À voir à la télévision le dimanche 21 mai - Une femme forte au coeur de la guerre
Ce film sur Louise Arbour et sur sa carrière en tant que procureure en chef du Tribunal pénal international des Nations unies a marqué un tournant pour le réalisateur Charles Binamé.
Après les succès commerciaux de Séraphin et de Maurice Richard, Binamé a le sentiment que, «pour la première fois, comme cinéaste, [il] peu[t] jouer un rôle pour faire avancer une cause». Admirateur du travail de Mme Arbour, il s'est imposé un «immense devoir de rigueur» parce que c'était la première fois qu'il faisait un film «sur une vraie personne qui vit aujourd'hui».
Cette production, tournée en anglais, a d'abord été diffusée sur le réseau anglophone CTV en mars et il était nécessaire que Radio-Canada en propose rapidement une version francophone. Le film a également été diffusé à Montréal dans le cadre du premier Festival de films sur les droits de la personne. Pour son jeu dans le rôle-titre, Wendy Crewson a remporté en janvier le FIPA d'or de l'interprète féminine au Festival international des programmes audiovisuels de Biarritz.
Charles Binamé, qui a bénéficié d'un budget de six à sept millions, a réussi à donner une véritable facture cinématographique à son oeuvre. Il lui fallait expliquer les enjeux politico-historiques complexes auxquels Louise Arbour a été confrontée à son arrivée dans les Balkans et s'en est bien tiré, montrant aussi comment Mme Arbour a lutté contre l'inertie des bureaucrates de l'ONU et des généraux
de l'OTAN pour finalement porter des accusations de crimes de guerre contre Milosevic. Le film explore également l'idée qu'on ne peut pas s'abriter derrière les «ordres à suivre» pour justifier des massacres et que la responsabilité individuelle existe toujours.
Cinéma / Louise Arbour : un combat pour la justice, Radio-Canada, 20h
Après les succès commerciaux de Séraphin et de Maurice Richard, Binamé a le sentiment que, «pour la première fois, comme cinéaste, [il] peu[t] jouer un rôle pour faire avancer une cause». Admirateur du travail de Mme Arbour, il s'est imposé un «immense devoir de rigueur» parce que c'était la première fois qu'il faisait un film «sur une vraie personne qui vit aujourd'hui».
Cette production, tournée en anglais, a d'abord été diffusée sur le réseau anglophone CTV en mars et il était nécessaire que Radio-Canada en propose rapidement une version francophone. Le film a également été diffusé à Montréal dans le cadre du premier Festival de films sur les droits de la personne. Pour son jeu dans le rôle-titre, Wendy Crewson a remporté en janvier le FIPA d'or de l'interprète féminine au Festival international des programmes audiovisuels de Biarritz.
Charles Binamé, qui a bénéficié d'un budget de six à sept millions, a réussi à donner une véritable facture cinématographique à son oeuvre. Il lui fallait expliquer les enjeux politico-historiques complexes auxquels Louise Arbour a été confrontée à son arrivée dans les Balkans et s'en est bien tiré, montrant aussi comment Mme Arbour a lutté contre l'inertie des bureaucrates de l'ONU et des généraux
de l'OTAN pour finalement porter des accusations de crimes de guerre contre Milosevic. Le film explore également l'idée qu'on ne peut pas s'abriter derrière les «ordres à suivre» pour justifier des massacres et que la responsabilité individuelle existe toujours.
Cinéma / Louise Arbour : un combat pour la justice, Radio-Canada, 20h
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