Affaire Kazemi - Téhéran accuse Ottawa de «compliquer les choses»
11 avril 2005
Justice
Téhéran — Téhéran a accusé hier Ottawa de «compliquer les choses» dans l'affaire Zahra Kazemi, journaliste irano-canadienne morte en détention en Iran durant l'été 2003.
«Le Canada a adopté dès le début la mauvaise méthode et a compliqué encore les choses», a déclaré devant la presse le porte-parole des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi.
«Il devait accepter dès le départ le fait que Zahra Kazemi était une citoyenne iranienne», a-t-il ajouté.
L'Iran ne reconnaît pas les doubles nationalités.
Comme son ministre avant lui, M. Assefi a éludé les récentes demandes canadiennes qui «doivent être examinées par la justice, qui décidera si elle les accepte ou non», a-t-il dit.
De son côté, le Prix Nobel de la paix, l'avocate Shirin Ebadi, a demandé au chef de l'autorité judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, de «désigner un juge d'instruction spécial pour faire la lumière sur la mort de Zahra Kazemi», a rapporté l'agence officielle Irna.
Mme Ebadi dirige un collectif d'avocats qui a accepté de défendre la mère de Zahra Kazemi.
Elle a réclamé que ce magistrat «ne soit pas soumis à l'autorité de la justice de Téhéran», qui a fait arrêter Mme Kazemi et dont le rôle dans sa mort a été mis en cause.
La justice iranienne a acquitté en juillet 2004 un agent des renseignements accusé du meurtre et a clos le dossier.
Shirin Ebadi a fait appel de ce jugement, sans résultat pour l'heure.
Fins de non-recevoir
Zahra Kazemi, arrêtée en juin 2003 alors qu'elle prenait des photos devant une prison de Téhéran, est morte quelques jours après, officiellement d'une hémorragie cérébrale consécutive à un coup reçu à la tête au cours de sa détention. Cette affaire a considérablement détérioré les relations entre l'Iran et le Canada, qui dénonce un meurtre et accuse les autorités iraniennes de cacher la vérité.
Un médecin iranien, Shahram Azam, qui a obtenu le statut de réfugié au Canada et dit avoir été le premier à ausculter Mme Kazemi après son admission à l'hôpital, à Téhéran, a déclaré récemment à la presse que la journaliste avait été violée et torturée à mort.
«Je n'ai jamais vu et ne connais pas Shahram Azam», a cependant déclaré Shirin Ebadi selon Irna. Le nom du médecin «ne figurait pas dans le dossier judiciaire de Zahra Kazemi» qu'elle a lue, a-t-elle indiqué selon Irna.
À la lumière des déclarations de Shahram Azam, Ottawa a pourtant de nouveau réclamé le rapatriement de la dépouille, ainsi que l'ouverture d'une enquête judiciaire internationale et indépendante.
Téhéran a qualifié le médecin iranien «d'usurpateur».
Les autorités iraniennes, en particulier la justice ultra-conservatrice, ont opposé des fins de non-recevoir catégoriques aux précédentes demandes canadiennes, dont celle d'un retour du corps inhumé en Iran.
«Le Canada a adopté dès le début la mauvaise méthode et a compliqué encore les choses», a déclaré devant la presse le porte-parole des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi.
«Il devait accepter dès le départ le fait que Zahra Kazemi était une citoyenne iranienne», a-t-il ajouté.
L'Iran ne reconnaît pas les doubles nationalités.
Comme son ministre avant lui, M. Assefi a éludé les récentes demandes canadiennes qui «doivent être examinées par la justice, qui décidera si elle les accepte ou non», a-t-il dit.
De son côté, le Prix Nobel de la paix, l'avocate Shirin Ebadi, a demandé au chef de l'autorité judiciaire, l'ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, de «désigner un juge d'instruction spécial pour faire la lumière sur la mort de Zahra Kazemi», a rapporté l'agence officielle Irna.
Mme Ebadi dirige un collectif d'avocats qui a accepté de défendre la mère de Zahra Kazemi.
Elle a réclamé que ce magistrat «ne soit pas soumis à l'autorité de la justice de Téhéran», qui a fait arrêter Mme Kazemi et dont le rôle dans sa mort a été mis en cause.
La justice iranienne a acquitté en juillet 2004 un agent des renseignements accusé du meurtre et a clos le dossier.
Shirin Ebadi a fait appel de ce jugement, sans résultat pour l'heure.
Fins de non-recevoir
Zahra Kazemi, arrêtée en juin 2003 alors qu'elle prenait des photos devant une prison de Téhéran, est morte quelques jours après, officiellement d'une hémorragie cérébrale consécutive à un coup reçu à la tête au cours de sa détention. Cette affaire a considérablement détérioré les relations entre l'Iran et le Canada, qui dénonce un meurtre et accuse les autorités iraniennes de cacher la vérité.
Un médecin iranien, Shahram Azam, qui a obtenu le statut de réfugié au Canada et dit avoir été le premier à ausculter Mme Kazemi après son admission à l'hôpital, à Téhéran, a déclaré récemment à la presse que la journaliste avait été violée et torturée à mort.
«Je n'ai jamais vu et ne connais pas Shahram Azam», a cependant déclaré Shirin Ebadi selon Irna. Le nom du médecin «ne figurait pas dans le dossier judiciaire de Zahra Kazemi» qu'elle a lue, a-t-elle indiqué selon Irna.
À la lumière des déclarations de Shahram Azam, Ottawa a pourtant de nouveau réclamé le rapatriement de la dépouille, ainsi que l'ouverture d'une enquête judiciaire internationale et indépendante.
Téhéran a qualifié le médecin iranien «d'usurpateur».
Les autorités iraniennes, en particulier la justice ultra-conservatrice, ont opposé des fins de non-recevoir catégoriques aux précédentes demandes canadiennes, dont celle d'un retour du corps inhumé en Iran.
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