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    Allégations de corruption - Arthur Porter est arrêté au Panama

    Arthur Porter, alors qu'il était directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), en 2007.
    Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Arthur Porter, alors qu'il était directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), en 2007.
    L’ex-directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Arthur Porter, a été arrêté par les autorités du Panama, a annoncé lundi soir le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière.


    L’arrestation de M. Porter de même que celle de sa conjointe, Pamela, ont eu lieu lundi et ont été réalisées par la police panaméenne, en collaboration avec le Service des enquêtes sur la corruption de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada et d’Interpol. Un processus d’extradition visant les deux accusés est présentement en cours.

    Le Bureau de lutte contre la corruption et la malversation du Directeur des poursuites criminelles et pénales avait autorisé des chefs d’accusation pour fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement, abus de confiance, commissions secrètes et recyclage des produits de la criminalité contre Arthur Porter.

    Quant à Pamela Mattock Porter, elle fait face à des chefs d’accusation pour recyclage des produits de la criminalité et pour complot.

    L’Unité permanente anticorruption a lancé en février un mandat d’arrêt contre le médecin, qui est accusé de corruption en lien avec la construction du CUSM, un projet de 1,3 milliard de dollars. M. Porter en était son directeur lorsque la fraude aurait prétendument eu lieu, entre 2008 et 2011. Il a quitté son poste en 2011 lorsque des allégations de mauvaise gestion ont fait les manchettes.
     
    Service de renseignement

    Arthur Porter a déjà dirigé le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS). Il y a cinq ans, les conservateurs ont nommé M. Porter à la tête du CSARS, qui garde un œil sur le Service canadien de renseignement de sécurité et gère les plaintes contre cette agence fédérale.

    C’est le premier ministre Stephen Harper qui l’avait nommé à ce poste. M. Harper avait fait valoir que les gestes criminels allégués de M. Porter n’avaient rien à voir avec le travail qu’il avait accompli pour le gouvernement du Canada.

    Le médecin est devenu président de ce comité en 2010, mais a abruptement démissionné l’année suivante, dans la foulée de questions sur ses tractations avec un lobbyiste international bien connu pour un projet de développement en Afrique.

    Le Dr Arthur Porter, qui résidait désormais aux Bahamas, soutenait en février, lors d’une entrevue accordée à l’Associated Press, que si des enquêteurs québécois voulaient l’interroger, ils devaient prendre l’avion pour venir le rencontrer sur place. Il disait souffrir d’un cancer du poumon qui s’est propagé à son foie. Ottawa avait déjà tenté d’obtenir son extradition.












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