées au coeur de cette crise de l'automne 1968.
1968, la révolte des étudiants, Radio-Canada, 19h30
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