Le blitz de négociations est terminé - Le conflit à la SRC s'envenime
Le syndicat recommandera de rejeter l'offre de la direction
Rien ne va plus dans le conflit à Radio-Canada, alors que les autorités syndicales recommandent le rejet des dernières offres de la direction. Les membres du syndicat se réunissent ce matin en assemblée générale dans un hôtel de Laval et l'assemblée promet d'être houleuse et remplie d'émotion.
Hier en début de soirée, deux instances du Syndicat des communications, le comité de négociation et le comité de direction, avaient décidé de recommander pour aujourd'hui le rejet des offres patronales. Advenant un tel rejet par vote, l'assemblée devra aussi tenir un vote pour renouveler ses moyens de pression.
La direction de Radio-Canada a présenté lundi après-midi des offres globales qui ont été discutées jusque dans la nuit de lundi à hier avec les représentants syndicaux, alors que se terminait un intense blitz de négociation de sept jours. Radio-Canada a d'ailleurs augmenté son offre salariale pendant la nuit, ajoutant 1 % aux montants qui étaient sur la table.
L'offre salariale, qualifiée de «globale et finale», comprend donc une augmentation de 1 % censée correspondre à «l'harmonisation avec CBC», une augmentation de 3 % le 1er juin prochain, de 1,5 % le 1er janvier 2003, de 2,5 % le 1er juin 2003, et un forfait de 1000 $ à la signature de l'entente.
On se souvient que Radio-Canada avait également offert lundi d'accorder la permanence à 132 contractuels. Et le dossier de l'équité salariale entre hommes et femmes pouvait se régler dans le cadre d'un comité d'experts indépendants qui ferait rapport dans un an sur la question.
Mais selon le syndicat, «il reste trop d'écart entre nos positions». Le Syndicat des communications, en lock-out depuis un mois et demi après une première grève de seulement 24 heures, avait adopté le 26 mars dernier en assemblée générale un programme de revendications en dix points, tous jugés essentiels, et hier les négociateurs syndicaux faisaient valoir que Radio-Canada «n'a voulu faire aucune ouverture» sur cinq de ces points.
Parmi ces cinq points, on trouve la clause dite «présidentielle», également appelée «clause Judith Jasmin», qui oblige Radio-Canada à confier à un employé de retour au travail après une maladie une tâche qui corresponde à son état, clause que la SRC voulait assouplir semble-t-il.
Toujours parmi ces cinq points qui n'auraient pas fait l'objet d'ouverture, il y a le maintien à l'interne d'une production télévisuelle d'au moins 40 % et le maintien en emploi des employés de Radio-Canada International et du service Nord-Québec en cas de réduction de service.
La pression sera très forte sur les employés en assemblée aujourd'hui puisque le grand patron de la radio de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, a déclaré hier que «les négociations sont maintenant terminées. Le refus nous entraînerait dans une impasse totale».
Hier en début de soirée, deux instances du Syndicat des communications, le comité de négociation et le comité de direction, avaient décidé de recommander pour aujourd'hui le rejet des offres patronales. Advenant un tel rejet par vote, l'assemblée devra aussi tenir un vote pour renouveler ses moyens de pression.
La direction de Radio-Canada a présenté lundi après-midi des offres globales qui ont été discutées jusque dans la nuit de lundi à hier avec les représentants syndicaux, alors que se terminait un intense blitz de négociation de sept jours. Radio-Canada a d'ailleurs augmenté son offre salariale pendant la nuit, ajoutant 1 % aux montants qui étaient sur la table.
L'offre salariale, qualifiée de «globale et finale», comprend donc une augmentation de 1 % censée correspondre à «l'harmonisation avec CBC», une augmentation de 3 % le 1er juin prochain, de 1,5 % le 1er janvier 2003, de 2,5 % le 1er juin 2003, et un forfait de 1000 $ à la signature de l'entente.
On se souvient que Radio-Canada avait également offert lundi d'accorder la permanence à 132 contractuels. Et le dossier de l'équité salariale entre hommes et femmes pouvait se régler dans le cadre d'un comité d'experts indépendants qui ferait rapport dans un an sur la question.
Mais selon le syndicat, «il reste trop d'écart entre nos positions». Le Syndicat des communications, en lock-out depuis un mois et demi après une première grève de seulement 24 heures, avait adopté le 26 mars dernier en assemblée générale un programme de revendications en dix points, tous jugés essentiels, et hier les négociateurs syndicaux faisaient valoir que Radio-Canada «n'a voulu faire aucune ouverture» sur cinq de ces points.
Parmi ces cinq points, on trouve la clause dite «présidentielle», également appelée «clause Judith Jasmin», qui oblige Radio-Canada à confier à un employé de retour au travail après une maladie une tâche qui corresponde à son état, clause que la SRC voulait assouplir semble-t-il.
Toujours parmi ces cinq points qui n'auraient pas fait l'objet d'ouverture, il y a le maintien à l'interne d'une production télévisuelle d'au moins 40 % et le maintien en emploi des employés de Radio-Canada International et du service Nord-Québec en cas de réduction de service.
La pression sera très forte sur les employés en assemblée aujourd'hui puisque le grand patron de la radio de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, a déclaré hier que «les négociations sont maintenant terminées. Le refus nous entraînerait dans une impasse totale».
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