Bertrand Cantat connaîtra son sort aujourd'hui
Paris — Bertrand Cantat sera fixé sur son sort aujourd'hui au tribunal Vilnius où il est jugé pour «homicide volontaire» après la mort de sa compagne, la comédienne Marie Trintignant.
Le chanteur du groupe Noir Désir, détenu depuis l'été dans la capitale lituanienne, risque une peine de cinq à 15 ans de prison.
Le procureur de Vilnius, Vladimiras Sergejevas, avait requis le 18 mars neuf ans de prison à l'encontre de Bertrand Cantat, qui a nié au cours des débats toute intention homicide.
Le procès s'était achevé le 22 mars après une dernière déclaration du chanteur. «Je sais que je ne peux rien faire, je sais que je peux seulement demander pardon, comme je l'ai fait depuis le début, demander pardon du fond du coeur».
Sept mois après la mort de l'actrice, le procès a cependant montré l'impossibilité de tout dialogue entre le chanteur, qui est à la fois l'icône et une référence pour une génération, et les proches de Marie Trintignant.
L'actrice est décédée à l'âge de 41 ans le 1er août 2003 en France des suites des coups portés par le chanteur au cours d'une violente altercation dans la nuit du 26 au 27 juillet à Vilnius, où elle tournait, sous la direction de sa mère, Nadine, un téléfilm sur Colette.
Possible appel
La semaine dernière, ses avocats avaient demandé la clémence, insistant sur la cohérence des propos de leur client et sur l'authenticité de l'amour qui le liait à Marie Trintignant.
Ils ont demandé la requalification des faits reprochés au chanteur en «homicide volontaire par imprudence», passible en droit lituanien d'une peine maximale de quatre ans de prison.
Mais, pour le procureur, l'accusé «était pleinement conscient de ses actes et ne pouvait en ignorer la gravité», même s'il juge crédible la thèse selon laquelle il n'avait pas l'intention de tuer. Il a estimé que les regrets exprimés par Bertrand Cantat devant le tribunal constituaient une circonstance atténuante, mais que l'absorption d'alcool le jour du drame était, en revanche, une circonstance aggravante.
Le jugement ne signifiera pas forcément la clôture du dossier. La famille de Marie Trintignant et Bertrand Cantat pourront l'un et l'autre faire appel, de même que le parquet de Vilnius. Une telle démarche obligerait le chanteur à passer plusieurs mois en prison à Vilnius dans l'attente d'un nouveau procès.
Lorsque la condamnation sera définitivement prononcée, son avocat, Me Olivier Metzner, pourra en revanche demander que son client puisse purger sa peine en France, comme le permet la convention judiciaire signée entre les deux pays.
Le chanteur du groupe Noir Désir, détenu depuis l'été dans la capitale lituanienne, risque une peine de cinq à 15 ans de prison.
Le procureur de Vilnius, Vladimiras Sergejevas, avait requis le 18 mars neuf ans de prison à l'encontre de Bertrand Cantat, qui a nié au cours des débats toute intention homicide.
Le procès s'était achevé le 22 mars après une dernière déclaration du chanteur. «Je sais que je ne peux rien faire, je sais que je peux seulement demander pardon, comme je l'ai fait depuis le début, demander pardon du fond du coeur».
Sept mois après la mort de l'actrice, le procès a cependant montré l'impossibilité de tout dialogue entre le chanteur, qui est à la fois l'icône et une référence pour une génération, et les proches de Marie Trintignant.
L'actrice est décédée à l'âge de 41 ans le 1er août 2003 en France des suites des coups portés par le chanteur au cours d'une violente altercation dans la nuit du 26 au 27 juillet à Vilnius, où elle tournait, sous la direction de sa mère, Nadine, un téléfilm sur Colette.
Possible appel
La semaine dernière, ses avocats avaient demandé la clémence, insistant sur la cohérence des propos de leur client et sur l'authenticité de l'amour qui le liait à Marie Trintignant.
Ils ont demandé la requalification des faits reprochés au chanteur en «homicide volontaire par imprudence», passible en droit lituanien d'une peine maximale de quatre ans de prison.
Mais, pour le procureur, l'accusé «était pleinement conscient de ses actes et ne pouvait en ignorer la gravité», même s'il juge crédible la thèse selon laquelle il n'avait pas l'intention de tuer. Il a estimé que les regrets exprimés par Bertrand Cantat devant le tribunal constituaient une circonstance atténuante, mais que l'absorption d'alcool le jour du drame était, en revanche, une circonstance aggravante.
Le jugement ne signifiera pas forcément la clôture du dossier. La famille de Marie Trintignant et Bertrand Cantat pourront l'un et l'autre faire appel, de même que le parquet de Vilnius. Une telle démarche obligerait le chanteur à passer plusieurs mois en prison à Vilnius dans l'attente d'un nouveau procès.
Lorsque la condamnation sera définitivement prononcée, son avocat, Me Olivier Metzner, pourra en revanche demander que son client puisse purger sa peine en France, comme le permet la convention judiciaire signée entre les deux pays.
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