Karla Homolka aurait été victime d'un coup monté
24 août 2005
Justice
Karla Homolka s'est fait avoir par un homme sans scrupule qui a préparé son coup avec précautions dans le but de gagner de l'argent, croit son avocate Sylvie Bordelais, qui craint que sa cliente ne se referme comme une huître.
«Elle est comme un chat qui a été échaudé. Quand vous sortez de prison en sachant que tout le monde ou presque vous déteste et que la main qui se tend vers vous se met à vous gifler ou vous griffer, c'est sûr que ça fait mal», a commenté Me Bordelais.
«Ma cliente est un produit qui vend. J'ai tendance à penser que c'est de ça qu'il s'agit. Elle a été prise en photo à son insu. J'ai l'impression que quelqu'un a préparé son coup depuis un bon petit bout de temps», croit Me Bordelais.
Karla Homolka s'est retrouvée à la une du Journal de Montréal et du Toronto Sun hier, deux quotidiens de l'empire Quebecor, avec photos prises depuis sa sortie de prison (où elle est demeurée 12 ans pour le meurtre de deux adolescentes).
On la voit à la terrasse d'un restaurant de la rive sud de Montréal avec un chien serré contre elle. L'article révèle qu'elle travaille depuis 15 jours dans une quincaillerie de Longueuil appartenant à Richer Lapointe. Dans une interview accordée au Toronto Sun, M. Lapointe rapporte des propos que lui aurait tenus son employée sur les policiers ontariens, qui ont mal fait leur travail dans son cas, et sur le juge qui lui a imposé 14 conditions de remise en liberté.
Le quincaillier avance qu'elle a brisé certaines de ces conditions en ayant des contacts avec un meurtrier et une meurtrière et en se retrouvant seule avec ses deux jeunes fils.
Karla Homolka a quitté son nouvel emploi vendredi midi quand des policiers de Longueuil l'ont informée que son employeur Richer Lapointe était peu recommandable, qu'il venait d'être arrêté et qu'il était sur le point de comparaître en cour.
On sait maintenant que le quincaillier, qui a des antécédents judiciaires mineurs qui remontent à 1990, pour vol et bris de conditions, fait face depuis vendredi à des accusations de violence à l'égard de son ex-conjointe.
Au départ, M. Lapointe aurait été victime d'une tentative de meurtre de la part de son ex-conjointe et, récemment, il se serait introduit chez elle et aurait été violent.
Me Bordelais n'a pas voulu faire de commentaires. Pour l'heure, elle essaie de reprendre pied et de soutenir sa cliente.
«M. Richer Lapointe s'est présenté comme quelqu'un qui avait été victime de préjugé parce qu'il était un grand brûlé et qu'il tenait à aider, par exemple, des ex-détenus ou des gens issus de communautés culturelles», a-t-elle relaté.
«L'emploi offert respectait les conditions imposées à ma cliente, était dans la grande région montréalaise [Longueuil] et lui permettait de ne pas être immédiatement avec le public, mais dans un entrepôt», a raconté l'avocate.
L'appel téléphonique des policiers a tout changé.
Par ailleurs, un journaliste du réseau TVA a indiqué hier que Richer Lapointe lui avait offert la veille de lui raconter les confidences que lui avait faites Karla Homolka. Il exigeait en contrepartie la somme de 35 000 $.
Au Toronto Sun, le journaliste Alan Cairns a assuré que Richer Lapointe n'avait rien demandé.
«Elle est comme un chat qui a été échaudé. Quand vous sortez de prison en sachant que tout le monde ou presque vous déteste et que la main qui se tend vers vous se met à vous gifler ou vous griffer, c'est sûr que ça fait mal», a commenté Me Bordelais.
«Ma cliente est un produit qui vend. J'ai tendance à penser que c'est de ça qu'il s'agit. Elle a été prise en photo à son insu. J'ai l'impression que quelqu'un a préparé son coup depuis un bon petit bout de temps», croit Me Bordelais.
Karla Homolka s'est retrouvée à la une du Journal de Montréal et du Toronto Sun hier, deux quotidiens de l'empire Quebecor, avec photos prises depuis sa sortie de prison (où elle est demeurée 12 ans pour le meurtre de deux adolescentes).
On la voit à la terrasse d'un restaurant de la rive sud de Montréal avec un chien serré contre elle. L'article révèle qu'elle travaille depuis 15 jours dans une quincaillerie de Longueuil appartenant à Richer Lapointe. Dans une interview accordée au Toronto Sun, M. Lapointe rapporte des propos que lui aurait tenus son employée sur les policiers ontariens, qui ont mal fait leur travail dans son cas, et sur le juge qui lui a imposé 14 conditions de remise en liberté.
Le quincaillier avance qu'elle a brisé certaines de ces conditions en ayant des contacts avec un meurtrier et une meurtrière et en se retrouvant seule avec ses deux jeunes fils.
Karla Homolka a quitté son nouvel emploi vendredi midi quand des policiers de Longueuil l'ont informée que son employeur Richer Lapointe était peu recommandable, qu'il venait d'être arrêté et qu'il était sur le point de comparaître en cour.
On sait maintenant que le quincaillier, qui a des antécédents judiciaires mineurs qui remontent à 1990, pour vol et bris de conditions, fait face depuis vendredi à des accusations de violence à l'égard de son ex-conjointe.
Au départ, M. Lapointe aurait été victime d'une tentative de meurtre de la part de son ex-conjointe et, récemment, il se serait introduit chez elle et aurait été violent.
Me Bordelais n'a pas voulu faire de commentaires. Pour l'heure, elle essaie de reprendre pied et de soutenir sa cliente.
«M. Richer Lapointe s'est présenté comme quelqu'un qui avait été victime de préjugé parce qu'il était un grand brûlé et qu'il tenait à aider, par exemple, des ex-détenus ou des gens issus de communautés culturelles», a-t-elle relaté.
«L'emploi offert respectait les conditions imposées à ma cliente, était dans la grande région montréalaise [Longueuil] et lui permettait de ne pas être immédiatement avec le public, mais dans un entrepôt», a raconté l'avocate.
L'appel téléphonique des policiers a tout changé.
Par ailleurs, un journaliste du réseau TVA a indiqué hier que Richer Lapointe lui avait offert la veille de lui raconter les confidences que lui avait faites Karla Homolka. Il exigeait en contrepartie la somme de 35 000 $.
Au Toronto Sun, le journaliste Alan Cairns a assuré que Richer Lapointe n'avait rien demandé.
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