Blitz de négociations - Radio-Canada dépose une offre globale
Dans un ultime effort pour mettre fin au conflit en cours, la direction de Radio-Canada a présenté hier après-midi aux représentants syndicaux une offre globale de plus de neuf millions de dollars, qui prévoit entre autres l'accès à la permanence pour 132 contractuels et une augmentation salariale allant de 6 à 8 %.
Puisque l'actuel blitz de négociations de sept jours devait se terminer hier soir, la direction de la SRC a donc présenté un projet d'entente globale qui s'inspire, selon le vice-président à la radio française Sylvain Lafrance, des discussions des derniers jours.
Ce projet d'entente a fait l'objet d'un aspect promotionnel très structuré: la direction de la SRC avait convoqué une conférence de presse à 17h pour expliquer sa position et elle a acheté des pleines pages de journaux ce matin pour faire connaître le contenu de l'entente.
Mais en début de soirée, le président du Syndicat des communications Michel Couturier était loin d'être convaincu que ce projet allait satisfaire ses membres. Une assemblée générale du syndicat est prévue demain et «je suis pas en mesure de recommander l'acceptation de l'entente» déclarait-il hier.
Les deux parties ne semblent pas s'entendre sur tous les éléments de l'offre. Radio-Canada déclarait que, sur le plan salarial, on prévoyait un montant forfaitaire de 1000 $ pour cette année ainsi qu'une augmentation de «près de 8 %» pour l'année prochaine, alors que du côté syndical on affirmait avoir reçu une offre d'augmentation salariale de 6 %, mais que «le rattrapage avec le secteur anglais n'[était] pas obtenu» d'après Michel Couturier.
La discussion devait se poursuivre toute la soirée et une partie de la nuit hier. Au moment de mettre sous presse, rien ne filtrait du résultat.
Optimiste, Sylvain Lafrance estimait toujours possible de réaliser un retour au travail demain en fin de journée et il déclarait qu'il y avait «encore de l'espace pour discuter» toute la soirée.
La SRC veut tellement en finir avec ce conflit que la direction aurait mis sur pied, selon nos informations, un comité «d'accueil et de retour au travail» d'une douzaine de personnes qui doit veiller à ce que le retour au travail se fasse «dans le respect, la cordialité et la réconciliation», selon un document préliminaire de travail destiné aux cadres de la SRC.
Le projet d'entente déposé hier voulait forcer un déblocage puisque depuis dimanche les deux parties ne semblaient plus s'entendre sur la façon de fonctionner: le syndicat voulait absolument régler toutes les questions normatives avant de passer au salarial alors que la direction voulait aborder l'ensemble des questions financières.
La direction de la SRC offre l'accès à la permanence à 132 contractuels et elle entend créer 20 nouveaux postes permanents au Centre de l'information à Montréal. Elle offre aux autres contractuels un accès au régime de retraite. Le dossier de l'équité salariale entre hommes et femmes est réglé depuis un certain temps puisque les deux parties sont d'accord pour créer un comité d'experts indépendant qui évaluerait cette question et soumettrait un rapport dans les 12 mois, Radio-Canada s'engageant à corriger les iniquités «le cas échéant».
C'est vraiment la minute de vérité pour le syndicat et ce projet d'entente risque de susciter des réactions contrastées. Ainsi des lézardes semblent maintenant apparaître dans la stratégie syndicale puisque Daniel Raunet, un des leaders du syndicat, coresponsable du comité de mobilisation et responsable de la fameuse enquête sur les disparités salariales entre hommes et femmes à Radio-Canada, démissionnait dimanche de son comité en accusant le comité de négociation d'avoir «abandonné une revendication centrale», c'est-à-dire l'accès à la permanence pour tous les employés à long terme. M. Raunet critique également le fait que le comité sur les disparités hommes-femmes ne comporte aucune obligation réelle de résultat.
Puisque l'actuel blitz de négociations de sept jours devait se terminer hier soir, la direction de la SRC a donc présenté un projet d'entente globale qui s'inspire, selon le vice-président à la radio française Sylvain Lafrance, des discussions des derniers jours.
Ce projet d'entente a fait l'objet d'un aspect promotionnel très structuré: la direction de la SRC avait convoqué une conférence de presse à 17h pour expliquer sa position et elle a acheté des pleines pages de journaux ce matin pour faire connaître le contenu de l'entente.
Mais en début de soirée, le président du Syndicat des communications Michel Couturier était loin d'être convaincu que ce projet allait satisfaire ses membres. Une assemblée générale du syndicat est prévue demain et «je suis pas en mesure de recommander l'acceptation de l'entente» déclarait-il hier.
Les deux parties ne semblent pas s'entendre sur tous les éléments de l'offre. Radio-Canada déclarait que, sur le plan salarial, on prévoyait un montant forfaitaire de 1000 $ pour cette année ainsi qu'une augmentation de «près de 8 %» pour l'année prochaine, alors que du côté syndical on affirmait avoir reçu une offre d'augmentation salariale de 6 %, mais que «le rattrapage avec le secteur anglais n'[était] pas obtenu» d'après Michel Couturier.
La discussion devait se poursuivre toute la soirée et une partie de la nuit hier. Au moment de mettre sous presse, rien ne filtrait du résultat.
Optimiste, Sylvain Lafrance estimait toujours possible de réaliser un retour au travail demain en fin de journée et il déclarait qu'il y avait «encore de l'espace pour discuter» toute la soirée.
La SRC veut tellement en finir avec ce conflit que la direction aurait mis sur pied, selon nos informations, un comité «d'accueil et de retour au travail» d'une douzaine de personnes qui doit veiller à ce que le retour au travail se fasse «dans le respect, la cordialité et la réconciliation», selon un document préliminaire de travail destiné aux cadres de la SRC.
Le projet d'entente déposé hier voulait forcer un déblocage puisque depuis dimanche les deux parties ne semblaient plus s'entendre sur la façon de fonctionner: le syndicat voulait absolument régler toutes les questions normatives avant de passer au salarial alors que la direction voulait aborder l'ensemble des questions financières.
La direction de la SRC offre l'accès à la permanence à 132 contractuels et elle entend créer 20 nouveaux postes permanents au Centre de l'information à Montréal. Elle offre aux autres contractuels un accès au régime de retraite. Le dossier de l'équité salariale entre hommes et femmes est réglé depuis un certain temps puisque les deux parties sont d'accord pour créer un comité d'experts indépendant qui évaluerait cette question et soumettrait un rapport dans les 12 mois, Radio-Canada s'engageant à corriger les iniquités «le cas échéant».
C'est vraiment la minute de vérité pour le syndicat et ce projet d'entente risque de susciter des réactions contrastées. Ainsi des lézardes semblent maintenant apparaître dans la stratégie syndicale puisque Daniel Raunet, un des leaders du syndicat, coresponsable du comité de mobilisation et responsable de la fameuse enquête sur les disparités salariales entre hommes et femmes à Radio-Canada, démissionnait dimanche de son comité en accusant le comité de négociation d'avoir «abandonné une revendication centrale», c'est-à-dire l'accès à la permanence pour tous les employés à long terme. M. Raunet critique également le fait que le comité sur les disparités hommes-femmes ne comporte aucune obligation réelle de résultat.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

