La Cour suprême se prononce - Les États-Unis renoncent à la peine de mort pour les mineurs
2 mars 2005
Justice
Washington — Les criminels mineurs ne sont plus passibles de la peine de mort aux États-Unis, qui restaient l'un des derniers pays au monde à recourir à cette pratique, a décidé hier la Cour suprême américaine.
Cette décision serrée, à une majorité de cinq voix contre quatre, a été largement saluée par les abolitionnistes, estimant qu'elle était conforme au souhait des Américains et permettait de replacer les États-Unis «dans le rang des pays honorables ayant abandonné cette pratique archaïque depuis longtemps», selon les termes de la branche américaine d'Amnesty International.
La plus haute cour du pays a ainsi décidé d'interdire l'exécution de personnes âgées de moins de 18 ans au moment de leurs crimes, qui était encore en vigueur dans 12 États. Elle avait déjà aboli, en 1988, l'exécution de jeunes de moins de 16 ans.
À ce jour, 72 jeunes criminels attendaient leur exécution dans les couloirs de la mort de prisons américaines et devraient ainsi voir leurs peines commuées en prison à vie, selon le Centre d'information sur la peine de mort. Les États comptant le plus grand nombre de ces condamnés sont le Texas et l'Alabama.
La Cour suprême a ainsi confirmé une décision de la Cour suprême du Missouri, affirmant que l'exécution de personnes ayant commis des crimes lors de leur minorité était contraire au 8e amendement de la Constitution, interdisant tout châtiment «cruel ou disproportionné».
La Cour suprême s'était montrée divisée en octobre, lors de l'argumentation de cette affaire. Ses neuf juges avaient vivement débattu de l'évolution de la société américaine face à ce châtiment, mais aussi de l'isolement des États-Unis sur la scène internationale alors que seuls la Chine, l'Iran ou le Pakistan, le pratiquent.
Cette décision serrée, à une majorité de cinq voix contre quatre, a été largement saluée par les abolitionnistes, estimant qu'elle était conforme au souhait des Américains et permettait de replacer les États-Unis «dans le rang des pays honorables ayant abandonné cette pratique archaïque depuis longtemps», selon les termes de la branche américaine d'Amnesty International.
La plus haute cour du pays a ainsi décidé d'interdire l'exécution de personnes âgées de moins de 18 ans au moment de leurs crimes, qui était encore en vigueur dans 12 États. Elle avait déjà aboli, en 1988, l'exécution de jeunes de moins de 16 ans.
À ce jour, 72 jeunes criminels attendaient leur exécution dans les couloirs de la mort de prisons américaines et devraient ainsi voir leurs peines commuées en prison à vie, selon le Centre d'information sur la peine de mort. Les États comptant le plus grand nombre de ces condamnés sont le Texas et l'Alabama.
La Cour suprême a ainsi confirmé une décision de la Cour suprême du Missouri, affirmant que l'exécution de personnes ayant commis des crimes lors de leur minorité était contraire au 8e amendement de la Constitution, interdisant tout châtiment «cruel ou disproportionné».
La Cour suprême s'était montrée divisée en octobre, lors de l'argumentation de cette affaire. Ses neuf juges avaient vivement débattu de l'évolution de la société américaine face à ce châtiment, mais aussi de l'isolement des États-Unis sur la scène internationale alors que seuls la Chine, l'Iran ou le Pakistan, le pratiquent.
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