lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Prostitution juvénile: un procureur indépendant pourrait être nommé

25 mars 2004  Justice
Québec — Le ministre de la Justice, Marc Bellemare, n'exclut pas la possibilité de nommer un procureur indépendant pour réexaminer l'ensemble du dossier de la prostitution juvénile à Québec lorsque les procédures actuelles seront complétées.

«C'est une possibilité», a dit M. Bellemare en anglais hier lors d'un point presse à Québec. «Nous allons penser à ça», a-t-il indiqué sans émettre d'autres commentaires.

Le ministre a fait cette affirmation alors qu'il était interviewé par les journalistes au sujet des faits troublants révélés par le contenu d'une conversation téléphonique, déposée en preuve au procès de l'animateur Robert Gillet, entre le présumé proxénète Georges Radwanli et un interlocuteur qui ne peut être identifié.

La traduction de cette conversation en arabe, réalisée pour le compte du réseau TVA, révèle que l'interlocuteur a offert à M. Radwanli de retenir les services d'une avocate bien connue de Québec dans une cause de violence conjugale.

Selon l'interlocuteur, cette avocate aurait fourni des prostituées à des juges pour ensuite se livrer à du chantage à leur endroit. L'homme ajoute qu'elle peut être payée en argent comptant.

Plus loin dans la conversation, les deux hommes tentent d'identifier un juge dans une position suffisamment délicate pour être facilement soudoyé.

L'interlocuteur de M. Radwanli suggère alors à ce dernier de s'adresser à l'avocate en question pour offrir «un petit cadeau» au juge.

«Il serait tout à fait contre-indiqué de commenter d'une quelconque façon les éléments rapportés dans le reportage», a laconiquement dit le ministre Bellemare, se réservant le droit de revenir sur le sujet, «possiblement au terme des procédures».

Même si ces révélations ont provoqué une sérieuse onde de choc hier, M. Bellemare dit ne pas ressentir «d'étonnement». «On s'attend à tout dans ce métier», a-t-il mentionné.

Le ministre de la Justice a dit qu'il ignorait si cette conversation avait fait l'objet d'une enquête ou d'une révision.

Mis au courant du dossier peu avant la période de questions à l'Assemblée nationale, le premier ministre Jean Charest a semblé troublé.

«Quand il y a des procès devant les tribunaux, il faut faire preuve de prudence avant de faire des déclarations publiques. Alors, évidemment, c'est sérieux, cette nouvelle-là. En tout cas, ce qui est allégué est sérieux, et on va réagir, c'est évident», a-t-il assuré.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Dépêches
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012