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Le Devoir de philo – Adam Smith contre le budget Bachand

Le philosophe dénoncerait le favoritisme envers les grandes entreprises, les compressions dans les services publics et les mesures de taxation régressives

Pour Adam Smith, cette attitude qui consiste à accorder moins d’importance aux pauvres et à vouloir se rapprocher des plus riches est un travers naturel des êtres humains, qui est dû à un défaut de sympathie. Raymond Bachand ne fait pas exception.
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Pour Adam Smith, cette attitude qui consiste à accorder moins d’importance aux pauvres et à vouloir se rapprocher des plus riches est un travers naturel des êtres humains, qui est dû à un défaut de sympathie. Raymond Bachand ne fait pas exception.
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Pour Adam Smith, cette attitude qui consiste à accorder moins d’importance aux pauvres et à vouloir se rapprocher des plus riches est un travers naturel des êtres humains, qui est dû à un défaut de sympathie. Raymond Bachand ne fait pas exception. Thomas Ferretti
 
 
 
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  • Franfeluche - Abonné
    15 mai 2010 08 h 30
    Le chantage
    Si vous ne nous donnez pas ce qu'on veut, nous irons ailleurs, c'est-à-dire, là où on peut faire ce qu'on veut, où on peut faire beaucoup d'argent tout en payant peu d'impôt, où on peut faire fi de l'environnement et des obligations envers ses employés. Tout cela est fait dans le but d'être compétitif dans ce monde globalisé.
    Quant à l'état, il n'est utile que dans son soutien à la grande entreprise.
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  • Mathieu Lavallée - Abonné
    15 mai 2010 09 h 49
    Merci
    Merci à M. Ferretti de remettre les pendules à l'heure au sujet d'Adam Smith. Je ne voyais Smith que comme un apôtre du libertarianisme et je comprends maintenant qu'il ne s'agit que d'une interprétation limitée de son discours. Continuez votre bon travail M. Ferretti !
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    15 mai 2010 11 h 57
    Absolument d'accord avec vous.
    L'économie n'est pas une science pure mais plutôt une science dure pour ceux qui en défendent classiquement les principes. La main invisible, elle explique souvent par le vide ce que les lois discutables et perverses de l'économie classique n'arrive pas à comprendre. La science économique a plein d'axiomes et de théorèmes indémontables et souvent contredit par le jeu concret de ses mises en application dans la société.

    Au fond, elle ne fait que défendre une certaine façon de voir dans le but de défendre les intérêts des entreprises à l'encontre des individus, grâce à qui les entreprises sont prospères. Auparavant, les entreprises respectaient beaucoup plus les travailleurs qu'aujourd'hui. Maintenant, les entreprises ont la vision étroite et limitée par l'appât du gain des actionnaires des entreprises. Ce n'est pas le PIB qu'on devrait mesurer mais plutôt le BIB (bonheur intérieur brut) des individus qu'on devrait ajouter à la mesure de productivité des entreprises.
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  • France Marcotte - Abonnée
    15 mai 2010 11 h 59
    Quand est-ce qu'on commence?
    Si ce pauvre Adam Smith, mort en 1790, avait su qu'en 2010, sa pensée servirait encore à rabrouer l'auteur d'un budget dans une lointaine province d'un pays dit civilisé, je crois qu'il aurait désespéré de la nature humaine. Qu'est-ce donc qui fera en sorte que la sympathie entre les êtres, qui devrait inspirer depuis longtemps nos rapports, se développe et surpasse la volonté de quelques-uns de profiter d'autrui pour s'enrichir à ses dépends? On voit ici que les gouvernements manquent de façon révoltante à leurs responsabilités et au pouvoir qu'ils ont d'initier ce mouvement.
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  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit
    15 mai 2010 12 h 05
    BUDGET BACHAND à l'image du PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC
    Budget Bachand? Budget de riches pour les riches! Budget Bachand de favoritisme envers les grandes entreprises, les compressions dans les services publics et les mesures de taxation! Budget Bachand, budget de merde qui va appauvrir tous les contribuables de la classe moyenne et rendre les pauvres encore plus pauvres! Bachand tu as la honte d’avoir instauré le tiers monde au pays du Québec par tes manouvres hypocrites et malhonnêtes pour favoriser la classe de riches, les grandes entreprises! Budget Bachand à l’image du Parti Libéral du Québec!
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    15 mai 2010 14 h 31
    Ce qu'est en train de devenir le parti Libéral de Charest.
    Il ressemble de plus en plus au parti Conservateur de Mulroney dans le temps. Il ressemble aussi de plus en plus au parti Républicain des États-Unis. Les groupes de gens comme eux ne pensent pas faire parti de la société. Ils cherchent plutôt à se servir de la société pour parvenir à leur fin, au détriment des autres.

    Ce sont des serviteurs du Prince capitaliste, et ils le font dans le but d'avoir des récompenses tout le long du parcours. C'est comme un jeu de parchési. Plus ils montent haut dans le jeu moins ils ont de chance de redescendre dans l'échelle, aidé des amis qu'ils se fait en jouant bien la game.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    16 mai 2010 10 h 28
    L'épaule à la roue
    Je pense qu’il devient urgent au Québec que tout le monde mette l’épaule à la roue, et contribuent financièrement, ne serai ce qu’un minimum $200 par année, à notre système de santé.

    Je pense que le ‘’party’’ est fini, et que tous les citoyens du Québec doivent réaliser maintenant que le système de santé n’est pas gratuit, et qu’ils doivent payer.

    Au Québec, il y a un peu moins que 50% de la population qui ne paye pas un sou d’impôt !! Au Québec, il y a un peu moins que 20% de la population qui paye un peu plus que 80% de l’impôt total collecté par le gouvernement !!

    Ces 20% de soit disant riches ne peuvent plus continuer à payer, comme ils le font depuis très longtemps, pour le 50% de soit disant pauvres.

    Ça ne fonctionne tout simplement plus.

    Le 50% de la population du Québec qui ne paye pas un sou d’impôt depuis toutes ces années, devront apprendre à faire un effort à la hauteur de $200 par année pour notre système de santé. Je pense que c’est un strict minimum, et je pense aussi que ça risque d’être formateur.

    Certains de ces individus réaliseront peut-être que de travailler un peu plus, paye un peu plus ; et que travailler beaucoup plus, paye beaucoup plus …

    JL
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    16 mai 2010 13 h 17
    Bravo !
    Merci pour cet excellent texte, tant pour la destruction des mythes sur la pensée d'Adam Smith que pour l'analyse du dernier budget du Québec.

    Dommage que le texte ne soit pas reproduit entièrement ici pour tous, car je le recommanderais sans réserve sur d'autres sites...
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  • Thomas Ferretti - Inscrit
    16 mai 2010 13 h 22
    Réponse à Jacques Lafond
    La croyance selon laquelle les pauvres sont pauvres parce qu'ils ne travaillent pas est très très mal fondée. La réalité semble vous échapper monsieur Lafond.

    Je connais des gens dans le besoin, j'ai travaillé à aider des personnes n'ayant pas beaucoup de revenu, et croyez moi, ils travaillent tous certainement beaucoup plus de vous, et beaucoup plus que tous les administrateurs d'entreprises de notre cher Québec.

    Croyez-vous qu'une mêre monoparentale qui travaille et a deux enfants à charge travaille moins que vous ? Oserez-vous penser que quelqu'un qui cummule deux emplois au salaire minimum pour payer ses études universitaires et son loyer travaille moins que vous ?

    Non monsieur Lafond, les plus démunis sont souvent ceux qui travaillent le plus. Ni vous, ni les administrateurs des grosses entreprises, ni les autres citoyen les plus riches ne méritez plus qu'eux votre niveau de vie élevé.

    La croyance malheureusement répandue que c'est notre "libre arbitre", et nos "qualités naturelles" qui déterminent si nous réussissons, et si nous avons un bon niveau de vie est une des plus naïves, et des plus prétentieuses de l'histoire humaine. Comme si les pauvres choisissaient d'être pauvre ! Comme s'ils ne rêvaient pas eux aussi de pouvoir s'investir dans un travail qui leur permet de s'épanouïr.

    Ce n'est pas l'ardeur au travail qui différencie les pauvres et les riches. S'il y a des inégalités dans notre société, c'est parce que notre sytème de production et de répartition des richesses les fait émerger.

    Plusieurs exemples :
    1) Si vous pouvez placer votre argent en achetant des actions, et faire "travailler" votre argent, c'est parce que vous avez un montant dégagé pour le faire. Ce revenu est inaccessible pour quelqu'un qui gagne tout juste de quoi payer les dépenses quotidiennes. Est-ce un mode d'enrichissement juste et équitable ? Non bien sûr.
    L'argent ne travaille pas tout seul. Pour preuve : enterrez de l'argent dans votre jardin, et allez vérifier un an plus tard s'il vous a rapporté 10% de plus. Si vous faites de l'argent sur vos investissements, c'est parce que d'autres travaillent réellement.

    2) Il y a des activités plus lucratives que d'autres dans notre économie. Ceux qui se spécialisent dans la création de logiciels, dans les télécomunications, les vêtements de marque, etc... travaillent dans des domaines où le prix des produits et services dépasse de loin le coût de production (la publicité, l'image de marque permet de stimuler la demande).
    Cependant, si certains peuvent se spécialiser dans un domaine plus lucratif, c'est parce que d'autres assurent les autres tâches nécessaires au bon fonctionnement de la production. Si vous deviez fabriquer vos propres chaussettes, vos propres tomates, apporter vos poubelles vous même au dépotoire, et construire les routes qui vous mènnent à votre travail, il y a fort à parier que vous ne feriez plus grand chose de lucratif dans votre emploi principal.
    C'est ce qu'on appelle... la division du travail.

    Pourquoi ceux qui se spécialisent dans des activités moins lucratives, mais tout aussi essentielles, n'auraient pas le droit à la redistribution de l'argent que font ceux qui, par chance, se spécialisent dans un domaine plus lucratif ?

    Ce que j'encourageais les lecteurs à faire à la fin de mon article vous concerne aussi monsieur Lafond. Il faut apprendre à questionner le discours économique prémaché qui circule dans les médias, il faut essayer de comprendre réellement ce qui se passe, plutôt que d'acheter le prêt à penser fourni par les élites économiques.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    16 mai 2010 14 h 21
    À Monsieur Thomas Ferretti
    Merci de votre réponse Monsieur Ferretti,

    Mon père me disais, commence par régler ton problème et tu règlera celui des autres après !! Plus tard, j’ai compris que le plus grand service qu’une personne peut faire à la société est d’être elle même une personne financièrement autonome. Beaucoup plus tard j’ai appris que la vie est un miroir presque parfait de notre pensée. C’est un miroir tellement parfait, que c’en est hallucinant.

    Il y a beaucoup de choses très révélatrices dans les textes des lecteurs que l’on lit dans les journaux depuis quelques jours.

    Quand j’avais 10 ans, au début des années 60, je travaillais à livrer des commandes dans une pharmacie après l’école. J’adorais ça. J’ai toujours travaillé. Quand j’avais 27 ans, j’avais 2 jobs, 2 enfants, 2 maisons (que je n’avais pas les moyens d’avoir) et je prenais 2 cours à l’université. Cette période n’était pas facile, mais c’était mon choix. Aujourd’hui, je travaille encore beaucoup, mais j’aime beaucoup ça, et encore une fois, c’est mon choix.

    Tout ce travail ne m’a pas tué. Loin de là. Je suis en santé, je suis marié depuis 35 ans avec une belle femme que j’adore, j’ai des enfants et des petits enfants … Tout ce travail ne m’a pas tué …

    Et, tout ce travail, a fait que j’ai contribué beaucoup financièrement à la société québécoise. J’ai probablement payé plus d’impôts dans ma vie que ce que la majorité des québécois n’osent même pas rêver gagner en salaire, sans parler des taxes municipales, contributions aux œuvres de charité, etc.

    Pourtant, j’arrive de la pauvreté noire. Le huppé Mille End que l’on connaît aujourd’hui, moi je l’ai connu au début des années 50 très différent. La nuit on gelait comme des rats, et avec les rats. Et je ne parle pas au figuré.

    Je n’ai jamais retiré un sous d’assurance chômage, ou de quelque assurance gouvernementale que ce soit. Quand mes enfants étaient très jeunes, je recevais quelques dizaines de dollars par mois d’allocation familiale; allocations qui a été rapidement coupé. Et je n’ai jamais fait quelque chose d’illégal ou d’immoral pour gagner ma vie. J’ai toujours été très ‘’fair play’’ en affaire.

    Je ne suis rien de bien spécial. Des gens comme moi, il y en a beaucoup. Heureusement qu’il y en a beaucoup. Mais il commence à ne pas en avoir assez. Ça en prendrait plus. Beaucoup plus.

    Tout ça est un choix. Malheureusement, beaucoup de québécois ne le savent pas, mais c’est un choix.

    J’ai lu des textes où l’on faisait allusion à une préférence de mourir plutôt que de travailler 80 heures par semaines. D’autres disait que l’on choisit la société dans laquelle on vit. Une autre disait que sa cousine est mieux sur le BS que de travailler. D’autres disaient que tout le monde ne peut pas être riche, parce que ça prendra toujours des serveurs de restaurant et des vendeurs de bidules …

    Je suis assez en désaccord avec tout ça. Je ne pense pas que l’on choisisse vraiment la société dans laquelle on vit, ou si oui, on ne la choisit qu’assez peut. Par contre, on a un contrôle quasiment absolu sur notre vie personnelle. Tout ce qu’une personne a fait, dans sa vie, à date, est exactement ce qu’elle a voulu faire, et tout ce que cette personne va faire pour le reste de sa vie, et est exactement ce qu’elle va vraiment vouloir faire. Il n’y a rien, mais vraiment rien, pour arrêter une personne qui veut vraiment quelque chose; incluant l’argent et la richesse. En réalité, il n’y a qu’une limite à la réalisation des rêves d’une personne, et cette limite est la personne elle même qui se l’impose; personne d’autres.

    Toute ma vie je me suis répété : ‘’Arrête d’avoir peur, et crois au succès’’. Et quand j’en avais besoin, je me répétais : ‘’de jours et jours à tout points de vue, ça va de mieux en mieux’’. Il y a des jours que je répétais ça des centaines de fois.

    Les serveurs de restaurants, les vendeurs de bidules, s’ils ne sont pas heureux dans ce qu’ils font, ils doivent ‘‘arrêter d’avoir peur et croire au succès’’, et changer leurs vies. Mais, il y a beaucoup de serveurs, de vendeurs de bidules, et même des gens sur le BS, qui sont heureux. Alors, c’est parfait comme ça. L’idée dans la vie, est être à sa place, d’être heureux.

    Le québécois francophone est un naïf et un socialiste. Le québécois francophone pense fondamentalement ceci :

    ‘’ Les riches doivent tout payer, le gouvernement doit tout régler, mais il doit me consulter avant; en attendant, moi, je fais ma petite vie. No Problem. ‘’

    Ça ne fonctionne pas comme ça. C’est à dire que ça fonctionné comme ça longtemps au Québec, mais, c’est fini. Le système ne peut plus tenir. C’est fini.

    JL
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  • Jean de Cuir - Abonné
    17 mai 2010 17 h 52
    Individu?
    La quête du profit pour le profit sans égard pour le bien commun doit être discutée afin de bien montrer ce qu’est la vie sociale. L’idéologie individualiste est une absurdité, au sens stricte, car aucune personne ne peut agir seule, i.e. en faisant abstraction des autres et en se centrant uniquement sur ses propres intérêts. Ses intérêts ne peuvent être définis hors d’un contexte social : en fait l’intérêt individuel n’existe pas, car il a été et est façonné dans un contexte familial et social donné.
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  • Marie-Claude Bélanger - Abonnée
    19 mai 2010 13 h 37
    @M. Ferretti
    Ne vous en faites pas trop avec la réaction de M. Lafond: il illustre à merveille la « Théorie du monde juste » de Melvin Lerner. Certaines personnes sont à ce point convaincues que le monde est juste, qu'ils cherchent frénétiquement ce que les victimes ont pu faire pour mériter ce qui leur arrive.

    En effet, si le monde est injuste, tout malheur peut arriver à n'importe qui et certains ne peuvent supporter l'anxiété provoquée par l'insécurité que cette pensée génère.
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  • Leclerc Éric - Inscrit
    25 août 2011 13 h 20
    La faute à qui?
    Si près de cinquante pourcent des québécois ne paient pas d'impôt sur le revenu, c'est justement parce que le salaire minimum et les hausses de tarifs que toute la population a dû absorber ces dernières années "égorgent" les citoyens plus vulnérables. L'aide aux plus démunis des deux palliers de gouvernements est bien en deçà de ce qu'elle devrait être; il faudrait et au plus vite éliminer les bénéficiaires de l'aide sociale aptes au travail de ce programme, pour redistribuer cette partie de nos impôts vers les moins fortunés; ainsi ont paieraient collectivement SEULEMENT pour les VRAIS misérables.
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