Prostitution juvénile: un procureur indépendant pourrait être nommé
25 mars 2004
Justice
Québec — Le ministre de la Justice, Marc Bellemare, n'exclut pas la possibilité de nommer un procureur indépendant pour réexaminer l'ensemble du dossier de la prostitution juvénile à Québec lorsque les procédures actuelles seront complétées.
«C'est une possibilité», a dit M. Bellemare en anglais hier lors d'un point presse à Québec. «Nous allons penser à ça», a-t-il indiqué sans émettre d'autres commentaires.
Le ministre a fait cette affirmation alors qu'il était interviewé par les journalistes au sujet des faits troublants révélés par le contenu d'une conversation téléphonique, déposée en preuve au procès de l'animateur Robert Gillet, entre le présumé proxénète Georges Radwanli et un interlocuteur qui ne peut être identifié.
La traduction de cette conversation en arabe, réalisée pour le compte du réseau TVA, révèle que l'interlocuteur a offert à M. Radwanli de retenir les services d'une avocate bien connue de Québec dans une cause de violence conjugale.
Selon l'interlocuteur, cette avocate aurait fourni des prostituées à des juges pour ensuite se livrer à du chantage à leur endroit. L'homme ajoute qu'elle peut être payée en argent comptant.
Plus loin dans la conversation, les deux hommes tentent d'identifier un juge dans une position suffisamment délicate pour être facilement soudoyé.
L'interlocuteur de M. Radwanli suggère alors à ce dernier de s'adresser à l'avocate en question pour offrir «un petit cadeau» au juge.
«Il serait tout à fait contre-indiqué de commenter d'une quelconque façon les éléments rapportés dans le reportage», a laconiquement dit le ministre Bellemare, se réservant le droit de revenir sur le sujet, «possiblement au terme des procédures».
Même si ces révélations ont provoqué une sérieuse onde de choc hier, M. Bellemare dit ne pas ressentir «d'étonnement». «On s'attend à tout dans ce métier», a-t-il mentionné.
Le ministre de la Justice a dit qu'il ignorait si cette conversation avait fait l'objet d'une enquête ou d'une révision.
Mis au courant du dossier peu avant la période de questions à l'Assemblée nationale, le premier ministre Jean Charest a semblé troublé.
«Quand il y a des procès devant les tribunaux, il faut faire preuve de prudence avant de faire des déclarations publiques. Alors, évidemment, c'est sérieux, cette nouvelle-là. En tout cas, ce qui est allégué est sérieux, et on va réagir, c'est évident», a-t-il assuré.
«C'est une possibilité», a dit M. Bellemare en anglais hier lors d'un point presse à Québec. «Nous allons penser à ça», a-t-il indiqué sans émettre d'autres commentaires.
Le ministre a fait cette affirmation alors qu'il était interviewé par les journalistes au sujet des faits troublants révélés par le contenu d'une conversation téléphonique, déposée en preuve au procès de l'animateur Robert Gillet, entre le présumé proxénète Georges Radwanli et un interlocuteur qui ne peut être identifié.
La traduction de cette conversation en arabe, réalisée pour le compte du réseau TVA, révèle que l'interlocuteur a offert à M. Radwanli de retenir les services d'une avocate bien connue de Québec dans une cause de violence conjugale.
Selon l'interlocuteur, cette avocate aurait fourni des prostituées à des juges pour ensuite se livrer à du chantage à leur endroit. L'homme ajoute qu'elle peut être payée en argent comptant.
Plus loin dans la conversation, les deux hommes tentent d'identifier un juge dans une position suffisamment délicate pour être facilement soudoyé.
L'interlocuteur de M. Radwanli suggère alors à ce dernier de s'adresser à l'avocate en question pour offrir «un petit cadeau» au juge.
«Il serait tout à fait contre-indiqué de commenter d'une quelconque façon les éléments rapportés dans le reportage», a laconiquement dit le ministre Bellemare, se réservant le droit de revenir sur le sujet, «possiblement au terme des procédures».
Même si ces révélations ont provoqué une sérieuse onde de choc hier, M. Bellemare dit ne pas ressentir «d'étonnement». «On s'attend à tout dans ce métier», a-t-il mentionné.
Le ministre de la Justice a dit qu'il ignorait si cette conversation avait fait l'objet d'une enquête ou d'une révision.
Mis au courant du dossier peu avant la période de questions à l'Assemblée nationale, le premier ministre Jean Charest a semblé troublé.
«Quand il y a des procès devant les tribunaux, il faut faire preuve de prudence avant de faire des déclarations publiques. Alors, évidemment, c'est sérieux, cette nouvelle-là. En tout cas, ce qui est allégué est sérieux, et on va réagir, c'est évident», a-t-il assuré.
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