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    Arrêtée brutalement après un cambriolage - Anne-Marie Péladeau s'en va au Portage

    Inculpée sous 21 chefs d'accusation, elle tentera une fois de plus de rompre avec la consommation de drogue

    15 octobre 2005 |Brian Myles | Justice
    Anne-Marie Péladeau a dû recevoir des soins après avoir été malmenée par des policiers qui l’ont arrêtée après une poursuite en automobile.
    Photo: Jacques Nadeau Anne-Marie Péladeau a dû recevoir des soins après avoir été malmenée par des policiers qui l’ont arrêtée après une poursuite en automobile.
    Anne-Marie Péladeau est passée de la prison à une maison de désintoxication où elle devra demeurer tout au long de son procès pour 21 accusations de vol, complot, entrave au travail des policiers et voies de fait contre eux.

    Le ministère public a fait volte-face hier en ne s'opposant plus à la remise en liberté de Mme Péladeau, l'héritière de Pierre Péladeau, qui a été brutalisée par les policiers lors de son arrestation.

    Âgée de 40 ans, Mme Péladeau a des ennuis avec la drogue depuis l'âge de 11 ans; elle ne s'est jamais cachée du combat qu'elle mène depuis l'adolescence contre la drogue.

    C'est elle qui a demandé de suivre une nouvelle thérapie. Elle a été conduite en fin de journée à la maison Portage, à Prévost dans les Laurentides, par son conseiller légal Philippe Trudel. Sa fille Marie-Pier, qui complète des études en soins infirmiers, et sa demi-soeur Esther l'ont réconfortée lors de sa remise en liberté.

    «Compte tenu des démarches thérapeutiques entreprises par Mme Péladeau [...] la poursuite ne s'est plus objectée à sa remise en liberté, a expliqué la procureure de la Couronne, Mylène Grégoire. On estime qu'elle serait sincère dans cette démarche.»

    Mme Péladeau sera forcée de demeurer au Portage au moins jusqu'à sa prochaine comparution en cour, prévue pour le 19 décembre. Si elle interrompt les traitements ou si elle se fait expulser, elle retournera en prison. «Madame est vraiment bouleversée de la situation. Ça va être bon pour elle de prendre un peu de recul», a dit l'avocate de Mme Péladeau, Nicole Giguère.

    Anne-Marie Péladeau et son présumé complice, Éric Kennedy, ont été pris en chasse par les policiers à la suite d'un vol dans un supermarché de Saint-Léonard, mercredi dernier. Dans leur cavale, ils auraient heurté deux véhicules et auraient foncé sur un policier qui leur intimait l'ordre de s'arrêter. Mme Péladeau aurait résisté à son arrestation. La suite est connue de tous les foyers câblés. Des policiers ont frappé le visage de Mme Péladeau contre une voiture de patrouille à trois reprises au moins alors qu'elle avait les mains attachées dans le dos.

    Mme Péladeau a dû recevoir quelques points de suture à l'arcade sourcilière gauche, a confirmé hier son conseiller légal, Me Trudel. Elle s'est également plainte d'ecchymoses à la tête et de douleurs aux côtes.

    Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a confié à la Sûreté du Québec une enquête de nature criminelle sur les agissements des policiers impliqués dans l'arrestation musclée. En parallèle, le Service de police de Montréal mène une enquête disciplinaire. Les agents mis en cause ont été affectés à des tâches administratives dans l'intervalle.

    Mme Péladeau a déjà connu des ennuis judiciaires, mais rien de comparable à ce qui lui arrive aujourd'hui. En 1999, elle avait retenu les services de Me Trudel pour obtenir 21 millions, soit la part de l'héritage qu'elle réclamait après la mort de son père, le fondateur de Quebecor.

    En raison de sa condition, les biens de Mme Péladeau étaient administrés par les membres de sa famille. Elle disposait à l'époque d'une somme d'environ 100 000 $ par année pour subvenir à ses besoins. Le litige avait fait l'objet d'une entente hors cour qui reste confidentielle. Les avoirs de Mme Péladeau sont toujours gérés par une fiducie.
     
     
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