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Le Devoir de philo - Enseigner Machiavel, cet être immoral ? Oui !

À l'heure où domine la morale hyperdémocratique, le philosophe florentin qui justifie la violence, la ruse et le mensonge corrompt-il la jeunesse ?

Si pour Socrate nul n’est méchant volontairement, Machiavel constate que la plupart des humains qui font de la politique sont assoiffés de pouvoir et de gloire, que certains peuvent être cruels comme des lions ou rusés comme des renards, que d’au
Si pour Socrate nul n’est méchant volontairement, Machiavel constate que la plupart des humains qui font de la politique sont assoiffés de pouvoir et de gloire, que certains peuvent être cruels comme des lions ou rusés comme des renards, que d’au
Toutes les deux semaines, Le Devoir offre à un professeur de philosophie, mais aussi à d'autres auteurs passionnés d'idées et d'histoire des idées, de relever le défi de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un penseur.
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  • Mathilde François - Inscrite
    14 juin 2008 05 h 20
    Professeur(e) ou Enseignant(e) ?
    Plutôt estudiantin (cégépien), comme texte. Désolée.

    Et puis enfin, il faudrait peut-être en arriver ici, au Québec, comme on le fait dans tous les pays du monde, en France et en Allemagne notamment, à distinguer le « professeur » de l'« enseignant » (voire de l'instituteur).

    Ce n'est pas une question d'élitisme. Chacun sa fonction et ses titres, en regard à sa formation, à ses compétences et à ses réalisations. Voilà tout.

    Après tout, qui songerait à confondre un architecte avec un ébéniste...? Même si ce dernier, dans son créneau propre, réussira à l'occasion de véritables oeuvres d'art dont le premier serait bien incapable.

    Or au Québec, il suffit d'être sur la tribune de n'importe quelle salle de cours pour se présenter comme un « Herr Professor ».

    Or entre un intellectuel de haut niveau qui 'professe' (et qui a huit livres et quarante articles - de qualité - derrière lui) et un bachelier qui 'enseigne' à des jeunes gens qui ont une formation et une culture à peine plus "légères" que la sienne, il y a tout un monde.

    Cela dit, on rétorquera qu'il y a des « enseignants » de grande qualité, et des « professeurs » qui sont profondément incompétents. C'est tout à fait exact ! Il y a aussi des professeurs qui écrivent des livres géniaux et qui "enseignent" comme des imbéciles. Et des enseignants qui n'ont jamais été fichus d'écrire un texte de plus de mille mots (dans une langue soignée), mais qui sont de merveilleux pédagogues.

    N'empêche. Au Québec, on a encore tendance à désigner du divers avec un minimum de mots. On appelle ça : la pauvreté de la pensée.

    Hélas, beaucoup y trouvent leur compte...

    Bref, en milieu collégial (par exemple) il n'y a pas de professeurs : y travaillent, entre autres, des enseignants. Ce serait bien de vous en souvenir, M. Robitaille. Vous qui pourtant ne dédaignez pas le mot juste.

    Habituellement.

    -----------

    Note : ce commentaire sur le 'titre et la fonction' ne s'adressait pas spécialement à M. Weisz, dont je ne connais ni la formation ni les « réalisations » - ou non - intellectuelles.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    14 juin 2008 11 h 01
    De niveau collégial
    Je n'irais pas jusqu'à la réaction plutôt hautaine à cet article philosophique, réaction intitulée «Professeur(e) ou Enseignant(e): «Plutôt estudiantin (cégépien), comme texte. Désolée. (...) Bref, en milieu collégial (par exemple) il n'y a pas de professeurs : y travaillent, entre autres, des enseignants. Ce serait bien de vous en souvenir, M. Robitaille. Vous qui pourtant ne dédaignez pas le mot juste. Habituellement.»

    Sur le fond de la réflexion philosophique cependant je suis plutôt d'accord que celle-ci se situe au niveau collégial plutôt qu'universitaire. En soi, il n'y a pas de mal là, les «professeurs» d'université étant souvent plutôt «chiants». Mais là où je reste sur ma faim, c'est sur le manque d'originalité de la réflexion en question : plutôt «estudiantins» en effet ces rappels de Platon et de Socrate, de Trudeau, de Mussolini et de Hitler en les situant studieusement dans leur contexte. Disons que c'est là un devoir de philosophie qui mériterait quand même la note de passage.
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    14 juin 2008 16 h 30
    Machiavel parmi nous
    Bien sûr qu'il faut enseigner Machiavel (peut-être même le professer, comme le dirait Mlle François) puisque la plupart de nos gouvernants, ou les firmes conseil qu'ils consultent, fonctionnent selon ses principes.
    On calcule jusqu'à quel point on pourra satisfaire les intérêts amis en fonction des résistances indiquées par les sondages.
    On ne peut plus trucider comme au temps de Machiavel alors on joue avec les médias pour orienter l'opinion ou carrément désinformer.
    C'est un système imbattable puisqu'il n'y a que les paranoïaques pour le dénoncer. Il est donc vrai aussi que les choses ont bien progressé depuis Machiavel.
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