Procès de Robert Gillet: le jury commencera à délibérer lundi
20 mars 2004
Justice
Les plaidoiries sont maintenant terminées au procès de Robert Gillet, accusé d'avoir payé pour les services sexuels de deux mineures et d'avoir agressé sexuellement l'une d'entre elles.
L'avocat de l'accusé, Jacques Larochelle, a d'abord pris la parole hier, qualifiant la preuve touchant la première plaignante de bricolage policier et accusant la Couronne de s'être acharnée sur son client dont elle voulait la tête à tout prix.
Me Larochelle a notamment mis en évidence que Robert Gillet était à une soirée d'anniversaire le soir du 29 novembre 2002 où les faits allégués par la première plaignante se seraient produits. Il a aussi soulevé les nombreuses contradictions et mensonges de celle-ci. Bien qu'il n'ait qu'à soulever un doute pour faire acquitter son client, il a dit avoir, pour une rare fois, le luxe de pouvoir prouver hors de tout doute l'innocence de Robert Gillet.
Quant à l'accusation touchant la seconde plaignante, maître Larochelle a fait valoir la maturité de cette dernière, notant qu'elle était âgée de 17 ans et demi à l'époque et que son apparence lui permettait de fréquenter les bars depuis l'âge de 13 ou 14 ans. Il a rappelé qu'elle avait répondu qu'elle avait 19 ans lorsque Robert Gillet lui avait demandé son âge.
Prenant la parole à son tour, la procureure de la Couronne, Geneviève Lacroix, a demandé aux jurés de ne jamais perdre de vue, en évaluant les témoignages, le fait que l'accusé est un communicateur professionnel, alors que les plaignantes étaient des adolescentes ayant un vécu pénible.
Faisant référence à la première plaignante, elle a invité le jury à se demander pourquoi elle était revenue devant la cour chaque fois après avoir quitté la salle en trombe si tout ce qu'elle disait n'était qu'un mensonge. Elle a soutenu que, même si l'adolescente avait donné plusieurs versions des faits, elle a toujours maintenu avoir vécu les événements avec Robert Gillet.
Dans le cas de la deuxième plaignante, maître Lacroix a indiqué que le fait que Robert Gillet lui avait demandé son âge montrait qu'il se doutait qu'elle était mineure. Elle a ajouté qu'il aurait dû lui demander une preuve d'identité.
Le juge Fraser Martin donnera ses directives en droit au jury lundi et celui-ci devrait commencer à délibérer durant la journée.
L'avocat de l'accusé, Jacques Larochelle, a d'abord pris la parole hier, qualifiant la preuve touchant la première plaignante de bricolage policier et accusant la Couronne de s'être acharnée sur son client dont elle voulait la tête à tout prix.
Me Larochelle a notamment mis en évidence que Robert Gillet était à une soirée d'anniversaire le soir du 29 novembre 2002 où les faits allégués par la première plaignante se seraient produits. Il a aussi soulevé les nombreuses contradictions et mensonges de celle-ci. Bien qu'il n'ait qu'à soulever un doute pour faire acquitter son client, il a dit avoir, pour une rare fois, le luxe de pouvoir prouver hors de tout doute l'innocence de Robert Gillet.
Quant à l'accusation touchant la seconde plaignante, maître Larochelle a fait valoir la maturité de cette dernière, notant qu'elle était âgée de 17 ans et demi à l'époque et que son apparence lui permettait de fréquenter les bars depuis l'âge de 13 ou 14 ans. Il a rappelé qu'elle avait répondu qu'elle avait 19 ans lorsque Robert Gillet lui avait demandé son âge.
Prenant la parole à son tour, la procureure de la Couronne, Geneviève Lacroix, a demandé aux jurés de ne jamais perdre de vue, en évaluant les témoignages, le fait que l'accusé est un communicateur professionnel, alors que les plaignantes étaient des adolescentes ayant un vécu pénible.
Faisant référence à la première plaignante, elle a invité le jury à se demander pourquoi elle était revenue devant la cour chaque fois après avoir quitté la salle en trombe si tout ce qu'elle disait n'était qu'un mensonge. Elle a soutenu que, même si l'adolescente avait donné plusieurs versions des faits, elle a toujours maintenu avoir vécu les événements avec Robert Gillet.
Dans le cas de la deuxième plaignante, maître Lacroix a indiqué que le fait que Robert Gillet lui avait demandé son âge montrait qu'il se doutait qu'elle était mineure. Elle a ajouté qu'il aurait dû lui demander une preuve d'identité.
Le juge Fraser Martin donnera ses directives en droit au jury lundi et celui-ci devrait commencer à délibérer durant la journée.
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