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Gilles Vaillancourt fait de nouveau l'objet d'une perquisition de l'UPAC

24 octobre 2012 17h14 | Brian Myles | Justice
Le maire Vaillancourt est ciblé pour la troisième fois par l’UPAC. Les 4 et 5 octobre derniers, les enquêteurs ont perquisitionné ses bureaux de l’hôtel de ville, sa résidence principale et son condo. 
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Le maire Vaillancourt est ciblé pour la troisième fois par l’UPAC. Les 4 et 5 octobre derniers, les enquêteurs ont perquisitionné ses bureaux de l’hôtel de ville, sa résidence principale et son condo. 
Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, fait encore l’objet d’une perquisition de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Les enquêteurs ont saisi ce matin le contenu de coffrets de sûreté enregistrés à son nom, dans deux succursales bancaires. M. Vaillancourt présidait une séance du comité exécutif de la Ville au moment des frappes. Aucune arrestation n’a été effectuée.

Le maire Vaillancourt est ciblé pour la troisième fois par l’UPAC. Les 4 et 5 octobre derniers, les enquêteurs ont perquisitionné ses bureaux de l’hôtel de ville, sa résidence principale et son condo.

Le maire a fait une brève déclaration publique, l’après-midi du 5 octobre, pour clamer son innocence. Il a alors refusé de répondre aux questions des journalistes.

Sa déclaration suivait les perquisitions du 4 octobre à l’hôtel de ville et à sa résidence principale.

Le soir même, l’UPAC frappait de nouveau dans son condo et un local de rangement. Le condo d’une valeur de près d’un million est enregistré au nom de la cousine de M. Vaillancourt, mais celui-ci est réputé être le propriétaire par les policiers.

Gilles Vaillancourt est la principale cible d’une vaste enquête de l’UPAC sur la corruption et la collusion dans l’octroi des contrats à Laval.

Encore cette semaine une enquête de la Gazette révélait que les deux tiers des contributeurs à la caisse électorale de son parti, le PRO, font partie de firmes qui obtiennent la majorité des contrats publics.

L’entrepreneur Lino Zambito a déclaré à la Commission Charbonneau que le maire de Laval touchait une ristourne de 2,5 % sur la valeur des contrats.

Plusieurs entreprises qu’il a identifiées comme faisant partie d’un cartel à Laval ont aussi fait l’objet de perquisitions de l’UPAC.

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