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Magnotta: la juge statuera mardi sur la demande de huis clos

12 mars 2013 | La Presse canadienne | Justice
Les avocats de Luka Rocco Magnotta, Pierre Panaccio (à l’avant-plan) et Luc Leclair (à gauche), ont demandé à la cour que l’enquête préliminaire de leur client se déroule à huis clos.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Les avocats de Luka Rocco Magnotta, Pierre Panaccio (à l’avant-plan) et Luc Leclair (à gauche), ont demandé à la cour que l’enquête préliminaire de leur client se déroule à huis clos.
Le présumé tueur Luka Rocco Magnotta était de retour au palais de justice de Montréal, lundi, pour le début de son enquête préliminaire.

Magnotta est accusé d’avoir tué et démembré un étudiant chinois, Jun Lin, en mai dernier à Montréal.


Il s’est présenté tout de blanc vêtu, portant pantalon et t-shirt. Il est demeuré presque immobile et impassible tout au long de la procédure, comme à chacune de ses présences en cour jusqu’ici.


Son avocat, Luc Leclair, a demandé que l’enquête préliminaire se déroule à huis clos, ce qui en interdirait l’accès au public et aux journalistes, alléguant que toute information qui filtrerait de la salle d’audience pourrait porter atteinte au droit de son client à subir un procès juste et équitable.


L’avocat qui représente la famille de la victime s’est opposé à cette requête, tout comme les avocats qui représentent les médias. L’un d’eux, Me Mark Bantey, a expliqué à la sortie de l’audience que l’ordonnance de non-publication qui est déjà en vigueur répond aux besoins de la défense. « Nous prétendons qu’une ordonnance de non-publication est amplement suffisante pour protéger les droits d’un accusé à un procès équitable et il n’est pas nécessaire d’exclure le public ou les journalistes de la salle. Au contraire, il est essentiel que les journalistes et le public soient là pour examiner la procédure », a-t-il affirmé.


Excessif, dit la couronne


Me Bantey a ajouté que la demande de huis clos lui semblait excessive. « C’est inusité. Je n’ai jamais vu le public exclu d’une enquête préliminaire, sauf dans un cas rendu en 1982 et c’était bien avant les décisions de la Cour suprême sur les ordonnances de non-publication dans les arrêts Dagenais et Mentuck », a-t-il précisé.


La juge Lori-Renée Weitzman, qui préside l’audience, a pris l’affaire en délibéré en promettant de se prononcer mardi matin.


L’Ontarien âgé de 30 ans est accusé du meurtre prémédité de Jun Lin, un étudiant d’origine chinoise qui fréquentait l’Université Concordia. Il aurait ensuite démembré son cadavre dans son petit appartement du quartier Côte-des-Neiges et aurait expédié certains des membres par la poste. Des membres du corps de Jun Lin avaient été retrouvés un peu partout à travers le pays. Des paquets avaient été envoyés dans les bureaux du Parti conservateur du Canada à Ottawa, du Parti libéral du Canada et dans deux écoles de Vancouver.

 
 
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