Affaire Kazemi: l'équipe d'avocats de Shirin Ebadi fait appel
16 août 2004
Justice
Téhéran — L'équipe d'avocats dirigée par le Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi a fait appel de la décision de classer le meurtre d'une photojournaliste irano-canadienne et a demandé hier l'audition de plusieurs hauts responsables dans un nouveau procès.
«Nous avons demandé à ce que soient appelés à la barre le ministre des Renseignements Ali Younessi, le procureur de Téhéran Saïd Mortazavi» ainsi que le chef d'une commission parlementaire chargée d'examiner les plaintes contre les pouvoirs publics, a déclaré Mohammad Ali Dadkhah, un des membres de cette équipe, à l'AFP.
L'appel est justifié par les lacunes de l'enquête ainsi que par la nécessité de requalifier les faits en homicide volontaire, a-t-il expliqué.
Zahra Kazemi, arrêtée fin juin 2003 alors qu'elle prenait des photos devant la prison d'Evine à Téhéran, est morte d'une hémorragie cérébrale en juillet. Des coups reçus au cours de sa détention avaient été reconnus comme la cause du décès. La justice ultra-conservatrice et le ministère réformateur des Renseignements n'ont cessé de s'accuser mutuellement.
Le 24 juillet, un tribunal de Téhéran a acquitté l'agent des renseignements mis en cause, dont les avocats représentant la famille Kazemi ont pris la défense, accusant un responsable de l'autorité judiciaire d'avoir porté les coups mortels.
Fin juillet, la justice a estimé que la journaliste pouvait être morte accidentellement.
Il y a dans le dossier des preuves de la présence irrégulière d'agents de la justice et d'employés de la prison durant les interrogatoires de Mme Kazemi, a dit Me Dadkhah.
En théorie, la Cour suprême pourrait répondre à l'appel en une semaine, mais cela risque de prendre jusqu'à deux mois à cause de la surcharge de travail, a-t-il ajouté.
«Nous espérons que la Cour d'appel fera en sorte que le fils de Mme Kazemi n'ait pas à porter l'affaire devant d'autres juridictions hors d'Iran», a prévenu l'avocat.
«Nous avons demandé à ce que soient appelés à la barre le ministre des Renseignements Ali Younessi, le procureur de Téhéran Saïd Mortazavi» ainsi que le chef d'une commission parlementaire chargée d'examiner les plaintes contre les pouvoirs publics, a déclaré Mohammad Ali Dadkhah, un des membres de cette équipe, à l'AFP.
L'appel est justifié par les lacunes de l'enquête ainsi que par la nécessité de requalifier les faits en homicide volontaire, a-t-il expliqué.
Zahra Kazemi, arrêtée fin juin 2003 alors qu'elle prenait des photos devant la prison d'Evine à Téhéran, est morte d'une hémorragie cérébrale en juillet. Des coups reçus au cours de sa détention avaient été reconnus comme la cause du décès. La justice ultra-conservatrice et le ministère réformateur des Renseignements n'ont cessé de s'accuser mutuellement.
Le 24 juillet, un tribunal de Téhéran a acquitté l'agent des renseignements mis en cause, dont les avocats représentant la famille Kazemi ont pris la défense, accusant un responsable de l'autorité judiciaire d'avoir porté les coups mortels.
Fin juillet, la justice a estimé que la journaliste pouvait être morte accidentellement.
Il y a dans le dossier des preuves de la présence irrégulière d'agents de la justice et d'employés de la prison durant les interrogatoires de Mme Kazemi, a dit Me Dadkhah.
En théorie, la Cour suprême pourrait répondre à l'appel en une semaine, mais cela risque de prendre jusqu'à deux mois à cause de la surcharge de travail, a-t-il ajouté.
«Nous espérons que la Cour d'appel fera en sorte que le fils de Mme Kazemi n'ait pas à porter l'affaire devant d'autres juridictions hors d'Iran», a prévenu l'avocat.
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