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    Une douzaine d’accusations déposées contre l’ex-otage Joshua Boyle

    3 janvier 2018 | Colin Perkel - La Presse canadienne à Ottawa | Justice
    L'ex-otage Joshua Boyle doit retourner en cour à Ottawa mercredi.
    Photo: Nathan Denette La Presse canadienne L'ex-otage Joshua Boyle doit retourner en cour à Ottawa mercredi.

    L’ex-otage Joshua Boyle a été arrêté et fait face à une douzaine de chefs d’accusation, a confirmé son avocat, mardi.

     

    Le Canadien avait été relâché récemment après avoir été retenu en otage pendant plusieurs années en Afghanistan avec sa femme et leurs enfants nés en captivité.

     

    Selon l’avocat Eric Granger, des accusations d’agression sexuelle, de voies de fait et de séquestration pèsent contre Joshua Boyle.

     

    Le Service de police d’Ottawa a refusé de donner plus de détails concernant le dossier.

     

    Me Granger a souligné que son client était présumé innocent jusqu’à preuve du contraire.

     

    Joshua Boyle et sa femme d’origine américaine, Caitlan Coleman, ont été enlevés en Afghanistan en 2012. Ils ont été relâchés en octobre dernier avec leurs trois jeunes enfants.

     

    Me Granger a affirmé que son client « tenait le coup ».

     

    « Il est aussi O.K. que quiconque fait face soudainement et de façon inattendue à des accusations pour la première fois », a dit l’avocat.

     

    L’accusé doit retourner en cour à Ottawa mercredi.

     

    « Il n’a jamais eu de problèmes dans le passé, a commenté Me Granger en entrevue avec La Presse canadienne. Aucune preuve n’a été fournie pour le moment, ce qui est normal à cette étape des procédures. On attend de recevoir la preuve pour le défendre contre ces accusations. »

     

    Une ordonnance de non-publication empêche de diffuser toute information permettant d’identifier les victimes ou les témoins impliqués dans le dossier. Il est aussi interdit de publier les détails des procédures de remise en liberté sous caution.

     

    Une longue captivité

     

    M. Boyle avait déjà dit que le couple apportait son aide à des villageois dans un secteur de l’Afghanistan contrôlé par les talibans lorsqu’il a été enlevé. Il a affirmé à La Presse canadienne que les conditions durant leur épreuve de cinq ans avaient changé au fil du temps, puisqu’ils avaient été transférés de lieu de captivité à au moins trois reprises.

     

    Il a décrit le premier lieu de captivité comme ayant été « remarquablement barbare », disant que le deuxième avait été plus confortable et que, dans le troisième, sa conjointe et lui-même avaient été fréquemment séparés et tabassés.

     

    M. Boyle a affirmé que leurs ravisseurs du réseau Haqqani lié aux talibans avaient violé sa conjointe et avaient aussi causé une fausse couche. Peu après être arrivé à Toronto après leur libération, il a réclamé que justice soit faite contre ses ravisseurs.

     

    En entrevue à ABC News, Mme Coleman a relaté que les gardes avaient traîné son mari hors de leur cellule, et que l’un d’entre eux l’avait projetée au sol, en criant « je vais te tuer, je vais te tuer » avant de l’agresser sexuellement. Elle a aussi affirmé que les ravisseurs avaient frappé leur fils aîné avec un bâton.

     

    Le couple et leurs enfants s’étaient rendus au domicile des parents de M. Boyle à Smiths Falls, en Ontario, après avoir été libérés.

     

    Des photographies d’un compte Twitter sous le nom de « The Boyle Family » montrent le couple rencontrant le premier ministre Justin Trudeau en décembre.













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