Affaire Lizotte - L'avocat du policier à la loupe scrute le rapport d'autopsie
Jean-Pierre Lizotte a été admis à l'urgence comme un individu intoxiqué à la cocaïne, agité et agressif, en pleine possession de ses moyens malgré une coupure à la lèvre et une douleur au cou...
Une douleur au cou qui s'est révélée dramatique. Lizotte a subi une luxation aux vertèbres lors de son arrestation par le policier Giovanni Stante dans l'heure précédant son admission à l'hôpital, le 5 septembre 1999. Le déboîtement des vertèbres a causé des lésions à la moelle épinière, qui elles ont plongé Lizotte dans la paralysie.
Admis à l'urgence vers 3h15, Lizotte semblait conscient et cohérent, selon le dossier médical déposé hier dans le procès pour homicide involontaire du policier Stante. Lizotte a fait l'objet d'un premier examen par un médecin vers 6h40. «À part les douleurs au cou, il ne semble pas y avoir de manque de mouvement aux bras et aux jambes», a confirmé hier dans son témoignage le pathologiste Louis-Raymond Trudeau, après consultation du dossier. Ce n'est que vers 8h25, plus de cinq heures après l'admission de Lizotte à l'hôpital, que les médecins ont finalement détecté les blessures aux vertèbres. Le dossier ne fait aucune mention de lésions aux côtes ou à la tête.
Jean-Pierre Lizotte est mort des suites d'une pneumonie 41 jours après son arrestation. Selon l'expertise de M. Trudeau, cette pneumonie est en lien direct avec les lésions à la moelle épinière qu'il a subies.
La preuve médicale revêt une importance capitale dans le procès de Giovanni Stante. Son avocat, Michael Stober, a passé une bonne partie de la journée à contre-interroger le Dr Trudeau dans l'espoir de semer le doute dans l'esprit du jury quant à la véracité de son rapport d'autopsie et de ses conclusions.
À titre d'exemple, Me Stober a fait ressortir deux erreurs dans le rapport du Dr Trudeau. Celui-ci confond dans un passage les termes colonne vertébrale et moelle épinière. Il écrit également que Lizotte a subi des blessures à partir de la vertèbre cervicale numéro 3 (C3) jusqu'à la C6, une erreur qu'il a dû corriger dans son témoignage puisque les dommages réels vont de la C3 jusqu'à la dorsale 3. Pour des fins de compréhension, les sept vertèbres cervicales sont situées vers le haut de la colonne tandis que les 12 dorsales se trouvent au milieu.
Me Stober a également fait ressortir que Jean-Pierre Lizotte était porteur du VIH et de l'hépatite C, maladies qui le rendaient plus vulnérable face à des maladies infectieuses comme la pneumonie.
Une douleur au cou qui s'est révélée dramatique. Lizotte a subi une luxation aux vertèbres lors de son arrestation par le policier Giovanni Stante dans l'heure précédant son admission à l'hôpital, le 5 septembre 1999. Le déboîtement des vertèbres a causé des lésions à la moelle épinière, qui elles ont plongé Lizotte dans la paralysie.
Admis à l'urgence vers 3h15, Lizotte semblait conscient et cohérent, selon le dossier médical déposé hier dans le procès pour homicide involontaire du policier Stante. Lizotte a fait l'objet d'un premier examen par un médecin vers 6h40. «À part les douleurs au cou, il ne semble pas y avoir de manque de mouvement aux bras et aux jambes», a confirmé hier dans son témoignage le pathologiste Louis-Raymond Trudeau, après consultation du dossier. Ce n'est que vers 8h25, plus de cinq heures après l'admission de Lizotte à l'hôpital, que les médecins ont finalement détecté les blessures aux vertèbres. Le dossier ne fait aucune mention de lésions aux côtes ou à la tête.
Jean-Pierre Lizotte est mort des suites d'une pneumonie 41 jours après son arrestation. Selon l'expertise de M. Trudeau, cette pneumonie est en lien direct avec les lésions à la moelle épinière qu'il a subies.
La preuve médicale revêt une importance capitale dans le procès de Giovanni Stante. Son avocat, Michael Stober, a passé une bonne partie de la journée à contre-interroger le Dr Trudeau dans l'espoir de semer le doute dans l'esprit du jury quant à la véracité de son rapport d'autopsie et de ses conclusions.
À titre d'exemple, Me Stober a fait ressortir deux erreurs dans le rapport du Dr Trudeau. Celui-ci confond dans un passage les termes colonne vertébrale et moelle épinière. Il écrit également que Lizotte a subi des blessures à partir de la vertèbre cervicale numéro 3 (C3) jusqu'à la C6, une erreur qu'il a dû corriger dans son témoignage puisque les dommages réels vont de la C3 jusqu'à la dorsale 3. Pour des fins de compréhension, les sept vertèbres cervicales sont situées vers le haut de la colonne tandis que les 12 dorsales se trouvent au milieu.
Me Stober a également fait ressortir que Jean-Pierre Lizotte était porteur du VIH et de l'hépatite C, maladies qui le rendaient plus vulnérable face à des maladies infectieuses comme la pneumonie.
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