À voir à la télévision le mardi 30 mai - Woodstock sportif à Kinshasa
Ce film a été diffusé il y a quelques mois sur Historia, mais il vaut la peine qu'on le signale encore. Car voilà une oeuvre fascinante, qui a mis 22 ans à être complétée et qui a remporté à sa sortie, en 1996, l'Oscar du meilleur documentaire.
Nous sommes à l'automne 1974. À l'époque, Muhammad Ali ne détenait plus le titre de champion du monde à la boxe. Le promoteur Don King lui organise un match de championnat contre George Foreman, la sensation de l'heure, qui a écrasé ses récents adversaires. Le match se tient à Kinshasa, capitale du Zaïre.
Le combat sportif devient alors un événement mondial. Les États-Unis sont déchirés par la guerre du Vietnam et les conflits raciaux y font toujours rage; Ali se pose immédiatement en porte-parole des Noirs et des exclus du rêve américain. Son incroyable sens du spectacle, son charisme fou, ses déclarations incendiaires font les manchettes, rejetant dans l'ombre un Foreman pourtant tout aussi Noir que lui... et que plusieurs donnent gagnant du combat, du strict point de vue sportif. Mais Ali, lui, est d'emblée le gagnant politique, avant même que ne débute le premier round.
Les organisateurs voulaient créer un «Woodstock afro-américain», avec James Brown, B. B. King, Myriam Makeba et d'autres artistes se produisant avant le combat. L'événement devient le symbole des grandes retrouvailles entre les Noirs américains et l'Afrique originelle. «L'Afrique est la maison de l'homme noir», clame Ali, que les Zaïrois accueillent dans la rue en superstar en criant: «Ali, Ali, Ali». L'écrivain Norman Mailer couvre ces journées folles en tant que journaliste, et dans le film ses commentaires sont remarquablement éclairants.
Cinéma / When We Were Kings, Historia, 22h
Nous sommes à l'automne 1974. À l'époque, Muhammad Ali ne détenait plus le titre de champion du monde à la boxe. Le promoteur Don King lui organise un match de championnat contre George Foreman, la sensation de l'heure, qui a écrasé ses récents adversaires. Le match se tient à Kinshasa, capitale du Zaïre.
Le combat sportif devient alors un événement mondial. Les États-Unis sont déchirés par la guerre du Vietnam et les conflits raciaux y font toujours rage; Ali se pose immédiatement en porte-parole des Noirs et des exclus du rêve américain. Son incroyable sens du spectacle, son charisme fou, ses déclarations incendiaires font les manchettes, rejetant dans l'ombre un Foreman pourtant tout aussi Noir que lui... et que plusieurs donnent gagnant du combat, du strict point de vue sportif. Mais Ali, lui, est d'emblée le gagnant politique, avant même que ne débute le premier round.
Les organisateurs voulaient créer un «Woodstock afro-américain», avec James Brown, B. B. King, Myriam Makeba et d'autres artistes se produisant avant le combat. L'événement devient le symbole des grandes retrouvailles entre les Noirs américains et l'Afrique originelle. «L'Afrique est la maison de l'homme noir», clame Ali, que les Zaïrois accueillent dans la rue en superstar en criant: «Ali, Ali, Ali». L'écrivain Norman Mailer couvre ces journées folles en tant que journaliste, et dans le film ses commentaires sont remarquablement éclairants.
Cinéma / When We Were Kings, Historia, 22h
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