Des questions légitimes sur l'opération policière funeste
8 mars 2005
Justice
Mayerthorpe — L'ex-commandant du détachement de la Gendarmerie royale du Canada de la ville où quatre agents ont été tués, jeudi dernier, en Alberta, a dit comprendre que les gens s'interrogent sur la façon dont toute cette opération a été menée.
Mais Kim Connell, un policier de 29 ans d'expérience qui a passé dix ans à Mayerthorpe, affirme que sa colère et sa frustration sont plutôt dirigées contre le système juridique qui a permis à James Roszko de demeurer une telle menace tout en conservant sa liberté.
Roszko était un pédophile connu qui a passé deux ans et demi derrière les barreaux. Mais il a réussi, au fil des ans, à éviter la prison malgré de nombreuses autres accusations, allant des voies de fait aux infractions aux lois sur les armes à feu.
«Quand ces gens montrent ces natures violentes, mettez-les en prison», a dit M. Connell, qui a travaillé avec un des policiers abattus, Peter Schiemann.
Selon la police, M. Schiemann et ses collègues Anthony Gordon, Brock Myrol et Leo Johnston, âgés entre 25 et 32 ans, ont été victimes d'une embuscade au cours d'une opération antidrogue. Le tueur, qui se serait ensuite suicidé, était connu pour sa haine des agents de la paix et vivait au ban de la communauté.
Les questions ont afflué peu après la tragédie. On s'est notamment demandé si ces jeunes agents étaient bien préparés et armés en vue de cette mission. Dimanche, le caporal Wayne Oakes de la GRC a admis qu'il existait une «possibilité» que l'agent Schiemann ne portait pas son gilet pare-balles, mais il affirmait ne pas être en mesure d'en dire davantage. Il a aussi refusé de commenter les informations selon lesquelles tous les policiers impliqués n'étaient pas armés.
Des agents de la GRC ont aussi déclaré aux médias qu'une escouade tactique aurait dû être dépêchée sur place, étant donné le caractère imprévisible de Roszko. Mais selon M. Connell, il était impossible de prévoir la tournure qu'a prise l'opération, même si lui-même s'interroge sur la chronologie des événements. «[...] Avec le recul, on peut toujours se demander si nous aurions pu mieux faire. Je ne le sais pas.»
Un service commémoratif national pour les quatre agents aura lieu jeudi à Edmonton. Des policiers de toute l'Amérique du Nord y sont attendus. Les funérailles privées des policiers commencent aujourd'hui, avec celles de Peter Schiemann. Celles de Leo Johnston et d'Anthony Gordon auront lieu vendredi. Puis se tiendra le service funèbre de Brock Myrol, samedi.
Mais Kim Connell, un policier de 29 ans d'expérience qui a passé dix ans à Mayerthorpe, affirme que sa colère et sa frustration sont plutôt dirigées contre le système juridique qui a permis à James Roszko de demeurer une telle menace tout en conservant sa liberté.
Roszko était un pédophile connu qui a passé deux ans et demi derrière les barreaux. Mais il a réussi, au fil des ans, à éviter la prison malgré de nombreuses autres accusations, allant des voies de fait aux infractions aux lois sur les armes à feu.
«Quand ces gens montrent ces natures violentes, mettez-les en prison», a dit M. Connell, qui a travaillé avec un des policiers abattus, Peter Schiemann.
Selon la police, M. Schiemann et ses collègues Anthony Gordon, Brock Myrol et Leo Johnston, âgés entre 25 et 32 ans, ont été victimes d'une embuscade au cours d'une opération antidrogue. Le tueur, qui se serait ensuite suicidé, était connu pour sa haine des agents de la paix et vivait au ban de la communauté.
Les questions ont afflué peu après la tragédie. On s'est notamment demandé si ces jeunes agents étaient bien préparés et armés en vue de cette mission. Dimanche, le caporal Wayne Oakes de la GRC a admis qu'il existait une «possibilité» que l'agent Schiemann ne portait pas son gilet pare-balles, mais il affirmait ne pas être en mesure d'en dire davantage. Il a aussi refusé de commenter les informations selon lesquelles tous les policiers impliqués n'étaient pas armés.
Des agents de la GRC ont aussi déclaré aux médias qu'une escouade tactique aurait dû être dépêchée sur place, étant donné le caractère imprévisible de Roszko. Mais selon M. Connell, il était impossible de prévoir la tournure qu'a prise l'opération, même si lui-même s'interroge sur la chronologie des événements. «[...] Avec le recul, on peut toujours se demander si nous aurions pu mieux faire. Je ne le sais pas.»
Un service commémoratif national pour les quatre agents aura lieu jeudi à Edmonton. Des policiers de toute l'Amérique du Nord y sont attendus. Les funérailles privées des policiers commencent aujourd'hui, avec celles de Peter Schiemann. Celles de Leo Johnston et d'Anthony Gordon auront lieu vendredi. Puis se tiendra le service funèbre de Brock Myrol, samedi.
- » grc
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