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    Meurtre au Maxi: l’accusé souffrirait de troubles d’anxiété et de dépression

    12 septembre 2017 |Améli Pineda | Justice
    Le procès se poursuit mardi au palais de justice de Montréal.
    Photo: Catherine Legault Le Devoir Le procès se poursuit mardi au palais de justice de Montréal.

    En plus d’un étui à couteau de chasse, un billet de consultation indiquant des troubles d’anxiété et d’humeur dépressive a été trouvé par des enquêteurs dans le logement de l’homme accusé d’avoir poignardé à mort une employée d’un supermarché Maxi.

     

    Lorsque les policiers ont épinglé l’homme suspecté du meurtre de Clémence Beaulieu-Patry, ils ont fouillé de fond en comble l’appartement d’Hochelaga où il habitait avec sa mère.

     

    Dans la chambre en désordre de Randy Tshilumba, les enquêteurs ont notamment mis la main sur des documents qui évoquent des troubles de santé mentale. Un avis de consultation clinique mentionne des problèmes d'« anxiété et des symptômes de dépression aggravés par sa situation sociale difficile ».

     

    La juge Hélène Di Salvo a rapidement mis en garde les jurés qu’à ce stade-ci du procès, ces éléments ne sont pas pertinents puisque le contenu n’a pas été confirmé par les experts qui les auraient établis.

     

    Un flacon de Citalopram, un médicament dont l’utilité n’a pas été spécifiée au jury, portant le nom de l’accusé, a aussi été trouvé dans une armoire de cuisine.

     

    Lors de la fouille, les policiers ont saisi l’étui d’un couteau de chasse dans un coffret de sécurité rangé dans le garde-robe de la chambre de Randy Tshilumba, a expliqué l’enquêteuse en identité judiciaire, Chantale Cusson.

     

    L’agente Cusson a également expliqué au jury avoir refait le parcours suivi par Randy Tshilumba après avoir visionné des images de surveillance du supermarché quelques heures après le drame.

     

    Le meurtre de Clémence Beaulieu-Patry n’a toutefois pas été capté par les bandes vidéo. L’enquêteur David Desrochers a expliqué plus tard que l’endroit où s’est produite l’attaque était « hors champ ».

     

    Impassible

     

    Vêtu de la même chemise bleue que lors de ses précédentes audiences, Randy Tshilumba est resté pratiquement immobile tout au long de la deuxième journée de son procès. Devant une série de photos où on aperçoit le corps de la jeune femme de 20 ans au sol, recouvert d’un drap jaune, l’homme de 21 ans n’a levé que les yeux vers l’écran qui les affichait. Les images les plus sanglantes, où on voit entre autres les blessures de la victime, ont été retirées et n’ont pas été montrées aux jurés, a expliqué la Couronne.

     

    L’accusé aurait fait le tour du supermarché avant de se rendre directement vers Clémence Beaulieu-Patry et de la poignarder à 14 reprises dans une allée de vêtements pour enfants, avait indiqué la semaine dernière la Couronne dans son exposé introductif.

     

    Dans les semaines précédant le drame, l’accusé aurait rôdé dans l’épicerie où travaillait la victime. Il s’y serait présenté trois fois « sans y faire d’achat », avait-elle aussi souligné. Randy Tshilumba et Clémence Beaulieu-Patry ont fréquenté la même école secondaire, mais n’étaient pas amis selon les premiers témoins entendus la semaine dernière.

     

    Quelques jours avant le drame, le 4 avril, l’accusé aurait abordé Clémence Beaulieu-Patry au Maxi pour lui demander notamment son numéro de téléphone. Elle aurait refusé.

     

    Le procès se poursuit mardi au palais de justice de Montréal.













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