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Le Devoir de Philo - Pascal chez les cigales

Patricia Nourry   13 septembre 2008  Le Devoir de philo
Toutes les deux semaines depuis février 2006, Le Devoir demande à un professeur de philosophie, mais aussi à d'autres auteurs passionnés d'idées et d'histoire des idées, de relever le défi de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un penseur. Nous reprenons notre série bimensuelle aujourd'hui, dans laquelle — nouveauté! — s'inséreront quelques «Devoirs d'histoire».
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  • Bernard Charier
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 11h52
    La fuite en avant
    Je suis comblé par ce sujet qui rejoint certaines de mes préoccupations dans un texte clair qui montre que la philo peut s'exprimer sans recourir à un dialecte spécialisé.
    Bernard Charier

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 13 septembre 2008 11h54
    Le divertissement, entre autres, occasion de rencontre fortuite et de détente parfois bien méritée.
    Texte intéressant! Tout peut dépendre au fond de ce que chacun cherche dans le divertissement. Aussi, c'est moins le divertissement que la façon pour chacun de le choisir et de le vivre qui peut rendre celui-ci intéressant ou abêtissant et inutile.

    JM

  • Pierre Faubert
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 15h22
    Y a-t-il un au-delà du plaisir?
    Très intéressant texte de Patricia Nourry qui, implicitement, semble se référer à des textes fondateurs comme l'allégorie de la caverne de Platon, la critique de la raison pure de Kant et, pourquoi pas, des textes sur la réification de St Thomas d'Aquin.

    Ne sommes-nous pas toujours à la merci de nos perceptions subjectives qui se prétendent parfois "objectives"? Ne se trouve t-il pas là le clivage entre l'illusion et le réel: c'est-à-dire entre le subjectif et l'objectif?

    Les divers festivals que mentionne Mme Nourry, ne sont pas un mal en soi. Les ayant fréquenté souvent depuis plusieurs années, je remarque que chacun vit SON festival dans sa bulle: seul, en couple et parfois en petit groupe, mais pas dans une communion collective.

    Le festival n'est pas un rassemblement au nom d'une offrande commune qui y puiserait une force transcendante quelconque. Chacun consomme SON festival dans une ambiance qui donne l'illusion d'une « fête » collective. Nous y sommes tous des anonymes et une fois que les lumières s'éteignent, la foule se disperse ou part, comme un troupeau, à la recherche d'un autre rassemblement procurant son « buz » personnel.

    Ça fait penser aux petits enfants de 3 à 5 ans qui jouent côte à côte. À les observer, on voit bien qu'ils ne jouent pas ensemble, mais en parallèle sans être vraiment conscients de l'autre à côté. Les échanges interpersonnels sont inexistants.

    Jusqu'à un certain point, nous sommes, comme des enfants, accrochés aux mamelles de nos divas divines. Pensons à Volupté, la fille née de l'amour de la déesse Psyché et du dieu Éros et surtout à Artémis d'Éphèse avec ses nombreux seins prêts à nourrir le monde entier de son lait du plaisir confondu au bonheur si profondément désiré et qu'aucune chose matérielle ne peut combler.

    Notre désir du plaisir à tout prix s'inscrit dans notre inconscient collectif et devient un droit qui s'impose à nos jugements et à nos décisions éthiques qui ont des conséquences personnelles et collectives graves.

    Notre responsabilité, personnelle et collective, se limite-t-elle à cette dictature vorace et insatiable de l'assouvissement immédiat du désir du plaisir?

    Y a-il un au-delà du plaisir?

    Y aurait-il des lueurs de réponses dans le silence?

    Pierre E. Faubert, psychologue

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 13 septembre 2008 19h56
    Le chant des syrènes
    Le chant des syrènes nous vient de l'antiquité.

    "Qui s'y laisse prendre périt", nous dit Homère.

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    dimanche 14 septembre 2008 10h05
    Un pari pascalien
    Pascal, en bon chrétien, approuverait le Quartier des spectacles pour célébrer la grand messe de la consommation. Qui sait, peut-être que Ceuline nous attendra tous au paradis; autant être en bon terme avec le bouncer, surtout si c'est René...

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