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Le Devoir de philo - Joyeux Noël ou Joyeux décembre, monsieur Orwell ?

Comme le socialisme, le multiculturalisme s'impose par une forme particulière de terreur idéologique, la rectitude politique, dont l'écrivain aura probablement été le premier théoricien

Mathieu Bock-Côté   24 décembre 2009  Le Devoir de philo
Mathieu Bock-Côté: «À travers la lutte contre les derniers signes du christianisme, ce qu’on conteste, c’est l’identité québécoise et son enracinement dans la civilisation occidentale. Le multiculturalisme rappelle ainsi que le Québec n’est pas une histoire mais une page blanche et que toutes les traditions culturelles devraient disposer du même traitement dans l’espace public. Mais, nous le savons, au Québec comme ailleurs, cette entreprise de javellisation identitaire est très mal perçue et génère un malaise profond qui a souvent l’allure d’un sentiment de dépossession.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Mathieu Bock-Côté: «À travers la lutte contre les derniers signes du christianisme, ce qu’on conteste, c’est l’identité québécoise et son enracinement dans la civilisation occidentale. Le multiculturalisme rappelle ainsi que le Québec n’est pas une histoire mais une page blanche et que toutes les traditions culturelles devraient disposer du même traitement dans l’espace public. Mais, nous le savons, au Québec comme ailleurs, cette entreprise de javellisation identitaire est très mal perçue et génère un malaise profond qui a souvent l’allure d’un sentiment de dépossession.
Deux fois par mois, Le Devoir propose à des professeurs de philosophie et d'histoire, mais aussi à d'autres auteurs passionnés d'idées, d'histoire des idées, de relever le défi de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un penseur marquant. Cette semaine, Mathieu Bock-Côté se penche sur la version québécoise de ce qu'on appelle aux États-Unis les «War on Christmas».

George Orwell (1903-1950) est passé à l'histoire comme un analyste particulièrement perspicace de la mentalité totalitaire. Son grand roman d'anticipation, 1984, est devenu un classique de la littérature politique. Il aura été parmi les premiers à décrypter la mécanique idéologique de la censure propre à une certaine variété de progressisme qui déréalise les sociétés en les idéologisant radicalement.

Surtout, il nous aura appris à reconnaître la corruption idéologique du langage politique lorsqu'il ne cherche plus à nommer la réalité mais à la voiler, ce qui est une constante dans l'histoire des utopies malfaisantes, qu'il s'agisse du marxisme ou du multiculturalisme qui en a hérité.

Ce n'est pas sans raison que les défenseurs de la démocratie libérale se sont tournés vers lui à partir des années 1980 lorsqu'elle fut mise en procès par l'idéologie multiculturaliste. Car, tout comme le socialisme, le multiculturalisme s'impose par une forme particulière de terreur idéologique, la rectitude politique, dont Orwell aura probablement été le premier théoricien.

Et la rectitude politique étend sans cesse son empire dans nos sociétés soumises au multiculturalisme d'État. La chose est particulièrement visible dans la controverse qui entoure désormais chaque année les fêtes de Noël. Le terme vient des États-Unis, on parle de la «War on Christmas». Tous les ans, Noël devient pour un mois le principal objet de la guerre culturelle qui divise la majorité silencieuse et l'intelligentsia multiculturaliste. Cette «guerre de Noël» qui traverse désormais toutes les sociétés occidentales s'est imposée au Québec depuis quelques années.

En décembre, la querelle s'ouvre fatalement: doit-on souhaiter «Joyeux Noël» ou «Joyeuses Fêtes»? Les personnes politiques sont prévenues et la plupart d'entre elles n'utilisent plus la première formule, apparemment discriminatoire, pour se tourner vers la seconde, plus «ouverte sur le monde». On a même appris ces derniers jours qu'une étape de plus avait été franchie dans la rectitude politique: nous en sommes rendus, sur le Plateau Mont-Royal, à se souhaiter «Joyeux décembre»!

La querelle du multiculturalisme

Il n'est pas nécessaire d'accumuler les exemples pour entrer dans le coeur de notre controverse, dont on connaît l'enjeu: c'est la querelle du multiculturalisme qui cherche à neutraliser l'héritage fondateur des sociétés occidentales et qui mène une guerre perpétuelle contre leur identité nationale. Au nom de la diversité à respecter, il faudrait vider les institutions publiques de l'expérience historique de la majorité. Le statut particulier de Noël dans le calendrier serait symptomatique d'une discrimination généralisée contre les populations immigrantes.

Et l'État québécois joue un rôle central dans cette déconstruction, comme on l'a vu cette année avec le ministère de l'Éducation, qui a fait parvenir aux écoles un nouveau «calendrier interculturel» où Noël était noyé parmi une série d'autres fêtes religieuses. D'ailleurs, dans certaines écoles, la chose est connue, il n'est plus permis de faire des chants de Noël et le sapin de Noël n'est plus qu'un sapin des Fêtes ou un arbre des festivités.

On sait maintenant que le cours Éthique et culture religieuse vise à radicaliser cette vision des choses en construisant une nouvelle société québécoise reconnaissant dans l'occultation de son héritage fondateur le signe d'un progrès dans la poursuite du pluralisme. Les entreprises ne se gênent pas non plus pour faire du zèle et on ne compte plus les confessions des scribes qui ne sont plus autorisés, dans les cartes de souhaits, à mentionner ni Noël, ni les symboles qui y étaient traditionnellement associés.

À travers la lutte contre les derniers signes du christianisme, ce qu'on conteste, c'est l'identité québécoise et son enracinement dans la civilisation occidentale. Le multiculturalisme rappelle ainsi que le Québec n'est pas une histoire mais une page blanche et que toutes les traditions culturelles devraient disposer du même traitement dans l'espace public. Mais, nous le savons, au Québec comme ailleurs, cette entreprise de javellisation identitaire est très mal perçue et génère un malaise profond qui a souvent l'allure d'un sentiment de dépossession.

Mais, justement, ce malaise, on ne peut plus le nommer, en bonne partie parce que le multiculturalisme s'accompagne de la rectitude politique. Contrairement à ce qu'on croit, le multiculturalisme va beaucoup plus loin que la langue de bois. Il s'agit plutôt du système de censure idéologique propre au multiculturalisme qui criminalise sa contestation en l'assimilant à une pathologie identitaire.

La rectitude politique est là pour rendre radicalement impensable la critique du multiculturalisme d'État. On ne parlera plus de défense de l'identité nationale mais de «dérive réactionnaire», de «crispation identitaire», de «frilosité culturelle» ou même de «xénophobie» et de «racisme».

La rectitude politique ne cherche pas à convaincre les dissidents mais à les soigner, pour les guérir de leur pathologie morale qui les empêche de contempler les splendeurs du monde nouveau. Elle cherche aussi à les diaboliser en les présentant comme des ennemis de l'émancipation humaine, dans des séances de lynchage médiatique ou académique qui reviennent en boucle et qui entretiennent le mythe d'une société se déprenant d'un passé détestable dont on devrait déconstruire tous les héritages.

L'histoire sera aussi mobilisée dans une légende noire vidée de tout caractère édifiant et reprogrammée dans une matrice victimaire visant à culpabiliser la majorité et à dissuader ceux qui souhaiteraient en ressaisir l'héritage. Orwell avait d'ailleurs reconnu, dans la transformation du dissident en ennemi public, un dispositif fondamental dans le mécanisme de la terreur idéologique.

La rectitude politique prend ainsi la forme d'une inversion du langage, qui ne doit plus nommer les choses mais les masquer ou les déformer. Orwell l'avait deviné: «La Révolution ne sera complète que le jour où le langage sera parfait.» La révolution multiculturaliste sera achevée quand il ne sera plus même possible de l'évoquer autrement qu'en adhérant à son dogme. Et il reste toujours beaucoup de chemin à faire pour s'éloigner définitivement du vieux monde. On connaît les grands slogans de Big Brother dans 1984. «La guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force.»

La rectitude politique brouille ainsi l'espace public et le multiculturalisme avance sans se nommer en se réclamant du dialogue justement pour faire taire ceux qui le contestent. Certes, l'inversion du langage politique est aujourd'hui plus subtile. Elle n'en est pas moins perverse. Ainsi, on nous dira que la «culture publique commune», c'est le multiculturalisme, et que «l'intégration des nouveaux arrivants», c'est justement de leur concéder systématiquement des accommodements.

On dira que la création d'une véritable «culture commune» ou d'un authentique «vivre-ensemble» implique non pas l'intégration des immigrants à la société d'accueil mais bien l'intégration de la majorité d'accueil à une identité forgée dans la seule matrice de la Charte des droits.

C'est un même raisonnement qu'on a constaté dans la définition de la «laïcité ouverte» qui ne consiste pas seulement à reléguer dans l'arrière-fond de l'espace public l'héritage religieux de la société d'accueil, mais bien à déconstruire cet arrière-fond. Appliquons ce raisonnement à notre problème: c'est en évacuant Noël de l'espace public qu'on pourra le mieux y intégrer les nouveaux arrivants dans la mesure où les signes religieux majoritaires ne feront plus obstacle à leur désir de participer au vivre-ensemble.

La common decency


Mais voilà, même si ce sentiment de dépossession est censuré, et même si on distille de manière technocratique un sentiment de culpabilité qui sert de dispositif inhibiteur pour contenir son expression publique, il s'enracine dans une réalité profonde qu'Orwell nommait la common decency, qui est certainement l'autre grand volet de sa pensée. Il y a dans la majorité silencieuse une résistance naturelle à l'idéologie qui s'incarne dans la défense des repères culturels et identitaires qui balisent la société. Orwell disait ainsi, en parlant des «Anglais ordinaires», que leur liberté s'incarnait dans «le pub, le match de football, le jardinet derrière la maison, le coin de la cheminée et une charmante tasse de thé».

On pourrait dire la même chose du mode de vie des Québécois et on comprend surtout que l'attachement à Noël et l'indignation que provoque la volonté de le relativiser ou de l'occulter n'a rien à voir avec une forme de discrimination religieuse, mais correspond plutôt à la défense de l'épaisseur historique de leur pays.

Les «Québécois ordinaires» défendent plus qu'une fête à laquelle ils sont habitués: ils défendent leur droit d'habiter leur pays de manière décomplexée où leur identité s'imposera naturellement, même à ceux qui ont librement décidé de bénéficier de leur hospitalité. Une hospitalité bien d'accord pour s'ouvrir à de nouveaux apports, pourvu qu'on respecte ses lois, qui sont tout autant juridiques que culturelles.

Cet attachement à un monde porteur de traditions, Orwell remarquait qu'il n'était pas souvent le fait de l'intelligentsia, dont il a proposé une psychologie très fine. On le sait, les intellectuels envisagent normalement avec un certain dégoût le fait de vivre dans un monde qu'ils n'ont pas d'abord refondé.

Orwell en rendait compte avec humour. «C'est un fait étrange mais incontestablement vrai que n'importe quel intellectuel anglais ressentirait plus de honte à écouter l'hymne national au garde-à-vous qu'à piller dans le tronc d'une église.» Il n'y a pas de sentiment plus incompréhensible pour l'intelligentsia que l'adhésion à un héritage culturel particulier, à un mode de vie et la volonté de le préserver.

D'ailleurs, ceux qui déconstruisent toutes les certitudes historiques et culturelles en conservent normalement au moins une: celle de leur propre supériorité sur le commun des mortels.

Ainsi, on peut reprendre la question d'abord posée: que dirait Orwell de l'évacuation de Noël de l'espace public? Lui qui se portait spontanément à la défense des milieux populaires rappellerait probablement que la question du multiculturalisme recoupe une nouvelle lutte des classes.

Alors que l'espace public est gardé par un parti multiculturaliste qui traduit le malaise populaire dans le langage de l'intolérance, les classes populaires cherchent de bien des manières à exprimer leur dissidence.

Mais cette opposition, comme l'a noté Jean-Claude Michéa, est souvent neutralisée par ceux qui croient possible d'exprimer leur critique à l'intérieur même du système idéologique dominant, dans une opposition feutrée et rusée, sans voir que leur dissidence est souvent instrumentalisée pour créer l'illusion d'un débat et tenir éloignés ceux qui contestent dans ses fondements même le multiculturalisme d'État.

Orwell laissait entendre que le désespoir n'était pas à l'ordre du jour pour celui qui se reposerait sur les «prolétaires», on dirait aujourd'hui sur la majorité silencieuse. Si le multiculturalisme parvient à s'imposer, ce n'est pas par ses vertus propres mais parce qu'il repose sur une forme particulière de terreur idéologique et d'intimidation médiatique.

La culture censurée

C'est cette terreur qu'il faudra braver en transgressant ses interdits et en réintroduisant dans l'espace public la culture censurée par le multiculturalisme d'État. Le langage politique devra s'irriguer d'une identité qui ne veut pas disparaître. Il y a infiniment plus de vérité dans le bon sens de la majorité silencieuse que dans les passions idéologiques de l'intelligentsia.

Ceux qui voudront parler à ces nouveaux «prolétaires» que sont les dépossédés de la parole publique devront rompre avec la rectitude politique et assumer pleinement l'expérience historique de leur société en refusant la censure qui pèse sur elle.

Ils devront nommer le pays historique qui est masqué par les utopies malfaisantes et assumer les héritages particuliers qui l'irriguent et sans lesquels le monde commun ne sera jamais plus qu'une fiction technocratique.

Et ce 25 décembre, ils pourraient commencer à souhaiter au peuple de ce pays non pas «Joyeuses Fêtes» et encore moins «Joyeux mois de décembre», mais simplement «Joyeux Noël».

******

Écrit par Mathieu Bock-Côté qui termine un doctorat en sociologie à l'Université du Québec à Montréal.

Mathieu Bock-Côté: «À travers la lutte contre les derniers signes du christianisme, ce qu’on conteste, c’est l’identité québécoise et son enracinement dans la civilisation occidentale. Le multiculturalisme rappelle ainsi que le Québec n’est pas une histoire mais une page blanche et que toutes les traditions culturelles devraient disposer du même traitement dans l’espace public. Mais, nous le savons, au Québec comme ailleurs, cette entreprise de javellisation identitaire est très mal perçue et génère un malaise profond qui a souvent l’allure d’un sentiment de dépossession. George Orwell (1903-1950) est passé à l’histoire comme un analyste particulièrement perspicace de la mentalité totalitaire.
 
 
 
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  • Décarie - Abonné
    24 décembre 2009 09 h 54
    La mouvance contre-révolutionnaire au Québec
    Bravo Mathieu Bock-Côté, Joëlle Quérin et autres citoyens CLÉs qui ont su occuper l'espace public au nom de la très grande majorité de Québécois (plus de 75 %) qui réclament le respect de la tradition occidentale civilisationnelle.

    Joyeux Noël !
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  • France Marcotte - Abonnée
    24 décembre 2009 10 h 50
    Dedans dehors
    Intéressant mais difficile de ne pas remarquer que le ton de monsieur Bock-Côté est toujours lui-même quelque peu dictatorial, ce qui contredit son message. De plus, comment peut-il connaître précisément les sentiments des "Québécois ordinaires", lui qui appartient plutôt à l'intelligentia qu'il pourfend? Ce qu'il faudrait, c'est que les gens parlent d'eux-mêmes, en leur propre nom, qu'ils occupent eux-mêmes l'espace public. Mais, difficile d'être à la fois dans et distancié du peuple dont parle monsieur l'intellectuel.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    24 décembre 2009 11 h 31
    Ne pas confondre
    Il n'y a pas que le multiculturalisme qui soit à l'œuvre, il y a aussi la laïcité des organismes de l'État (qui n'a jamais été déclarée, mais qui existe quand même un peu) et notre vieux contentieux avec l'Église catholique.
    Cependant, pour ce qui est de Noël, c'est d'autant plus amusant que plusieurs personnes affirment que le mot «Noël» voudrait en fait dire «nouveau soleil». Bonne fête du solstice quand même!
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  • Jean-Pierre Brodeur - Abonné
    24 décembre 2009 13 h 42
    Arguments ad hominem de France Marcotte
    Chère madame,
    Permettez que l'on vous rappelle que vous tirez à boulets rouges sur le messager: «le ton de monsieur Bock-Côté est toujours... quelque peu dictatorial», «comment peut-il connaître précisément les sentiments des "Québécois ordinaires", lui qui appartient plutôt à l'intelligentia...». Or, «monsieur l'intellectuel.». comme vous l'appelez, vient du peuple comme vous et moi, ne vous en déplaise.
    J'aimerais, madame, vous entendre parler de son message. Merci.
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  • France Marcotte - Abonnée
    24 décembre 2009 14 h 54
    Cher monsieur Brodeur
    Un commentaire n'est pas une analyse et il peut bien prendre la forme que l'on veut, comme le vôtre monsieur où vous choisissez de parler de moi plutôt que de la pensée de monsieur Côté. Moi j'ai préféré parler du ton de son texte parce c'est souvent négligé et que c'est pourtant une part importante du message. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, je suis aussi parvenue à en assimiler le contenu; faudra me croire sur parole car je suis polie et m'en tiens à être brève pour ne pas accaparer démesurément l'espace de ce journal.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    24 décembre 2009 15 h 41
    Joyeux Noël
    Le quotient intellectuel du commun mortel n'est peut-être pas aussi élevé que celui des intellectuels et pseudo-intellectuels, mais il ne peut plus être berné aussi facilement qu'au Moyen-Âge. Pourquoi essayer de faire croire aux personnes qui veulent protéger leur espace vital ainsi que leur identité pour la remplacer par une société multiculturelle que c'est pour leur bien? . J'espère que tous les peuples menacés, particulièrement la plupart des pays européens, le Canada et particulièrement le Québec, refuseront cette approche intellectuelle qui ne correspond pas du tout à ses valeurs. Ce qui fait le charme d'une société, c'est sa différence.Quand le monde sera multi-culturel, il perdra sa personnalité. D'ailleurs, on constate aux USA avec son approche "melting pot" que les Américains se cherchent une personnalité, qui se limite à "l'american way of life"., même s'l n'y a qu'une seule langue officielle. L'Angleterre, qui a été tour à tour envahie par des Romains,des Saxes, des Danois, des Bretons, des Celtes, a mis plus de mille ans à se forger une personnalité. Il en fut de même pour la France. Au Québec, nous avons eu la chance d'avoir peuplé un territoire à peu près vierge et d'y transporter notre patrimoine culturel. Nous l'entretenons depuis quatre siècles et sommes en train de le modifier non sans heurts, en raison de notre défection quand à la religion et n'avons pas l'intention de le faire modifier par des gens qui n'y portent aucun respect., qu'ils soient parmi les nôtres ou de l'extérieur..
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  • Jeanne du Lys - Inscrite
    24 décembre 2009 15 h 59
    Être ou ne pas Être, là est la question ???
    Excellente analyse monsieur Bock-Côté, vous avez réussi à exprimer ce que je ressens et encore mieux que je n'aurais pu le faire.

    Je suis heureuse de constater que parmis les sophismes de notre intelligientsia québécoise, il y a encore quelques François...

    J'ai une grande admiration pour vous. Vous feriez un excellent ministre de l'éducation.

    Un très beau Noel à tous !

    http://www.youtube.com/watch?v=L6BZFz4wh5g
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  • Mireille C. - Inscrit
    24 décembre 2009 16 h 49
    Joyeux Noël Monsieur Côté
    Que pense le peuple? Je suis le peuple. L'arrière grand-père à 14 enfants et le grand-père à 11, c'est suffisant. Et mon père qui en eu 7?
    J'aime beaucoup le ton de votre article. Depuis quelques jours, je souhaite Joyeux Noël aux gens que je croise. Dans ma jeunesse, quand je disais Joyeuses Fêtes, j'englobais la bonne année. Ça n'avait rien de multiculturel.
    Ce soir, je vais passer ma soirée avec ma famille à nous concocter une soirée de Noël avec repas festif, arbre de Noël, cadeaux de Noël. Comme mes jumeaux vont arriver bientôt, je vous laisse. Faut que je téléphone au père Noël !
    J'oubliais. Je confesse sans honte avoir plusieurs fois célébré Noël avec tous mes élèves. Et eux, partageaient avec la classe, à un autre moment, les gâteries du Ramadan.

    Mireille C.
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  • Mathieu Gauthier - Inscrit
    25 décembre 2009 11 h 04
    l'intérêt de classe
    Vos oppositions simplistes disqualifient le propos général. Bock-Côté, comment pouvez-vous soutenir l'idée d'une lutte des classes entre une "majorité silencieuse" et une obscure d'intelligentsia multiculturaliste...haha c'est n'importe quoi...vous manquez de nuance, votre argument passe sous silence une tonne de débat sur l'emploi des termes comme "pluralisme", "pluralisme moral", "multiculturalisme éthique", "multiculturalisme politique", etc. La réduction d'un terme à l'autre, et les erreurs fondamentales qu'elle colporte, vous permet d'argumenter mais c'est tellement grossier que vous vous disqualifiez vous-même.

    allez coquin, va faire tes devoirs de philo...
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  • Mozart - Abonné
    25 décembre 2009 17 h 51
    Je me Souviens
    Monsieur Côté,

    Bravo pour votre texte.

    Vous nous rappeler je crois de nous souvenir de qui nous sommes.De ne pas avoir honte de notre héritage,de nos traditions religieuses et de notre histoire ,celle d'un peuple francais en terre d'amérique qui a réussi à survivre pendant plus de 400 ans et qui devrait se lever debout pour choisir par lui-même ce en quoi il croit véritablement.C'est en partie grâce à des gens comme vous et comme les militants de la CLÉ et M.Richard Décarie qu'on peut encore espérer que les citoyens du Québec oseront se prendre en mains en se responsabilisant pour défendre leurs libertés fondamentales de choisir ce qui est le mieux pour eux et leurs enfants et non pas de se faire imposer la nouvelle religion d'Etat du multiculturalisme inodore,désincarnée et déracinée de notre histoire et de nos traditions.Au moins,qu'on respecte le libre choix des québécois.

    Souhaitons qu'en 2010 la devise du Québec rapppelera aux citoyens du Québec d'avoir confiance en eux et de se reprendre en mains pour qu'on puisse encore se dire dans quelques Noels d'ici non seulement Joyeux Noel,mais également: Je me souviens de qui je suis et de qui nous sommes comme peuple québécois.
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    26 décembre 2009 11 h 29
    Joyeuses Fêtes !
    Comme le dit une commentatrice, «Dans ma jeunesse, quand je disais Joyeuses Fêtes, j'englobais la bonne année. Ça n'avait rien de multiculturel. » Il en est de même dans mon cas.

    Et M. Bock-Côté tente de nous convaincre que cette expression nous a été imposée de force par des intellectuels inféodés au multiculturalisme et à la rectitude politique... N'importe quoi...
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  • Jean de Cuir - Abonné
    26 décembre 2009 15 h 06
    Culture?

    Une note-commentaire.
    Il est de fait curieux ce terme “multi-culturel” quand on l’ applique à une société qui est censé avoir une culture propre. Dire la culture québécoise est multiculturelle : soit que le sens du terme culture change et alors pourquoi employer multiculturel; soit que la signification est la même. Il y a alors contradiction, car on établit que la norme du sens de culture c’ est d’ être multiculture; donc toute culture est multiculture, ad infinitum. C’ est du joli comme absurdité. Le monde est multiculturel; le Québec est une de ces cultures; et le Canada, lui? Est-ce qu’ il y a une culture canadienne? Maintenant, on peut aussi se demander si un État indépendant recèle une culture? Ma réponse repose sur la conception que je me fais de l’État. C’est essentiellement une création par un ensemble de personnes qui ont décidé de forger un destin dans un territoire donné; donc ce destin est négocié, et le pouvoir premier de négociation appartient aux personnes. Ce sont elles qui sont le fondement de l’État -- je ne pense pas qu’ un État, quoiqu’on en dise, est créé par la violence.
    Or, forger un destin, c’ est forger une culture, car c’ est se doter d’ une identité qui se traduit au concret dans toutes les sphères de la vie, et la plupart du temps-- pour ne pas dire toujours, se réalise pendant des générations. De fait, une culture c’ est vivant, au sens où les personnes l’inventent sans cesse. D’où l’ intégration des éléments de l’histoire -- que les personnes du présent choississent d’ ailleurs. D’où l’intégration --choisie -- des apports d’éléments de culture de ceux et celles qui viennent se joindre à la culture qui se construit. Rien ici de multiculturalisme, à moins de signifier gauchement par ce terme, l’ introduction de nouveaux éléments de culture. Il y a d’ ailleurs une migration globale d’ éléments de diverses cultures au-delà des migrations des personnes : les voyages le favorisent. Mais on devine que assimiler des éléments de cultures autres, c’est l’ oeuvre d’ une culture en marche et forte. Ici, non plus on ne parlerait pas de multiculturalisme.
    Ah! M. Boch-Côté, vous avez votre style, votre ton et votre argumentation, de la rhétorique quoi! Les modes de persuasion sont multiples. Il suffit de les raffiner sans cesse. Tiens, je me demande si quand on parle de culture, on n’ évoque pas un certain style, de manières de penser, de créer, de faire et de vivre. On peut alors dire, le québécois et la québécoise ont tout un style! Aurait-on l’ idée de dire le style du multistyle? !!!
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  • julie.nicolas2@gmail.com - Abonné
    27 décembre 2009 09 h 26
    Nausée de Noël
    Je ne devrais sûrement pas écrire sur le coup de la colère, mais ce texte m'a vraiment levé le cœur au milieu du temps des fêtes de fin d'année (Noël et Jour de l'An) qui culturellement devrait être consacré à la tolérance et à l'ouverture aux autres. Comment être aussi acerbe et manipulateur en se servant de Noël ?
    Encore une théorie du complot des méchants socialistes. J'ai bien peur que l'auteur accuse bientôt les féministes de lutter également dans l'ombre contre Noël. Pourquoi les personnes qui forment la majorité au pouvoir (homme, blanc, libéral, capitaliste) utilisent le dénigrement et la peur pour mettre en cause les minorités dissidentes qui justement cherchent à s'exprimer en faveur des plus faibles. Car ne vous faites pas berner par les grands mots de ce futur "docteur", les socialistes et les féministes sont minoritaires au Québec et ils sont très loin des sphères de pouvoir.
    Je ne parle même pas des nouveaux arrivants, les fameux "immigrants qui veulent intégrer la majorité d'accueil", alors qu’ils sont sur le mode de la survie à lutter avant toute chose pour une intégration professionnelle et économique afin d’offrir une vie meilleure à leur famille. Ils sont loin, très loin, d'une société secrète qui cherche à nuire aux "Québécois ordinaires" dont Monsieur Bock-Côté semble s'être nommé lui-même le porte-parole.
    Bref, je vais maintenant tenter de retrouver l'esprit des fêtes si malmené par la haine et la peur de l'autre, et essayer de pardonner au Devoir de m'avoir fait vivre ces émotions négatives un 27 décembre. Joyeux temps des fêtes quand même.
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  • Manon Gingras - Abonnée
    27 décembre 2009 10 h 48
    Merci!
    Cette analyse est très intéressante. Un élément de réflexion supplémentaire intelligent qui n'est certainement pas de trop dans le cafouillis identitaire et culturel actuel.
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  • Martin Venne - Inscrit
    27 décembre 2009 17 h 32
    France Marcotte = adepte de l'immigrationisme (sic) multiculturalisme
    Oui, Mme Marcotte est une immigrationiste adepte du multiculturalisme. Il ne s'agissait que de lire la première phrase de son commentaire pour s'en apercevoir...

    Nous l'avons tous remarqué dans son commentaire remplie de ressentiement et de frustration à l'égard de monsieur Bock-Côté. La question principale à se poser est : POURQUOI ?!

    Difficile de répondre sans avoir fait une analyse psychologique de l'individuE concernéE. Mais on ne peut que constater que ce sont les opinions de monsieur qui l'ont fait sursauter. On est même en droit de se demander si elle se serait sentie PERSONNELLEMENT attaquée dans l'article en question. A moins que ce soit ses IDÉAUX qui furent attaqués?! Au point de refûter totalement les arguments bien construits de monsieur Bock-Côté? Il semble qu'il ait osé l'irréparable en dénoncant haut et fort les méthodes peu scrupuleuses employées par des fous-furieux (ici ça inclus aussi le genre féminin pluriel) pour réduire à néant l'identité de la majorité québécoise.

    Je ne serai conseillé quelconque traitement de cette dame, sinon d'ouvrir ses yeux et ses oreilles et de lui rappeller que la belle époque des années 60, en robe fleurie et les communes, est révolue et que la jeunesse d'aujourd'hui en a que faire des belles théocraties soixante-huitardes!!!

    Cordialement,
    Martin Venne
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  • Jos.Guy - Inscrit
    28 décembre 2009 16 h 49
    Tout l'monde balance et pis tout l'monde dance!
    Merci M. Côté votre texte fait bondir les cavalières de la rectitude politique.

    Joyeux Noël et Bonne Année madame Julie Nicolas!
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  • Michel Chayer - Inscrit
    30 décembre 2009 12 h 03
    Démagogie et terreur socialiste...
    << (…) Comme le socialisme, le multiculturalisme s'impose par une forme particulière de terreur idéologique…>> - Mathieu Bock-Côté

    Va pour la rectitude que porte le multiculturalisme, mais pour le reste la démagogie que recèle ce passage (voir supra) préfigure celle qui ne manquera pas d’émailler la prose de monsieur Mathieu Bock-Côté : j’ai donc arrêté de m’intéresser à ce texte dès après avoir lu ces lignes à la fin du quatrième paragraphe…
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  • Michel Chayer - Inscrit
    30 décembre 2009 12 h 12
    Dance music @ Jos. Guy
    Let’s swing la bacaisse dans la box of bois ?
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  • cardinal - Inscrit
    31 décembre 2009 10 h 49
    Autrement dit, mon imaginaire est meilleur que le tien....
    Et pour te le prouver, après t'avoir copieusement insulté, je vais te casser la gueule...
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    31 décembre 2009 11 h 54
    Dissidences

    Je constate que l'argumentation de M. Côté ne fait pas l'unanimité. Il est vrai que le ton est plutôt engagé, plus philosophique en fait que sociologique pour un doctorant en sociologie. Mais sur le fond, l'auteur nous rappelle qu'un immense danger nous guette au Québec. C'est celui d'une tolérance à outrance. Déjà menacée par la Cour suprême du Canada, notre culture (car c'est elle dans son entièreté que défend si difficilement notre langue héritée de France) est maintenant fragilisée dans son fond historiquement chrétien.

    J'aimerais remettre à l'honneur une distinction majeure qu'avait avancée Julien Harvey dans les années soixante-dix : interculturalisme au Québec plutôt que multiculturalisme comme dans le ROC. Trudeau a joué son va tout sur le concept de multiculturalisme... et c'est contre la culture québécoise qu'il l'a joué. Le voilà post mortem en train de gagner son pari.

    Je suis attentivement ce dossier depuis quelques décennies. Mais c'est récemment que m'est apparu le danger extrême dans lequel nous place notre trop grande ouverture à la différence. S'aimer d'abord soi-même pour pouvoir ensuite aimer l'autre comme soi-même, répète-t-on en psychologie. J'avais appris enfant à aimer spontanément la différence, puisque notre voisin était le seul protestant de notre patelin gaspésien et les Micmacs étaient accueillis sur nos terres où ils cueillaient les foins d'odeur dont ils confectionnaient les paniers vendus aux touristes.

    J'étais donc porté spontanément aux accomodements, parfois même déraisonnables. J'avais fait le chemin psychologique vers mon droit de m'affirmer individuellement tel que je suis. J'étais, jusque tout récemment, encore réticent à faire la même démarche au plan culturel. Je me réjouissais de notre ouverture à l'autre, plus grande que partout au monde. Je nous voyais comme un exemple pour les siècles à venir. Mais voilà que, depuis quelques années, je reçois par courriel une multitude d'exemples de l'entreprise de déculturation massive de notre peuple au profit d'un Melting Pot pire que l'américain. Nos élites sont fort probablement bien intentionnées. Mais elles semblent se boucher les yeux et les oreilles sur l'envahissement culturel étranger et religieusement violent. L'Europe se réveille un peu tard au danger. Ici la mode est au sommeil paisible en plein début d'un chaos médiatique multiculturel. Le premier objectif de cette entreprise est déjà atteint : nous donner mauvaise conscience d'avoir su sauvegarder, contre vents et marées, une culture propre à notre petit peuple dont la barque est secouée de tous côtés.

    Qu'on ne se méprenne pas sur mes positions politiques : je ne suis plus souverainiste. Mais je vois clair. Si la tendance se maintient (!), à la question de notre culture, nous baisserons bientôt la tête en marmonnant : mondiale !

    Jean-Pierre Audet
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  • Marc-Aurèle Lachance - Inscrit
    31 décembre 2009 14 h 05
    Joyeux solstice M.Bock-Côté!
    Oui, joyeux solstice M.Bock-Côté!

    Est-ce une fête? À ceux qui le veulent certes, mais c'est sans obligation. Chose certaine, c'est une certitude historique qui se vit au présent aux alentours du 21 ou 22 décembre de chaque année... Et qui a l'avantage d'être universelle, c'est-à-dire d'être valide pour tous les habitants de la Terre! Et par conséquent pour tous les Québécois dont je fais très fièrement parti!

    Le solstice d'hiver correspond à un fait observable dans l'Histoire naturelle: dans l'hémisphère Nord, les jours allongent pour tous. Et ce retour à la lumière peut être, pour plusieurs, un fait joyeux en tant que tel, puisque c'est sortir de la grande noirceur automnale! En ce sens, se souhaiter « Joyeux solstice » en cette période de l'année est vraiment s'approcher de l'Histoire non pas seulement fixée au passé, mais aussi de celle en train de se faire et à laquelle nous pouvons participer...

    Mais si l'on s'en fait bien librement une fête, celle-ci oblige-t-elle la surconsommation minant la santé planétaire, au présent et au futur? Sa pratique est ouverte et est par là tout à fait solidaire du respect de la liberté populaire, ce qui ne devrait déplaire à ceux qui se soucient des «humains ordinaires» et qui se refusent sincèrement d'être totalitaires...

    Bien sûr certains restant attachés, ou ayant été maintenus depuis la tendre enfance, au stade théologique sans parvenir à l'esprit positif, selon la loi des trois états* d'Auguste Comte, fondateur de la sociologie (comme vous devez le savoir M.Bock-Côté), peuvent s'offusquer qu'on leur souhaite « Joyeux solstice! »... Mais qui ne voit la frilosité de celui qui se vexe contre celui-là lui souhaitant simplement, par un souffle d'altruisme, d'être joyeux! Entre les deux, qui donc est le plus totalitaire?

    Joyeux solstice d'hiver, M. Bock-Côté!

    Face au conservatisme états-unien et canadien,
    Vivement l'avènement d'un autre siècle de Lumières!
    Et la souveraineté en progrès de notre nation québécoise!

    Marc-Aurèle Lachance

    *COMTE, Auguste, Discours sur l'esprit positif, Vrin 2003, pp. 41-42
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  • Minona Minona - Inscrite
    31 décembre 2009 14 h 27
    Ne nous excluons pas de la notion de respect
    Je ne pratique aucune religion et je n'aime pas vraiment Noël. Pourtant, je souhaite "Joyeux Noël" aux gens ou, si je souhaite "Joyeuses fêtes", c'est pour inclure le nouvel an et non par crainte d'indisposer les adeptes d'autres religions, d'autant plus que la plupart ne s'en formalisent pas le moins du monde. "Joyeux décembre", c'est tout simplement ridicule!

    Quelle que soit la signification que l'on désire donner à Noël, fête chrétienne, de l'amour, du solstice ou du magasinage, pourquoi devrions-nous effacer nos propres repères historiques et culturels au nom de la tolérance envers les autres cultures? Pourquoi une chose, bonne du moment qu'elle concerne la religion et la culture des autres, devient subitement suspecte dès lors qu'elle concerne notre propre culture? De grâce, si nous tenons à respecter tout le monde, ne nous excluons pas aussi stupidement de la liste! Personne ne nous respectera spontanément si nous considérons que nous ne méritons pas ce respect.

    Même dans la tolérance, il y a beaucoup de discrimination. Je ne crois pas que l'acceptation aveugle de la part des tenants du "multiculturalisme extrème" de tout ce qui concerne les autres religions se manifeste avec la même force avec les immigrants chrétiens! Je ne crois pas qu'ils accepteraient par exemple que des immigrants chrétiens critiques les homosexuels, le droit à l'avortement ou exigent d'avoir des écoles confessionnelles.

    Nous avons le droit d'avoir une identité, une histoire, des coutumes et même une religion si nous y tenons! Les immigrants ne pourront s'intégrer harmonieusement à notre société que si nous trouvons une façon de partager des repères communs et nous avons le droit de vouloir puiser ceux-ci à différentes sources et pas seulement à l'intérieur d'une politique qui veux inclure tout le monde mais qui semble vouloir exclure la majorité.

    Joyeux Noël an retard et Bonne Année 2010!
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  • Hélène Morin - Abonnée
    2 janvier 2010 10 h 33
    V'là l'bon vent !
    Les propos de Minona expriment plutôt bien ma pensée. Ça n'a pas besoin d'attaquer pour s'imposer. C'est clair et pas compliqué.
    Bravo Minona et faites-nous le plaisir d'écrire plus souvent.

    Heureuse année 2010 à toutes et tous !.
    D'ici demain, permettez-vous donc une bonne tourtière (trois viandes ou pas) au son d'un rigodon et swingez votre compagnie !
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  • Robert Labonte - Inscrit
    2 janvier 2010 22 h 32
    Merci Julie Nicolas
    Je ressens les mêmes sentiments que vous en lisant bock-côté. Je ne l'aime pas du tout, mais alors pas du tout, et je suis toujours étonné de constater qu'on le publie dans ce journal. Qu'il exploite un thème comme celui de Noël pour cracher sa haine n'est pas surprenant. Mais ne perdez pas espoir, Mme Nicolas, de plus en plus de gens élèvent leurs voix pour dénoncer ce type d'individus malfaisants et manipulateurs de l'opinion publique.

    Bonne année 2010 à tous et à toutes!
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  • Jean-Luc Ratel - Abonné
    4 janvier 2010 23 h 54
    Quand la « majorité silencieuse » a le dos large
    À mon humble avis, la meilleure façon de représenter la « majorité silencieuse », c'est encore de se taire. Tenter de justifier ses propres opinions au nom de cette fameuse « majorité » reste d'abord et avant tout un excellent subterfuge pour éviter l'argumentation intelligente et raisonnée. Pour ajouter au Devoir de philo, je dirais même qu'il s'agit d'un sophisme d'appel au troupeau et même de troupeau imaginaire.

    Cela dit, je serais bien curieux de savoir en quoi le fameux Noël traditionnel des Québécois serait menacé par la diversité religieuse et culturelle? Quel sens Noël revêt-il dans la plupart des familles si ce n'est essentiellement un temps consacré aux réjouissances, aux retrouvailles et, bien évidemment, à l'indispensable magasinage qui les précède?

    Encore un bel exemple de récupération partisane de Noël par un intellectuel conservateur. On notera d'ailleurs que seuls les intellectuels conservateurs peuvent revendiquer le droit de représenter la « majorité silencieuse » (ou autre subterfuge idéologique du même acabit) tandis que tous les autres intellectuels font partie du complot multiculturaliste... Comme le disait George W. Bush: si vous n'êtes pas avec moi, vous êtes contre moi!
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    5 janvier 2010 07 h 11
    Le sens du multi-culturalisme
    Il est ironique que M. Bock-Côté associe le multi-culturalisme à un système totalitaire, parce que les bases idéologiques du multi-culturalisme sont issues du rêve d'individualité à l'encontre de la recherche du bien commun. Comme la culture est un code de communication, le multi-culturalisme incite à la construction d'une tour de Babel. Pour les politiciens, c'est le rêve de diviser pour régner.
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  • Pierre Marinet - Inscrit
    5 janvier 2010 07 h 55
    Intéressant.
    Pour la justice sociale et le socialisme; contre les conditions d'existence des classes pauvres et immigrantes en France et en Grande-Bretagne; sa participation à la guerre d'Espagne a démontré son désaccord avec les nationalismes de tous bords notamment le nationalisme-socialisme nazi. Sa participation avec les Brigades Internationales montre aussi que le multiculturalisme qu’il connût en Inde où il naquit le rendait sensible aux causes des déshérités de ce monde. Il était habitué au multiculturalisme donc. Il est évident que le parcours de ce grand écrivain n’est pas très en harmonie avec la « pensée » de Rock-Côté. Le récupérer serait considéré par Orwell comme une autre forme de novlangue.
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  • Francine Girard-Ducasse - Abonné
    5 janvier 2010 11 h 46
    à monsieur Jean-Paul Audet (Votre commentaire du 31 décembre0
    Vous faites le constat suivant :
    «...depuis quelques années, je reçois par courriel une multitude d'exemples de l'entreprise de déculturation massive de notre peuple au profit d'un Melting Pot pire que l'américain.»
    Et vous affirmez :
    «»Nos élites sont fort probablement bien intentionnées. Mais elles semblent se boucher les yeux et les oreilles sur l'envahissement culturel étranger et religieusement violent. »... «Qu'on ne se méprenne pas sur mes positions politiques : je ne suis plus souverainiste. Mais je vois clair.»

    Comment pouvez-vous attribuer aux attitudes de nos élites la responsabilité de notre impuissance à gérer rationnellement les accommodements raisonnables.
    Tant que le Québec sera une province canadienne, la Charte canadienne des droits priviligira toujours la liberté religieuse et le multiculturalisme. Les nombreux jujements de la Cour supérieure sur le sujet nous l'ont parfaitement montré.
    Vous vous défendendez d'être souverainiste et pourtant vous voyez très bien «l'entreprise de déculturation massive de notre peuple ». Il me semble que c'est en sortant de ce Canada multiculturel qu'on pourrait se réclamer d'une charte québécoise où l'on reconnaîtrait les droits collectifs de la majorité francophone.
    En toute empathie avec ce que vous déplorez,
    Gaston Ducasse
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    5 janvier 2010 12 h 25
    Québec multiculturel?
    Le moyen le plus sûr pour les Québécois de perdre la bataille incessante de la primauté de la langue française est le multiculturalisme. Il nous faut accepter de bonne grâce que des personnes d'autres cultures s'établissent au Québec, mais ce n'est pas une raison pour que nous modifions nos lois, nos règlements, et que nous renoncions à nos coutumes et à notre façon de vivre. Tous les arrangements qui nous sont imposés sont autant d'atteintes à notre culture et des percées dans le multiculturalisme. Le multiculturalisme a du bon dans un environnement où la personnalité d'un peuple n'est pas en danger. Ce n'est certainement pas le cas au Québec dont la personnalité en est encore à se forger.
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  • M. Lapointe - Inscrit
    5 janvier 2010 17 h 12
    Beaucoup aiment fêter Noël
    Ceux qui comme moi vivent dans Côte-des-Neiges s'apercevront sans peine que les immigrants aiment fêter Noël. Nombres d'entre eux n'ont en effet rien de plus pressé que de s'associer par les gestes à ce symbole important de l'Amérique du Nord, en décorant leur appartement et leur balcon, de même qu'en procédant au traditionnel échange de cadeaux (et en se souhaitant Joyeux Noël). Les élus qui en doutent sont cordialement invités à nous rendre visite Noël prochain.
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  • Polka - Inscrit
    4 février 2010 15 h 14
    Barbant
    Je crois que l'ensemble des commentaires sont, en bout de ligne, beaucoup plus pertinents que le texte de M. Bock-Côté. Je n'ai rien contre l'individu, ni contre la qualité de sa plume d'ailleurs, sauf quand il l'emploie d'une façon non pas à débattre d'un sujet mais à en faire un usage purement rhétorique en choisissant au hasard un sujet qui pourrait lui donner du crédit. Bravo pour l'exercice, mais à se gargariser comme vous le faites on finit par s'étouffer avec ses propres sécrétions.
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