Chili - Pinochet accusé de détenir de faux passeports
Santiago — Trois jours après avoir été assigné à résidence dans le cadre d'une instruction judiciaire ouverte pour meurtres et enlèvements, Augusto Pinochet a été accusé hier par un juge de détenir de faux passeports.
Sergio Munoz, qui enquête sur les comptes secrets que Pinochet, 89 ans, détenait à la Riggs Bank de Washington dans les années 1990, a déposé cette accusation devant un tribunal. La découverte de ces comptes bancaires en juillet dernier a conduit Munoz à enquêter sur d'éventuelles fraudes fiscales.
Lors d'une perquisition menée jeudi dans un bureau privé de l'ancien caudillo à Santiago, Munoz, accompagné d'une dizaine de policiers, a découvert des faux documents et des preuves selon lesquelles Pinochet possédait d'autres comptes bancaires à l'étranger.
Les avocats de Pinochet ont affirmé que la perquisition était illégale et déposé une plainte contre Munoz devant la Cour suprême du pays.
Munoz a rétorqué que la fouille était justifiée parce que «le tribunal avait en sa possession quatre passeports vraisemblablement délivrés à Augusto Pinochet sous de fausses identités». Il n'a pas précisé où et comment le tribunal avait obtenu ces passeports, ni si les passeports étaient chiliens ou s'ils avaient été délivrés dans d'autres pays.
Sergio Munoz, qui enquête sur les comptes secrets que Pinochet, 89 ans, détenait à la Riggs Bank de Washington dans les années 1990, a déposé cette accusation devant un tribunal. La découverte de ces comptes bancaires en juillet dernier a conduit Munoz à enquêter sur d'éventuelles fraudes fiscales.
Lors d'une perquisition menée jeudi dans un bureau privé de l'ancien caudillo à Santiago, Munoz, accompagné d'une dizaine de policiers, a découvert des faux documents et des preuves selon lesquelles Pinochet possédait d'autres comptes bancaires à l'étranger.
Les avocats de Pinochet ont affirmé que la perquisition était illégale et déposé une plainte contre Munoz devant la Cour suprême du pays.
Munoz a rétorqué que la fouille était justifiée parce que «le tribunal avait en sa possession quatre passeports vraisemblablement délivrés à Augusto Pinochet sous de fausses identités». Il n'a pas précisé où et comment le tribunal avait obtenu ces passeports, ni si les passeports étaient chiliens ou s'ils avaient été délivrés dans d'autres pays.
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