Montréal - La GRC arrête une vedette de la chanson populaire kurde
Stupeur dans la communauté kurde de Montréal. La tête d'affiche d'un festival culturel qui a débuté hier soir, le chanteur populaire kurde Armanc — sorte de Daniel Bélanger pour la diaspora —, a été arrêtée lundi en après-midi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Une arrestation mystérieuse pour plusieurs membres de la communauté qui, à quelques heures de l'ouverture des festivités hier, attendaient toujours que les autorités policières fassent la lumière sur ce «geste indélicat qui a choqué beaucoup de nos compatriotes», a expliqué Issa Salim, président de la Fédération canadienne kurde du Québec (FCK).
«C'est la première fois que j'entends parler d'une chose pareille, a commenté Lili Charoeva, de l'Institut kurde de Montréal, jointe hier par Le Devoir à sa résidence. Je pense qu'au Canada, lorsque l'on arrête une personne, il faut avoir de bonnes raisons et surtout les expliquer.»
Des explications, la GRC en avait peu à fournir hier. Par l'entremise de son porte-parole, Patrice Gélinas, la police fédérale n'a pas souhaité «confirmer ou démentir, pour des raisons juridiques et techniques», l'arrestation de la vedette kurde. Ceci, afin de ne pas «compromettre l'intégrité d'une enquête en cours». Une déclaration qui était jumelée à ces propos énigmatiques: «La personne n'est pas détenue aux bureaux de la GRC à Montréal. Elle peut aussi communiquer avec qui de droit si elle le désire», a ajouté M. Gélinas.
Selon plusieurs témoins, Armanc, un citoyen suédois de passage à Montréal depuis deux semaines, où il devait hier soir faire découvrir aux Kurdes canadiens les sonorités de son dernier album intitulé Disa, a été intercepté «rudement» par les policiers en début d'après-midi lundi devant les locaux de la Fédération canadienne kurde du Québec, situés rue Jean-Talon Est à Montréal.
«Nous devions parler des préparatifs de la soirée d'aujourd'hui [hier], a expliqué Issa Salim. C'est un festival culturel qui débute pour réunir toutes les familles kurdes pendant ce temps des Fêtes. C'est un événement important pour nous et je ne sais pas comment les membres de la communauté vont réagir en découvrant qu'Armanc n'est pas là et qu'il a été arrêté sans explication. Dans un pays comme le Canada, c'est un comportement inadmissible.» Le chanteur devait également se rendre à Toronto, le 28 décembre prochain, pour livrer un concert similaire aux Kurdes ayant élu domicile dans la Ville reine.
Selon le président de la fédération, les Kurdes vivant — ou de passage — au Canada sont, par les temps qui courent, de plus en plus l'objet de «pressions» de la part des forces policières. «Mais nous ne savons pas pourquoi», dit ce propriétaire d'un restaurant à Laval qui oeuvre bénévolement au sein de la fédération, un organisme chargé d'encadrer les Kurdes arrivant au pays pour les aider à bien s'intégrer à la société québécoise, explique-t-il.
Tout aussi inexplicable est pour lui l'arrestation d'Armanc, «un chanteur populaire de grande qualité et d'une grande gentillesse» qui déchaîne les passions chez les Kurdes dispersés un peu partout sur le globe avec ses chansons d'amour, ses cris de liberté et ses récits du quotidien kurde mis en musique à la sauce occidentale. «Le seul crime qu'a pu commettre cet homme, c'est de parler et de chanter librement», dit-il.
En soirée hier, des informations circulaient, dans une communauté passablement bouleversée par les événements, selon lesquelles le chanteur avait finalement été transféré au Centre de détention de Rivière-des-Prairies — un établissement carcéral provincial hébergeant d'ordinaire des personnes condamnées — dans l'attente d'une comparution devant des fonctionnaires du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration du Québec fixée à 10h ce matin. Il a toutefois été impossible de faire confirmer cette information par le gouvernement du Québec.
«C'est la première fois que j'entends parler d'une chose pareille, a commenté Lili Charoeva, de l'Institut kurde de Montréal, jointe hier par Le Devoir à sa résidence. Je pense qu'au Canada, lorsque l'on arrête une personne, il faut avoir de bonnes raisons et surtout les expliquer.»
Des explications, la GRC en avait peu à fournir hier. Par l'entremise de son porte-parole, Patrice Gélinas, la police fédérale n'a pas souhaité «confirmer ou démentir, pour des raisons juridiques et techniques», l'arrestation de la vedette kurde. Ceci, afin de ne pas «compromettre l'intégrité d'une enquête en cours». Une déclaration qui était jumelée à ces propos énigmatiques: «La personne n'est pas détenue aux bureaux de la GRC à Montréal. Elle peut aussi communiquer avec qui de droit si elle le désire», a ajouté M. Gélinas.
Selon plusieurs témoins, Armanc, un citoyen suédois de passage à Montréal depuis deux semaines, où il devait hier soir faire découvrir aux Kurdes canadiens les sonorités de son dernier album intitulé Disa, a été intercepté «rudement» par les policiers en début d'après-midi lundi devant les locaux de la Fédération canadienne kurde du Québec, situés rue Jean-Talon Est à Montréal.
«Nous devions parler des préparatifs de la soirée d'aujourd'hui [hier], a expliqué Issa Salim. C'est un festival culturel qui débute pour réunir toutes les familles kurdes pendant ce temps des Fêtes. C'est un événement important pour nous et je ne sais pas comment les membres de la communauté vont réagir en découvrant qu'Armanc n'est pas là et qu'il a été arrêté sans explication. Dans un pays comme le Canada, c'est un comportement inadmissible.» Le chanteur devait également se rendre à Toronto, le 28 décembre prochain, pour livrer un concert similaire aux Kurdes ayant élu domicile dans la Ville reine.
Selon le président de la fédération, les Kurdes vivant — ou de passage — au Canada sont, par les temps qui courent, de plus en plus l'objet de «pressions» de la part des forces policières. «Mais nous ne savons pas pourquoi», dit ce propriétaire d'un restaurant à Laval qui oeuvre bénévolement au sein de la fédération, un organisme chargé d'encadrer les Kurdes arrivant au pays pour les aider à bien s'intégrer à la société québécoise, explique-t-il.
Tout aussi inexplicable est pour lui l'arrestation d'Armanc, «un chanteur populaire de grande qualité et d'une grande gentillesse» qui déchaîne les passions chez les Kurdes dispersés un peu partout sur le globe avec ses chansons d'amour, ses cris de liberté et ses récits du quotidien kurde mis en musique à la sauce occidentale. «Le seul crime qu'a pu commettre cet homme, c'est de parler et de chanter librement», dit-il.
En soirée hier, des informations circulaient, dans une communauté passablement bouleversée par les événements, selon lesquelles le chanteur avait finalement été transféré au Centre de détention de Rivière-des-Prairies — un établissement carcéral provincial hébergeant d'ordinaire des personnes condamnées — dans l'attente d'une comparution devant des fonctionnaires du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration du Québec fixée à 10h ce matin. Il a toutefois été impossible de faire confirmer cette information par le gouvernement du Québec.
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