Un sénateur s'oppose aux conditions imposées à Homolka
11 juin 2005
Justice
Ottawa — Un sénateur du Québec a maintenu ses affirmations voulant que la liberté de Karla Homolka soit entravée par une loi digne des régimes totalitaires.
Les propos du sénateur libéral Michel Biron ont fait sourciller sur la colline parlementaire, hier, sans toutefois qu'il revienne sur ses déclarations.
Le leader adjoint des conservateurs, Peter MacKay, a déclaré que M. Biron manifestait envers Homolka un «soutien moral» répugnant.
Le sénateur a expliqué que l'horreur des crimes commis par Homolka était inexcusable. Il a cependant précisé qu'il était contre la loi imposant des restrictions à la jeune femme une fois que celle-ci sera libérée — elle devra notamment se rapporter chaque mois à la police et s'abstenir de contacts avec des personnes ayant un dossier criminel.
Il s'est dit révolté par l'article 810 du Code criminel et, selon lui, cette disposition devrait disparaître de la législation car elle permet d'imposer une nouvelle peine à des criminels qui ont déjà payé leur dette à la société.
«Cette loi est pareille à celles en vigueur dans les régimes totalitaires, a déclaré hier M. Biron, lors d'une entrevue. La réhabilitation est plus importante. Nous ne sommes plus au temps de Victor Hugo, avec Les Misérables.»
M. Biron a affirmé qu'il n'avait jamais rencontré Karla Homolka et qu'il n'excuse en rien les actes qu'elle a commis. «Je renouvelle ma sympathie aux victimes et à leur famille [...] et en aucun cas je défends les crimes commis par Homolka.»
La détenue sera libérée entre le 30 juin et le 4 juillet après avoir purgé sa peine pour son rôle dans le meurtre de deux adolescentes, Leslie Mahaffy et Kristen French. Elle a écopé d'une peine d'emprisonnement réduite après avoir témoigné contre son ex-mari, Paul Bernardo, qui purge une peine d'emprisonnement à perpétuité pour ces meurtres.
M. Biron, âgé de 71 ans, a assisté aux audiences qui ont mené à l'imposition de nouvelles restrictions à la détenue, la semaine dernière, au palais de justice de Joliette.
Nommé au Sénat en 2001 par Jean Chrétien, alors premier ministre, M. Biron est un ancien cadre d'entreprise du secteur des télécommunications et un récipiendaire de l'Ordre du Canada.
L'article 810 est entré en vigueur en 1994 dans un climat de vindicte populaire suscité par les délinquants sexuels qui recommençaient à s'en prendre aux enfants une fois leur peine de prison purgée.
Les propos du sénateur libéral Michel Biron ont fait sourciller sur la colline parlementaire, hier, sans toutefois qu'il revienne sur ses déclarations.
Le leader adjoint des conservateurs, Peter MacKay, a déclaré que M. Biron manifestait envers Homolka un «soutien moral» répugnant.
Le sénateur a expliqué que l'horreur des crimes commis par Homolka était inexcusable. Il a cependant précisé qu'il était contre la loi imposant des restrictions à la jeune femme une fois que celle-ci sera libérée — elle devra notamment se rapporter chaque mois à la police et s'abstenir de contacts avec des personnes ayant un dossier criminel.
Il s'est dit révolté par l'article 810 du Code criminel et, selon lui, cette disposition devrait disparaître de la législation car elle permet d'imposer une nouvelle peine à des criminels qui ont déjà payé leur dette à la société.
«Cette loi est pareille à celles en vigueur dans les régimes totalitaires, a déclaré hier M. Biron, lors d'une entrevue. La réhabilitation est plus importante. Nous ne sommes plus au temps de Victor Hugo, avec Les Misérables.»
M. Biron a affirmé qu'il n'avait jamais rencontré Karla Homolka et qu'il n'excuse en rien les actes qu'elle a commis. «Je renouvelle ma sympathie aux victimes et à leur famille [...] et en aucun cas je défends les crimes commis par Homolka.»
La détenue sera libérée entre le 30 juin et le 4 juillet après avoir purgé sa peine pour son rôle dans le meurtre de deux adolescentes, Leslie Mahaffy et Kristen French. Elle a écopé d'une peine d'emprisonnement réduite après avoir témoigné contre son ex-mari, Paul Bernardo, qui purge une peine d'emprisonnement à perpétuité pour ces meurtres.
M. Biron, âgé de 71 ans, a assisté aux audiences qui ont mené à l'imposition de nouvelles restrictions à la détenue, la semaine dernière, au palais de justice de Joliette.
Nommé au Sénat en 2001 par Jean Chrétien, alors premier ministre, M. Biron est un ancien cadre d'entreprise du secteur des télécommunications et un récipiendaire de l'Ordre du Canada.
L'article 810 est entré en vigueur en 1994 dans un climat de vindicte populaire suscité par les délinquants sexuels qui recommençaient à s'en prendre aux enfants une fois leur peine de prison purgée.
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