Prostitution juvénile à Québec - Le verdict surprend Gillet
26 mars 2004
Justice
Robert Gillet croyait que les jurés prendraient quelques heures seulement pour rendre leur verdict; ils ont commencé à délibérer lundi et n'ont fait connaître leur décision qu'aujourd'hui. L'ex-animateur radiophonique a été reconnu coupable d'un des trois chefs d'accusation pour lesquels il a subi un procès hyper médiatisé.
L'animateur de radio de Québec Robert Gillet, âgé de 58 ans, qui a été reconnu coupable, hier en matinée, d'avoir obtenu contre rétribution des services sexuels d'une mineure en janvier 2002, demeurera en liberté jusqu'au prononcé de la sentence.
Le juge au procès, Fraser Martin, entendra dès mardi les représentations que leur feront à ce sujet l'avocat de Gillet, Me Jacques Larochelle, et les procureurs de la Couronne.
Le juré qui a prononcé le verdict de culpabilité pour un des trois chefs d'accusation a longuement regardé Robert Gillet en quittant la salle d'audience avec ses pairs.
À la sortie de cette salle, Robert Gillet semblait abasourdi. Solidement encadré d'une dizaine de gardes de sécurité, il n'a fait qu'un seul commentaire: «Je ne comprends pas ce qui s'est passé.»
Dans son témoignage, Gillet avait reconnu avoir retenu les services de la jeune femme (alors âgée de 17 ans et demi) mais avait fait valoir qu'il l'avait crue majeure, d'autant qu'il avait assuré lui avoir demandé son âge.
Manifestement, les six hommes et six femmes qui composaient le jury ne l'ont pas cru. Ils délibéraient depuis lundi après-midi.
Par contre, le jury a rejeté les deux autres accusations: celles d'avoir obtenu les services sexuels d'une mineure (de 15 ans et demi) et de l'avoir agressée en la forçant à une pratique sexuelle contre son gré.
Il faut dire que cette dernière avait rendu un témoignage rempli de contradictions, de trous de mémoire et de sorties intempestives de la salle d'audience au moment où elle témoignait.
Pour sa défense, l'animateur avait nié tout contact avec la plus jeune des mineures et avait fourni un alibi quant au moment où les actes reprochés seraient survenus. Deux de ses amis avaient témoigné en ce sens.
Dans ses directives au jury, avant les délibérations, le juge Martin avait notamment signalé les nombreuses versions des événements données par la plus jeune des mineures. Le jury avait d'ailleurs eu l'occasion d'entendre des conversations téléphoniques entre elle et Georges Radwanli, qu'elle disait détester parce qu'il la forçait à se prostituer. Les conversations démontraient plutôt que la jeune fille téléphonait à ce Radwanli, un commerçant de Québec, pour quasiment le supplier de coucher avec elle, en plus de lui demander de lui trouver des clients.
Appel au calme
Au départ, le procès de M. Gillet devait se tenir à Québec mais avait dû être transféré à Montréal en raison du climat carrément hostile à Québec, des gens se présentant nombreux au palais de justice et invectivant l'accusé.
En cours du procès, le juge Martin a dû lancer un appel au calme aux gens venus de Québec qui exprimaient bruyamment leur désappointement de ne pouvoir entrer dans la salle d'audience, faute de place.
Juste avant de faire entrer les jurés pour le verdict, le juge Fraser a invité les gens «incapables de se tenir» à bien vouloir quitter la salle. «Aucune démonstration ne sera tolérée», a-t-il prévenu.
Avant l'ouverture du procès, M. Gillet avait demandé au juge Fraser de mettre un terme aux procédures intentées contre lui. Le juge avait refusé mais avait néanmoins jugé que l'accusé n'avait pas été traité équitablement par les policiers enquêteurs et les procureurs de la Couronne au dossier.
Le juge avait évalué que certains éléments de preuve tenaient davantage de l'intuition que d'une solide démonstration et que plusieurs acteurs au dossier non seulement manquaient d'objectivité mais avaient un parti pris contre M. Gillet.
L'accusé Gillet n'a pas eu droit à une enquête préliminaire, le sous-ministre de la Justice ayant déposé un acte d'accusation privilégié, une procédure rarement utilisée, qui permet d'aller directement au procès.
Ce jugement ne signifie toutefois pas la fin du dossier de la prostitution juvénile de Québec.
D'autres procès sont à venir pour les accusés Jean-François Guay, François Houle, Georges Radwanli, Yves Doyon, Salim Choueri, Georges Tannous et Manuel Mansour. Les procès se tiendront également à Montréal. Pour certains, cela se fera en mai, pour d'autres, en juin, et pour d'autres encore, en septembre.
L'animateur de radio de Québec Robert Gillet, âgé de 58 ans, qui a été reconnu coupable, hier en matinée, d'avoir obtenu contre rétribution des services sexuels d'une mineure en janvier 2002, demeurera en liberté jusqu'au prononcé de la sentence.
Le juge au procès, Fraser Martin, entendra dès mardi les représentations que leur feront à ce sujet l'avocat de Gillet, Me Jacques Larochelle, et les procureurs de la Couronne.
Le juré qui a prononcé le verdict de culpabilité pour un des trois chefs d'accusation a longuement regardé Robert Gillet en quittant la salle d'audience avec ses pairs.
À la sortie de cette salle, Robert Gillet semblait abasourdi. Solidement encadré d'une dizaine de gardes de sécurité, il n'a fait qu'un seul commentaire: «Je ne comprends pas ce qui s'est passé.»
Dans son témoignage, Gillet avait reconnu avoir retenu les services de la jeune femme (alors âgée de 17 ans et demi) mais avait fait valoir qu'il l'avait crue majeure, d'autant qu'il avait assuré lui avoir demandé son âge.
Manifestement, les six hommes et six femmes qui composaient le jury ne l'ont pas cru. Ils délibéraient depuis lundi après-midi.
Par contre, le jury a rejeté les deux autres accusations: celles d'avoir obtenu les services sexuels d'une mineure (de 15 ans et demi) et de l'avoir agressée en la forçant à une pratique sexuelle contre son gré.
Il faut dire que cette dernière avait rendu un témoignage rempli de contradictions, de trous de mémoire et de sorties intempestives de la salle d'audience au moment où elle témoignait.
Pour sa défense, l'animateur avait nié tout contact avec la plus jeune des mineures et avait fourni un alibi quant au moment où les actes reprochés seraient survenus. Deux de ses amis avaient témoigné en ce sens.
Dans ses directives au jury, avant les délibérations, le juge Martin avait notamment signalé les nombreuses versions des événements données par la plus jeune des mineures. Le jury avait d'ailleurs eu l'occasion d'entendre des conversations téléphoniques entre elle et Georges Radwanli, qu'elle disait détester parce qu'il la forçait à se prostituer. Les conversations démontraient plutôt que la jeune fille téléphonait à ce Radwanli, un commerçant de Québec, pour quasiment le supplier de coucher avec elle, en plus de lui demander de lui trouver des clients.
Appel au calme
Au départ, le procès de M. Gillet devait se tenir à Québec mais avait dû être transféré à Montréal en raison du climat carrément hostile à Québec, des gens se présentant nombreux au palais de justice et invectivant l'accusé.
En cours du procès, le juge Martin a dû lancer un appel au calme aux gens venus de Québec qui exprimaient bruyamment leur désappointement de ne pouvoir entrer dans la salle d'audience, faute de place.
Juste avant de faire entrer les jurés pour le verdict, le juge Fraser a invité les gens «incapables de se tenir» à bien vouloir quitter la salle. «Aucune démonstration ne sera tolérée», a-t-il prévenu.
Avant l'ouverture du procès, M. Gillet avait demandé au juge Fraser de mettre un terme aux procédures intentées contre lui. Le juge avait refusé mais avait néanmoins jugé que l'accusé n'avait pas été traité équitablement par les policiers enquêteurs et les procureurs de la Couronne au dossier.
Le juge avait évalué que certains éléments de preuve tenaient davantage de l'intuition que d'une solide démonstration et que plusieurs acteurs au dossier non seulement manquaient d'objectivité mais avaient un parti pris contre M. Gillet.
L'accusé Gillet n'a pas eu droit à une enquête préliminaire, le sous-ministre de la Justice ayant déposé un acte d'accusation privilégié, une procédure rarement utilisée, qui permet d'aller directement au procès.
Ce jugement ne signifie toutefois pas la fin du dossier de la prostitution juvénile de Québec.
D'autres procès sont à venir pour les accusés Jean-François Guay, François Houle, Georges Radwanli, Yves Doyon, Salim Choueri, Georges Tannous et Manuel Mansour. Les procès se tiendront également à Montréal. Pour certains, cela se fera en mai, pour d'autres, en juin, et pour d'autres encore, en septembre.
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