Prostitution juvénile à Québec - Les médias au banc des accusés
26 mars 2004
Justice
Dans la seule entrevue que Robert Gillet a accordée hier après avoir été reconnu coupable d'avoir obtenu contre rétribution les services sexuels d'une mineure, il a vertement dénoncé la couverture journalistique et les propos incendiaires de l'animateur de radio André Arthur, de Québec.
«Les médias sont les grands responsables de ce qui s'est passé. Lors de la conférence de presse donnée par la police, tous les médias ont pris pour du cash ce que les policiers ont dit. Aucun n'a dit: et si la police se trompait?» Aussi Robert Gillet estime-t-il que l'heure est venue pour eux de faire leur examen de conscience.
Bien qu'il ait été reconnu coupable, il se dit tout de même soulagé que le verdict soit enfin tombé. «Ça dure depuis au-delà de 15 mois. J'ai essayé de le cacher, mais ç'a été infernal», a-t-il confié.
À l'animateur Simon Durivage, Robert Gillet a reconnu avoir eu des pensées suicidaires au début. S'il avait eu une arme chez lui, il ne serait plus là aujourd'hui, a-t-il précisé.
Pour ce qui est de l'avenir, il ignore ce qu'il en fera, s'il demeurera à Québec, s'il fera de nouveau de la radio. Il n'en sait rien.
Il ignore également si les membres de la Fondation Scorpion vont finalement désarmer. M. Gillet a dit ne pas croire que leur but véritable soit de protéger les jeunes filles.
«Ils sont au service d'un gourou, André Arthur, qui leur dit quoi faire, quoi penser», a-t-il dit.
«Presque quotidiennement, il dit des mensonges, des histoires inventées, il fait preuve de mépris et de haine.»
«J'ai déjà dit des conneries en ondes, mais je n'ai jamais sciemment déchiré quelqu'un qui était à terre, jamais», a-t-il poursuivi.
Il a ensuite accusé trois ou quatre stations de radio d'avoir attisé le feu en s'intéressant à plein temps au dossier. «Leur mission était de me faire condamner», a-t-il soutenu.
En attendant de voir si son avocat décidera d'interjeter appel ou non, Robert Gillet a dit avoir l'intention de se refaire une tête, de se refaire une santé.
«Les médias sont les grands responsables de ce qui s'est passé. Lors de la conférence de presse donnée par la police, tous les médias ont pris pour du cash ce que les policiers ont dit. Aucun n'a dit: et si la police se trompait?» Aussi Robert Gillet estime-t-il que l'heure est venue pour eux de faire leur examen de conscience.
Bien qu'il ait été reconnu coupable, il se dit tout de même soulagé que le verdict soit enfin tombé. «Ça dure depuis au-delà de 15 mois. J'ai essayé de le cacher, mais ç'a été infernal», a-t-il confié.
À l'animateur Simon Durivage, Robert Gillet a reconnu avoir eu des pensées suicidaires au début. S'il avait eu une arme chez lui, il ne serait plus là aujourd'hui, a-t-il précisé.
Pour ce qui est de l'avenir, il ignore ce qu'il en fera, s'il demeurera à Québec, s'il fera de nouveau de la radio. Il n'en sait rien.
Il ignore également si les membres de la Fondation Scorpion vont finalement désarmer. M. Gillet a dit ne pas croire que leur but véritable soit de protéger les jeunes filles.
«Ils sont au service d'un gourou, André Arthur, qui leur dit quoi faire, quoi penser», a-t-il dit.
«Presque quotidiennement, il dit des mensonges, des histoires inventées, il fait preuve de mépris et de haine.»
«J'ai déjà dit des conneries en ondes, mais je n'ai jamais sciemment déchiré quelqu'un qui était à terre, jamais», a-t-il poursuivi.
Il a ensuite accusé trois ou quatre stations de radio d'avoir attisé le feu en s'intéressant à plein temps au dossier. «Leur mission était de me faire condamner», a-t-il soutenu.
En attendant de voir si son avocat décidera d'interjeter appel ou non, Robert Gillet a dit avoir l'intention de se refaire une tête, de se refaire une santé.
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