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    Encore des problèmes pour les détenues à la prison Leclerc

    17 février 2017 |Marco Fortier | Justice
    Une vingtaine de militantes ont tenu un point de presse devant le palais de justice de Montréal, jeudi, pour inciter le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, à trouver au plus vite une solution à la détention des femmes à Montréal.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Une vingtaine de militantes ont tenu un point de presse devant le palais de justice de Montréal, jeudi, pour inciter le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, à trouver au plus vite une solution à la détention des femmes à Montréal.

    Des « problèmes systémiques » persistent dans les conditions de détention des femmes à la prison Leclerc de Laval, affirment la Ligue des droits et libertés et la Fédération des femmes du Québec.

     

    La mixité avec les détenus masculins entraîne encore des difficultés, le personnel manque de formation et l’architecture hautement sécuritaire de la prison — avec ses barbelés, ses miradors et ses couloirs étroits — est totalement inappropriée pour les 248 détenues, qui n’ont commis pour la plupart que des délits mineurs, font valoir les groupes de défense des femmes.

     

    Une vingtaine de militantes ont tenu un point de presse devant le palais de justice de Montréal, jeudi, pour inciter le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, à trouver au plus vite une solution à la détention des femmes à Montréal.

     

    « Les femmes incarcérées à Leclerc doivent vivre dans un milieu très austère et restrictif, incompatible avec leurs besoins en matière de réinsertion sociale », a dit Lucie Lemonde, professeure au Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et porte-parole de la Ligue des droits et libertés.

     

    Le gouvernement Couillard a fermé il y a un an la vieille prison Tanguay, qui était devenue insalubre. Il a transféré les 248 détenues à la prison Leclerc de Laval, qui avait aussi été condamnée par Ottawa en 2012 : l’établissement était dans un état de délabrement avancé. Le ministère québécois de la Sécurité publique avait déjà transféré 84 détenus masculins à Leclerc, parce que les prisons provinciales débordent.

     

    Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a reconnu que la cohabitation de détenus hommes et femmes ne fonctionne pas, et qu’il s’agit d’une solution temporaire. Il a confirmé l’automne dernier au Devoir qu’il compte faire construire une nouvelle prison pour femmes dans la région de Montréal. D’ici là, il a décidé de sortir les détenus masculins de la prison Leclerc. Seules des femmes seront détenues dans cet ancien pénitencier fédéral pour une période de transition dont la durée reste à déterminer.

     

    L’objectif est toujours d’avoir sorti les hommes incarcérés à Leclerc avant la fin du mois de juin 2017, a confirmé jeudi Marie-Ève Pelletier, attachée de presse du ministre Coiteux.













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