Patinage artistique - Le scandale prend des allures de roman d'espionnage
Venise — Les affaires de corruption mises au jour dans le patinage artistique aux Jeux olympiques de Salt Lake City tournent au burlesque et au roman d'espionnage.
Au lendemain de son arrestation, le parrain de la mafia russe Alimzan Tokhtakhounov, accusé d'avoir essayé d'arranger les résultats de certaines épreuves de patinage artistique aux derniers JO, n'a rien confessé, mais l'analyse de ses coups de téléphone laisse entendre que ses tentatives de corruption ne se sont pas limitées à deux juges.
Une unité de la police italienne spécialisée dans la lutte contre le crime organisé a révélé hier les détails d'une opération de plusieurs mois. Surnommé «le Taïwanais» et âgé de 53 ans, le suspect, qui aurait également truqué des concours de beauté dans les années 90, a été placé en détention sur la base d'accusations américaines.
La police italienne a affirmé que Tokhtakhounov, accusé également de trafic d'armes, de drogue et de voitures volées, avait eu une conversation téléphonique avec un Français appelé «Chevalier» sur les enregistrements. Les policiers estiment que ce dénommé Chevalier faisait partie de la délégation française présente à Salt Lake et qu'il a été en contact avec les juges olympiques français.
Au cours de ses conversations téléphoniques, Tokhtakhounov a également fait référence à des juges, mais leur identité n'apparaît pas sur les bandes.
«Nous avons enregistré une conversation au cours de laquelle le suspect indique que six juges pourraient avoir été impliqués, a déclaré le colonel Giovanni Mainolfi. Cependant, nous n'avons pas de preuve contre ces juges à l'heure actuelle.»
Tokhtakhounov, considéré comme l'un des hommes les plus influents d'une organisation moscovite de plus de 3000 membres, est accusé d'avoir tenté de persuader une juge française de voter pour la paire russe engagée dans l'épreuve des couples, et un juge russe de voter en faveur des Français en lice en danse sur glace. Les deux équipes ont été médaillées d'or.
Selon la justice américaine, Tokhtakhounov espérait en échange de ses services obtenir un visa pour retourner en France, où il a déjà vécu.
Au mois de février à Salt Lake, les Russes Elena Berezhanaya et Anton Sikharulidze avaient remporté l'épreuve des couples devant les Canadiens Jamie Salé et David Pelletier. Le lendemain, la juge française Marie-Reine Le Gougne avait indiqué avoir été pressée par le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet pour voter en faveur des Russes. Elle s'était ensuite rétractée. Les Canadiens avaient eux aussi obtenu une médaille d'or, une semaine plus tard sur tapis vert. La Fédération internationale de patinage (ISU) a suspendu pour trois ans les deux officiels français.
Au lendemain de son arrestation, le parrain de la mafia russe Alimzan Tokhtakhounov, accusé d'avoir essayé d'arranger les résultats de certaines épreuves de patinage artistique aux derniers JO, n'a rien confessé, mais l'analyse de ses coups de téléphone laisse entendre que ses tentatives de corruption ne se sont pas limitées à deux juges.
Une unité de la police italienne spécialisée dans la lutte contre le crime organisé a révélé hier les détails d'une opération de plusieurs mois. Surnommé «le Taïwanais» et âgé de 53 ans, le suspect, qui aurait également truqué des concours de beauté dans les années 90, a été placé en détention sur la base d'accusations américaines.
La police italienne a affirmé que Tokhtakhounov, accusé également de trafic d'armes, de drogue et de voitures volées, avait eu une conversation téléphonique avec un Français appelé «Chevalier» sur les enregistrements. Les policiers estiment que ce dénommé Chevalier faisait partie de la délégation française présente à Salt Lake et qu'il a été en contact avec les juges olympiques français.
Au cours de ses conversations téléphoniques, Tokhtakhounov a également fait référence à des juges, mais leur identité n'apparaît pas sur les bandes.
«Nous avons enregistré une conversation au cours de laquelle le suspect indique que six juges pourraient avoir été impliqués, a déclaré le colonel Giovanni Mainolfi. Cependant, nous n'avons pas de preuve contre ces juges à l'heure actuelle.»
Tokhtakhounov, considéré comme l'un des hommes les plus influents d'une organisation moscovite de plus de 3000 membres, est accusé d'avoir tenté de persuader une juge française de voter pour la paire russe engagée dans l'épreuve des couples, et un juge russe de voter en faveur des Français en lice en danse sur glace. Les deux équipes ont été médaillées d'or.
Selon la justice américaine, Tokhtakhounov espérait en échange de ses services obtenir un visa pour retourner en France, où il a déjà vécu.
Au mois de février à Salt Lake, les Russes Elena Berezhanaya et Anton Sikharulidze avaient remporté l'épreuve des couples devant les Canadiens Jamie Salé et David Pelletier. Le lendemain, la juge française Marie-Reine Le Gougne avait indiqué avoir été pressée par le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet pour voter en faveur des Russes. Elle s'était ensuite rétractée. Les Canadiens avaient eux aussi obtenu une médaille d'or, une semaine plus tard sur tapis vert. La Fédération internationale de patinage (ISU) a suspendu pour trois ans les deux officiels français.
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