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Procès pour agressions sexuelles - L'ex-femme de Jackson protège le chanteur

Elle critique vivement l'entourage de la star

29 avril 2005  Justice
L’ex-femme de Michael Jackson, Debbie Rowe, a poursuivi son témoignage hier au tribunal de Santa Maria.
Photo : Agence Reuters
L’ex-femme de Michael Jackson, Debbie Rowe, a poursuivi son témoignage hier au tribunal de Santa Maria.
Santa Maria, États-Unis — L'ex-femme de Michael Jackson, Debbie Rowe, a continué à protéger le chanteur hier lors de son deuxième jour de témoignage à son procès pour agressions sexuelles sur un mineur, allant ainsi à l'encontre de l'accusation tout en attaquant l'entourage de la star.

En défendant l'artiste, la jeune femme blonde, mère de deux des enfants de Jackson et qui était citée par l'accusation comme témoin à charge au procès de Santa Maria, a été très critique à l'endroit de cet entourage qui lui avait laissé entendre qu'elle reverrait ses enfants en échange de l'enregistrement d'une vidéo visant à réhabiliter la crédibilité de la star.

Interrogée par le principal avocat de Michael Jackson, Tom Mesereau, Debbie Rowe a accusé le réalisateur de la vidéo, Marc Schaffel, de lui avoir menti en lui faisant croire qu'elle reverrait ses enfants, Prince Michael et Paris, qu'elle n'avait pas vus depuis plus de deux ans.

M. Schaffel m'a dit que «nous irions bientôt à Neverland», la propriété californienne du chanteur, a déclaré hier Debbie Rowe en ajoutant qu'elle le souhaitait «ardemment» et qu'elle avait souvent appelé le réalisateur de la vidéo pour en fixer la date, mais en vain.

«C'est un menteur» et «un vautour opportuniste», a-t-elle qualifié Marc Schaffel, qui lui a dit avoir «gagné 7,5 millions de dollars en vendant la vidéo contenant sept heures d'entrevue».

Quant à Michael Jackson, «je le considérerai toujours comme mon ami», a réaffirmé Debbie Rowe, visiblement très émue, en ajoutant: «S'il voulait bien me parler». À la question «L'aimez-vous toujours?», la jeune femme a répondu: «J'ai toujours de très forts sentiments et souvenirs» à son égard. Quant à savoir si elle lui en voulait d'avoir la garde de ses enfants, elle a souligné: «C'est lui le père. C'est à lui que revient l'ultime décision.»

«Debbie Rowe est quelqu'un qui ne veut pas blesser Michael Jackson», a expliqué un des juristes qui suit le procès, Laurie Levenson. «Si elle dit quelque chose qui lui fait du mal, ce sera d'autant plus crédible.»

«Jusqu'à maintenant, elle est allée contre l'accusation en disant que rien n'avait été préparé à l'avance, qu'elle n'avait pas été forcée» de faire des déclarations devant une caméra destinées à redorer le blason de Jackson, estime Laurie Levenson.

Mercredi, Debbie Rowe avait précisé avoir accepté d'enregistrer ces déclarations en février 2003 dans l'espoir de «voir à nouveau» ses deux enfants. Dans l'entrevue, elle décrit son ex-mari comme un «homme merveilleux».

L'entretien était destiné à réparer l'effet désastreux pour l'image de la star d'un documentaire britannique où Michael Jackson dit ne rien voir de mal à partager son lit avec des enfants.

Debbie Rowe avait rencontré le chanteur quand elle travaillait comme infirmière pour son dermatologue. Mariés en 1996, ils ont divorcé en 1999.

Elle a raconté que son droit de visite aux enfants était compliqué à exercer. En 2001, la jeune femme a signé un accord dans lequel elle acceptait de renoncer à ses droits parentaux.

Mais en février 2004, après l'arrestation de Michael Jackson à la suite d'accusations d'agressions sexuelles sur un adolescent, elle a entamé une procédure pour retrouver ces droits. Elle vient de les obtenir, mais elle reste toujours en conflit avec le chanteur sur les modalités du droit de visite.

Michael Jackson, 46 ans, risque 20 ans de prison s'il est reconnu coupable d'agressions sexuelles sur le garçon âgé de 13 ans à l'époque des faits (février et mars 2003), de lui avoir fait consommer de l'alcool pour abuser de lui et d'avoir tenté de séquestrer sa famille. Le chanteur nie les faits.
 
 
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