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À voir à la télévision le lundi 29 mai - Une île maudite

Jean-François Nadeau   27 mai 2006  Médias
Né à Charlemagne en 1899, fils d'un militant syndicaliste, Adrien Arcand demeure une figure méconnue de l'histoire de l'extrême droite mondiale. À la tête du syndicat des journalistes de La Presse, l'homme va surtout se faire connaître à titre d'un des principaux défenseurs des thèses nazies en Amérique du Nord au XXe siècle.

D'abord appuyé dans ses projets par le Parti conservateur fédéral autant que par l'Église catholique, Arcand devient le chef du Parti national social chrétien, en plus d'être l'éditeur fougueux, tout au long des années 1930, de divers journaux aux contenus révolutionnaires d'extrême droite comme Le Fasciste canadien, Le Patriote, Le Goglu et Le Chameau.

Les nazis canadiens d'Adrien Arcand, quoi qu'on ait pu en penser, ne sont que quelques centaines. Hitler ne pétrit pas toutes leurs pensées, loin de là. Pour eux, l'Empire britannique passe en fait avant tout! Lors des réunions, il faut même prêter serment à la couronne anglaise. Oswald Mosley, une figure importante de la politique britannique durant la grande crise, inspire beaucoup les militants d'Arcand, tout comme des radicaux de la droite extrême installés en Afrique du Sud, aux États-Unis, en Hollande et en Roumanie.

Au Québec, un des plus ardents supporteurs du Parti national social chrétien est le Dr Paul-Émile Lalanne. Ce diable d'homme fait construire un imposant domaine sur une île près de Valleyfield. Là autant que dans des hôpitaux montréalais, il aurait pratiqué des avortements sur des femmes issues de la bonne bourgeoisie d'ici et d'ailleurs. Ces interventions médicales, peu communes à l'époque, lui assurent des revenus importants qu'il met au service de ses idées par l'entremise d'Arcand. Sur son île, Lalanne fit même construire des meubles ornés de la swastika qui restèrent en place longtemps, même après la vente de l'île à un mouvement de jeunesse catholique... Destins / L'Île du diable, repaire nazi, Historia, 18h
 
 
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