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Le Devoir de philo - La Bourse ou la vie

Pour le philosophe allemand Georg Simmel, la spéculation financière représente le paroxysme du cynisme

Patrick Ducharme   22 novembre 2008  Le Devoir de philo
Les leaders politiques présents au Sommet du G20 à Washington, la semaine dernière.
Photo : Agence Reuters
Les leaders politiques présents au Sommet du G20 à Washington, la semaine dernière.
Toutes les deux semaines, Le Devoir propose à des professeurs de philosophie mais aussi à des auteurs passionnés d'idées, d'histoire des idées, de relever le défi de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un penseur. Cette semaine, un regard sur le monde de l'argent.
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  • François Perrier
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 07h05
    De Bourse ou de vie - je suis à moitié déçu de la conclusion que tire M. Ducharme
    Si je suis impressionné par la portée et la profondeur du texte de Patrick Ducharme - la conclusion qu'il tire démontre que Ducharme est toujour sous l'emprise de la pathologie qu'il dénonce - à savoir, l'avidité cupide dans la vénalité.

    En effet, si c'est juste d'affirmer que l'argent et la spéculation avilissent l'homme au point de lui faire perdre toute dignité humaine, il est FAUX d'affirmer qu'il y a eu ERREUR de la part des spéculateurs ! Ces spéculateurs savaient pertinemment qu'en en appelant à leurs propres plus bas instincts et à ceux de leur co-religionnaires du gain effréné, ils allaient causer d'énormes détresses humaines chez des miliers de petits cons aveuglés par ce qui semblait un gain facile -- MAIS CES SPECULATEURS aguérris S'EN FOUTAIENT !

    Je suis surpris que parmi les "valeurs anciennes", outre l'honneur et le talent, M. Ducharme insère "la BEAUTÉ" !? Sûrement il se référait à la BONTÉ. Si Larousse identifie comme valeurs le VRAI le BIEN et le BEAU - il s'agira de la BONTÉ de l'esprit humain - non pas la beauté humaine ...

    Merci à M. Ducharme d'avoir cristallisé dans ma petite tête ce qu'est la TAXE sur le CARBONE-à-DION = le DROIT abject de politiciens cum industriels de continuer à POLLUER l'atmosphère impunément. BRAVO.

    Le Devoir-de-tous-les-combats et le journaliste Antoine Robitaille font un travail admirable de débroussaillage des idées avec ces devoirs de philo. Nous en sortons tous un peu plus instruits.

  • Patrick Ducharme
    Abonné
    lundi 24 novembre 2008 17h33
    Précision suite au commentaire de M. Perrier.
    D'abord, monsieur Perrier, merci pour vos commentaires. J'en prend bonne note.

    D'abord, le mot « beauté » vous a fait sursauter, mais je dois préciser que ces valeurs que j'ai énumérées sont tirées de la « Philosophie de l'argent » de Simmel; je ne les ai pas choisies moi-même. J'admet que ce n'était peut-être pas très clair. Il faut savoir que l'intérêt de Simmel pour l'art notamment, l'a amené à apprécier le « beau » dans les oeuvres (et c'est justement quelque chose que l'argent peut occulter, par exemple).

    Ensuite, oui, les spéculateurs à l'origine de la crise n'avaient aucun scrupule concernant les conséquences de leur spéculation; « ls s'en foutent » comme vous dites, et c'est ce qui fait qu'ils sont cyniques. Je le démontre largement. Mais disons seulement, pour en rajouter, qu'ils ont néanmoins commis quelques erreurs techniques stupides, même pour des « professionnels » de leur espèce. Disons qu'il s'agît alors d'une grave erreur non seulement technique, mais ontologique.

    Merci d'avoir écrit ce commentaire, ça aide à la réflexion.

    Patrick Ducharme,
    doctorant, UQAM

  • Denis Brault
    Abonné
    vendredi 28 novembre 2008 18h04
    Belle lucidité!
    J'ai trouvé très rafraîchissant de lire ce texte qui élève la réflexion au-dessus de l'économique pour la placer au niveau de l'humain, au niveau d'une vision humaniste. Merci!

    Denis Brault

    bradenis@videotron.qc.ca

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