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Nouvelle drogue de synthèse à haut risque: le SPVM et la santé publique sont inquiets

13 mai 2013 16h07 | Amélie Daoust-Boisvert | Justice
Le SPVM a saisi d’importantes quantités d’ecstasy, d’oxycodone, de speed, de Viagra et de Cialis de contrefaçon et de stéroïdes, certains portant des logos connus, notamment le «F» de Facebook.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Le SPVM a saisi d’importantes quantités d’ecstasy, d’oxycodone, de speed, de Viagra et de Cialis de contrefaçon et de stéroïdes, certains portant des logos connus, notamment le «F» de Facebook.
Suite à la saisie d’un laboratoire de fabrication d’une nouvelle drogue de synthèse à haut risque, la santé publique et le SPVM mettent la population en garde.

Le Desmétyl-Fentanyl est un dérivé d’un anesthésiant, légal celui-là. Selon le SPVM, cette drogue de synthèse est 40 fois plus puissante que l’héroïne. Il a même incommodé quatre policiers qui l’ont manipulé dans le cadre de l’enquête. Aux prises avec des symptômes cardiaques, l’un d’entre eux a même dû être transporté à l’hôpital, a révélé le SPVM lors d’une conférence de presse conjointe avec la santé publique, lundi matin.

 

Dans le cadre de cette opération, le SPVM a également saisi d’importantes quantités d’ecstasy, d’oxycodone, de speed, de Viagra et de Cialis de contrefaçon et de stéroïdes, certains portant des logos connus, notamment le «F» de Facebook. Ce qui fait dire au policier Mario Guérin, chef du Service à la communauté de la région Sud du SPVM, que «la clientèle cible, ce sont nos ados, nos jeunes».

Rafle historique


La rafle est historique: les policiers ont saisi assez de matériel pour la fabrication de trois millions de comprimés de ces différentes drogues. Les deux individus arrêtés s’apprêtaient d’ailleurs à en expédier une certaine quantité aux États-Unis. Ils en auraient également écoulé sur Internet.

 

Fabriqués par des «chimistes improvisés» dans des «locaux insalubres», ces comprimés étaient distribués sur la rue et dans les bars, selon le SPVM.

 

«Il en reste sans doute en circulation», avertit la Dr Danielle Auger, de la direction de la santé publique du ministère de la Santé. Elle invite toute personne ressentant des malaises après en avoir consommé à se rendre aux urgences. Elle ne peut indiquer si les hôpitaux ont été confrontés à des cas concrets d’intoxication à cette nouvelle drogue.

 

Certains de ces comprimés pourraient être toujours en circulation. Le SPVM et la santé publique en appellent à la plus grande prudence.

 

Le Desmétyl-Fentanyl, portant parfois la mention «phantom 100» sur le comprimé, est-il la «réponse» du marché des drogues illicites à la disparition d’OxyContin? En mars, la compagnie Purdue Pharma Canada a cessé de fabriquer cet antidouleur, le remplaçant par l’OxyNéo, un comprimé qui, en principe, ne peut ni être réduit en poudre ni injecté, rendant son utilisation illicite moins probable.

De plus, le médicament est passé de la liste générale à celle des produits d’exceptions, empêchant les médecins de le prescrire facilement. En février, les chefs des Premières nations ontariennes ont averti qu’ils craignaient une véritable crise, puisque de nombreux autochtones du nord de la province, dépendants à l’Oxycontin, chercheraient une alternative, et la trouveraient probablement dans des drogues plus puissantes et plus dangereuses.

 
 
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