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Nouvelle frappe policière contre les Hells Angels

Quelque 400 policiers ont mené une trentaine de perquisitions et arrêté 40 personnes

Brian Myles   27 février 2004  Justice
Les policiers ont montré une partie de la drogue saisie au cours de l’opération d’hier.
Photo : Jacques Nadeau
Les policiers ont montré une partie de la drogue saisie au cours de l’opération d’hier.
Les policiers ont de nouveau frappé les Hells Angels et leur filiale des Evil Ones, sur la rive sud, en procédant hier à l'arrestation de 40 individus accusés de trafic de drogue et de gangstérisme.

Vingt-trois suspects étaient toujours au large au moment de mettre sous presse tandis que les autres comparaissaient par vidéoconférence au palais de justice de Montréal après avoir été emmenés à la prison de Bordeaux.

Quelque 400 agents de six corps policiers ont sonné la charge très tôt hier matin en procédant aux arrestations et en menant 29 perquisitions dans des domiciles et des commerces de 33 municipalités à Laval, à Montréal et en Montérégie. Le bunker des Evil Ones, une filiale des Hells implantée à Saint-Basile-le-Grand, a notamment reçu la visite des policiers.

Selon la police, cette branche des Hells Angels a pris la relève dans le trafic de drogue après l'incarcération de la plupart des membres des Nomads (l'escouade d'élite des Hells) et des Rockers, en mars 2001, lors de l'opération Printemps.

Huit membres en règle présumés des Hells Angels et un membre présumé des Evil Ones font partie des accusés. Il s'agit de Michel Bergeron, Éric Bouffard, Christian Daneault, Jacques Émond, Normand Labelle, Gaétan Proulx, Antonio Costella et Jean-Paul Ramsey (Hells) et de Martin Tremblay (Evil Ones). Émond était déjà sous les verrous après le démantèlement, mercredi, d'un réseau de prêt usuraire.

L'enquête, qui a commencé moins de six mois après l'opération Printemps, risque de donner lieu à une série de mégaprocès semblables à ceux qui ont été intentés jusqu'à maintenant contre les têtes dirigeantes des Hells.

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, a déclaré que la frappe démontre le sérieux de la lutte contre le crime organisé lancée par le gouvernement. Québec a l'intention d'aller jusqu'au bout dans son combat contre les motards criminels, a dit M. Chagnon.

Aucune accusation d'homicide n'a été portée à ce jour, mais la police invite les gens qui disposent de renseignements pertinents pouvant mener à d'autres inculpations à lui en faire part de manière confidentielle au service téléphonique antimotards (1 800 659-GANG).

Avec la Presse canadienne
 
 
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