Pénitenciers fédéraux: l'écart entre le nombre de détenus autochtones et non autochtones s'agrandit
Ottawa — L'enquêteur correctionnel du Canada n'accorde pas la note de passage au système correctionnel du pays en ce qui concerne la manière dont sont traités les Autochtones derrière les barreaux.
Dans son rapport, Howard Sapers indique que l'écart entre le taux d'incarcération des Autochtones et des non-Autochtones s'agrandit.
M. Sapers ajoute que dans les pénitenciers fédéraux, environ un détenu sur quatre est un Autochtone.
Il précise cependant que les mesures du système judiciaire visant précisément les Autochtones sont sous-financées de façon chronique.
M. Sapers demande donc au gouvernement Harper d'augmenter de manière significative ce financement, afin de pouvoir mieux s'occuper des détenus autochtones.
Il recommande aussi la nomination d'un sous-commissaire des services correctionnels pour les Autochtones, afin de s'assurer que le gouvernement soit au courant des taux d'incarcération dans cette population.
Le président par intérim de la Commission canadienne des droits de la personne, M. David Langtry, a affirmé pour sa part, par voie de communiqué, que «ces problèmes exigent une attention immédiate.»
Détenues autochtones, les plus vulnérables
M. Langtry a mis particulièrement en lumière la situation des femmes autochtones dans le système correctionnel. «On observe toujours un nombre disproportionné de femmes autochtones en isolement cellulaire, ce qui entrave leur accès aux programmes de réhabilitation.»
La surreprésentation de ces dernières est d'autant un problème qu'elles purgeraient aussi des peines plus longues, réalités confirmées aujourd'hui par l'enquêteur correctionnel.
«Les femmes autochtones sont les plus vulnérables d'entre toutes. [...] Le nombre élevé des dossiers non résolus de femmes autochtones disparues ou assassinées est associé à la violence, à la pauvreté et à la marginalisation qu'elles ont connues», a insisté M. Langtry.
Dans son rapport, Howard Sapers indique que l'écart entre le taux d'incarcération des Autochtones et des non-Autochtones s'agrandit.
M. Sapers ajoute que dans les pénitenciers fédéraux, environ un détenu sur quatre est un Autochtone.
Il précise cependant que les mesures du système judiciaire visant précisément les Autochtones sont sous-financées de façon chronique.
M. Sapers demande donc au gouvernement Harper d'augmenter de manière significative ce financement, afin de pouvoir mieux s'occuper des détenus autochtones.
Il recommande aussi la nomination d'un sous-commissaire des services correctionnels pour les Autochtones, afin de s'assurer que le gouvernement soit au courant des taux d'incarcération dans cette population.
Le président par intérim de la Commission canadienne des droits de la personne, M. David Langtry, a affirmé pour sa part, par voie de communiqué, que «ces problèmes exigent une attention immédiate.»
Détenues autochtones, les plus vulnérables
M. Langtry a mis particulièrement en lumière la situation des femmes autochtones dans le système correctionnel. «On observe toujours un nombre disproportionné de femmes autochtones en isolement cellulaire, ce qui entrave leur accès aux programmes de réhabilitation.»
La surreprésentation de ces dernières est d'autant un problème qu'elles purgeraient aussi des peines plus longues, réalités confirmées aujourd'hui par l'enquêteur correctionnel.
«Les femmes autochtones sont les plus vulnérables d'entre toutes. [...] Le nombre élevé des dossiers non résolus de femmes autochtones disparues ou assassinées est associé à la violence, à la pauvreté et à la marginalisation qu'elles ont connues», a insisté M. Langtry.








