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    Procès pour agressions sexuelles

    La soeur de Bertrand Charest à la défense de son frère

    21 mars 2017 | Giuseppe Valiante - La Presse canadienne à Saint-Jérôme | Justice
    La soeur de Bertrand Charest a été le seul témoin entendu le lundi 20 mars au procès, à Saint-Jérôme.
    Illustration: Mike McLauglin La Presse canadienne La soeur de Bertrand Charest a été le seul témoin entendu le lundi 20 mars au procès, à Saint-Jérôme.

    Bertrand Charest était un entraîneur de ski « passionné » et « visionnaire », et ses jeunes élèves étaient joyeuses et détendues, a assuré lundi la soeur du quinquagénaire accusé d’agressions sexuelles.

     

    Isabelle Charest, elle-même une ancienne skieuse de compétition, est le premier témoin appelé à la barre par la défense au procès de l’ex-entraîneur de ski, qui fait face à 57 chefs d’accusation, notamment d’agressions sexuelles, envers 12 plaignantes âgées de 12 à 19 ans au moment des faits allégués, durant les années 1990.

     

    Mme Charest a elle-même fait du ski de haut niveau, à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Elle a expliqué lundi au Tribunal que les meilleurs entraîneurs ne sont pas simplement de bons techniciens : ils doivent aussi être des visionnaires qui savent transmettre leurs connaissances avec passion — comme le faisait Bertrand Charest.

     

    Plusieurs plaignantes sont venues raconter au procès comment l’accusé était un habile manipulateur, passant tour à tour du petit mot gentil à l’insulte, afin de garder une mainmise psychologique sur ses jeunes protégées. D’autres témoins ont aussi soutenu que l’entraîneur lançait des grossièretés aux adolescentes afin de « casser leur caractère ».

     

    Isabelle Charest a expliqué lundi que les entraîneurs doivent parfois se montrer très sévères avec les jeunes athlètes, pour leur bien.

     

    Échauffer les muscles

     

    Mme Charest a aussi soutenu qu’il y a une trentaine d’années, il était de pratique courante pour les entraîneurs de frotter les jambes et les fesses des élèves afin de garder les muscles bien échauffés et d’activer la circulation sanguine. Elle ignore cependant si cette pratique est toujours en vigueur aujourd’hui.

     

    Isabelle Charest a quitté la compétition vers 1990 et elle est allée étudier aux États-Unis jusqu’en 1995. Elle a ensuite côtoyé l’équipe de ski pilotée par son frère aîné pendant les Championnats du monde. Elle a soutenu devant le Tribunal qu’il régnait alors au sein de l’équipe une atmosphère de franche camaraderie, et que les filles semblaient être amies avec leur entraîneur.

     

    La soeur de Bertrand Charest, une ex-skieuse de compétition, témoigne au procès













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