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    Attaque de pitbulls

    Une importante somme accordée à une victime

    26 septembre 2017 |Marie-Lise Rousseau | Justice
    Un pitbull et son maître
    Photo: iStock Un pitbull et son maître

    Un jugement de la Cour supérieure rendu le 14 septembre condamne deux propriétaires de pitbulls à verser 223 000 $ en dommages et intérêts à une jeune fille de 12 ans attaquée par leurs trois chiens et à ses parents.

     

    Le drame s’est déroulé le 12 mai 2011 à La Sarre, en Abitibi, alors que Mégan Dubé, alors âgée de 12 ans, rentrait à la maison après sa journée d’école. En se dirigeant vers la porte d’entrée, elle remarque un des trois pitbulls du voisin, qui aboie férocement, à l’extérieur, sans laisse, décrit le jugement. Un deuxième pitbull, lui aussi sans laisse, arrive peu après en sautant, bloquant le chemin à la jeune fille. Ce dernier la mord au genou gauche. Puis, le premier pitbull bondit et la mord au mollet droit.

     

    Des voisins alertés par les cris accourent pour aider la fillette. Trois d’entre eux se font alors mordre, alors qu’un troisième arrive au même moment.

     

    En tentant de se réfugier à l’intérieur de la voiture d’une passante, Mégan Dubé est de nouveau attaquée par le premier pitbull qui lui saute au visage. En se protégeant d’un geste du bras, elle se fait mordre à l’épaule et à la poitrine.

     

    Trois des voisins ainsi que la jeune victime ont dû être hospitalisés d’urgence. Les chiens ont été abattus par la suite par des policiers.

     

    La somme de 223 000 $ est parmi les plus élevées pour ce type d’attaque, soutient l’avocat de la victime, Me Jonathan Gottlieb. « C’est un montant énorme, mais les souffrances de la fille et de sa famille sont énormes », affirme-t-il.

     

    Le jugement dresse une liste des nombreux maux qui affligent Mégan Dubé depuis l’attaque : cauchemars, anxiété et peur intense des chiens.

     

    Étant donné que ce jugement statue sur une question de faits, il ne devrait pas faire jurisprudence, selon le criminaliste Jean-Claude Hébert. Il pourrait néanmoins encourager d’autres victimes à entreprendre des démarches judiciaires.

     

    Par ailleurs, le règlement municipal de La Sarre prohibait les chiens de type pitbull sur son territoire au moment du drame. Selon M. Hébert, les règlements anti-pitbulls qui ont vu le jour récemment à Québec et à Montréal renforceront la sévérité des juges. « Ça incitera les juges à conclure qu’il y avait négligence. »













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