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Mandats d'arrêt - L'Italie veut aussi Vito Rizzuto

Le présumé parrain de la mafia montréalaise est soupçonné de blanchiment d'argent

Associated Press   12 février 2005  Justice
Rome — Les autorités italiennes ont lancé des mandats d'arrestation à l'endroit du présumé parrain de la mafia de Montréal, Vito Rizzuto, et de quatre autres individus soupçonnés de tentative de blanchiment d'argent en Italie, a fait savoir la police antimafia hier.

Le colonel Paolo La Forgia a indiqué que les cinq personnes tentaient d'obtenir un contrat en vue de la construction du pont devant franchir le détroit de Messine, entre la Sicile et l'Italie continentale.

Le policier a précisé qu'ils étaient soupçonnés d'avoir procédé à une première offre avec une société fictive, en octobre dernier, et d'avoir jusqu'à présent investi 6,4 millions de dollars dans le projet.

À Rome, la police a procédé à l'arrestation d'un ingénieur italien, tôt hier, et un juge a ordonné que des mandats d'arrêt soient lancés à l'endroit des quatre autres suspects, qui résident à l'extérieur du pays, a affirmé le colonel.

Accusations de meurtre

L'un d'eux, Vito Rizzuto, présumé parrain de la mafia montréalaise, a été accusé relativement aux meurtres de trois membres de la mafia américaine, en 1981, et il se trouve actuellement en prison à Montréal. Un ordre d'extradition aux États-Unis a été délivré afin qu'il subisse son procès à New York, mais Rizzuto en a appelé de cette mesure.

Les autres suspects se trouvaient à Londres, à Paris et à Montréal. Leur identité n'a pas été rendue publique.

Le pont doit être inauguré d'ici à 2011. Il s'agit de l'un des plus importants projets de travaux publics de l'histoire de l'Italie.

L'Italie songeait à construire un pont à cet endroit depuis que Giuseppe Garibaldi a débarqué en Sicile, en 1860, afin de compléter l'unification italienne. Après des décennies de débat, le gouvernement du pays a finalement annoncé en 2002 qu'il allait jeter les fondations d'un ouvrage visant à relier la Sicile au reste de l'Italie.

En ce moment, seul le traversier permet aux voitures, camions et trains de se déplacer entre la pointe de la Calabre, «orteil» de la péninsule italienne en forme de botte, et l'est de la Sicile. Durant l'été et pendant les périodes de vacances, il arrive que les automobilistes attendent jusqu'à 10 ou 12 heures avant d'avoir une place à bord d'un traversier.
 
 
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