Grand Prix: pas de profilage politique, dit le SPVM
Les accusations de profilage politique portées contre les policiers sont dépourvues de fondement, selon le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent.
M. Parent a fait le point aujourd'hui à la suite des opérations policières du week-end du Grand Prix. Au total, 34 personnes ont été interceptées, détenues pour la durée de la course et relâchées à la station de métro Jean-Drapeau. Un seul homme a été accusé en vertu des règlements municipaux pour port d’un couteau.
«Ces arrestations ont été effectuées uniquement sur la base des motifs raisonnables», assure Marc Parent.
«Il n’y avait pas de fouille ni d’interpellation systémique sur les gens qui arboraient le carré rouge», a-t-il ajouté, réfutant les allégations de profilage systémique véhiculées par les associations étudiantes.
Le contentieux du SPVM est «à l’aise» avec l’approche. Les arrestations préventives paraissaient justifiées pour les avocats de la Ville compte tenu du risque de menace élevé exprimé publiquement.
Les policiers ont saisi plusieurs objets incompatibles avec la passion du sport automobile: des déguisements (cagoules, lunettes de ski), des sacs remplis de pierres ou de briques, une arme artisanale et des répliques d’une mitraillette AK-47 et d’un lance-roquettes.
Deux grandes menaces pesaient contre le Grand Prix : un effort concerté pour congestionner les lignes de métro, par une occupation de masse dans les wagons, et une volonté de perturber «carrément le Grand Prix lui-même».
«Les [objets] saisis démontrent qu’il y avait une orchestration pour mettre en péril la tenue de l’événement et le sentiment de sécurité », a dit Marc Parent.
La police est soulagée d’être intervenue afin d’éviter ces perturbations. Pourtant, aucune des 34 personnes arrêtées de manière préventive, en vertu de l’article 31 du Code criminel, n’avait de billet pour accéder au site et s’approcher des bolides.
Cinquante autres personnes ont été empêchées de prendre le métro pour se rendre à l’Île Sainte-Hélène. Elles auraient refusé de se soumettre à l’inspection de leurs sacs, selon le SPVM.
Le carré rouge ciblé?
Des témoins rapportent sur les médias sociaux et au Devoir qu’ils ont été ciblés injustement parce qu’ils arboraient le carré rouge.
Marc Parent assure qu’il n’en est rien. Sur les 50 personnes refoulées au métro, la moitié ne portait pas le carré rouge, dit-il.
M. Parent a pris ses distances des affirmations de la ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, qui réduit désormais le carré rouge à un symbole de « violence » et « d’intimidation ».
« Je n’associe pas le carré rouge à la violence ou à des comportements inacceptables. Ça n’a absolument rien à voir », a-t-il dit.
L’approche du SPVM n’a pas changé en 120 jours de conflit, affirme M. Parent. « Nous respectons le droit de manifester tant et aussi longtemps qu’aucun acte criminel n’est effectué et qu’il n’y a pas de menace à la sécurité des gens. »
Langage injustifié
Des vérifications sont en cours auprès des policiers responsables de l’interpellation de deux journalistes du Devoir. Venus incognito sur le site du Grand Prix avec des carrés rouges, samedi, ils ont été refoulés au métro Berri-UQAM.
Les policiers ont justifié la fouille de leurs effets personnels par le fait qu’ils arboraient « un signe révolutionnaire ». Ils ont aussi affirmé que le Parc Jean-Drapeau était transformé en « un lieu privé ouvert au public » pour le Grand Prix. « Les organisateurs ne veulent pas de vous ici », ont-ils ajouté.
Selon Marc Parent, aucune intervention ne justifie l’utilisation d’un tel langage par les policiers. « Au départ, c’est le genre de propos qu’on n’entérine pas », a-t-il dit. On a une politique, en terme de profilage racial ou politique. Il n’est pas question qu’on accepte ce genre d’intervention basée sur des biais ou des préjugés.»
Manifestations nocturnes
Le directeur du SPVM se dit préoccupé par l’intensification des manifestations nocturnes lors de la fin de semaine du Grand Prix. En quatre jours, 130 personnes ont été arrêtées pour méfait, voies de fait contre les policiers, menaces, entrave au travail des policiers, possession de matériel incendiaire, agression armée et diverses infractions aux règlements municipaux.
Marc Parent est inquiet pour la survie du lien de confiance entre la police et la population. « Normalement, 80 % de notre travail, c’est la relation d’aide, le travail communautaire et le rapprochement avec les citoyens. Actuellement, 80 % du travail, c’est de la répression ou de l’intervention musclée avec des groupes d’intervention armés et outillés pour gérer des mouvements de foule. »
M. Parent a fait le point aujourd'hui à la suite des opérations policières du week-end du Grand Prix. Au total, 34 personnes ont été interceptées, détenues pour la durée de la course et relâchées à la station de métro Jean-Drapeau. Un seul homme a été accusé en vertu des règlements municipaux pour port d’un couteau.
«Ces arrestations ont été effectuées uniquement sur la base des motifs raisonnables», assure Marc Parent.
«Il n’y avait pas de fouille ni d’interpellation systémique sur les gens qui arboraient le carré rouge», a-t-il ajouté, réfutant les allégations de profilage systémique véhiculées par les associations étudiantes.
Le contentieux du SPVM est «à l’aise» avec l’approche. Les arrestations préventives paraissaient justifiées pour les avocats de la Ville compte tenu du risque de menace élevé exprimé publiquement.
Les policiers ont saisi plusieurs objets incompatibles avec la passion du sport automobile: des déguisements (cagoules, lunettes de ski), des sacs remplis de pierres ou de briques, une arme artisanale et des répliques d’une mitraillette AK-47 et d’un lance-roquettes.
Deux grandes menaces pesaient contre le Grand Prix : un effort concerté pour congestionner les lignes de métro, par une occupation de masse dans les wagons, et une volonté de perturber «carrément le Grand Prix lui-même».
«Les [objets] saisis démontrent qu’il y avait une orchestration pour mettre en péril la tenue de l’événement et le sentiment de sécurité », a dit Marc Parent.
La police est soulagée d’être intervenue afin d’éviter ces perturbations. Pourtant, aucune des 34 personnes arrêtées de manière préventive, en vertu de l’article 31 du Code criminel, n’avait de billet pour accéder au site et s’approcher des bolides.
Cinquante autres personnes ont été empêchées de prendre le métro pour se rendre à l’Île Sainte-Hélène. Elles auraient refusé de se soumettre à l’inspection de leurs sacs, selon le SPVM.
Le carré rouge ciblé?
Des témoins rapportent sur les médias sociaux et au Devoir qu’ils ont été ciblés injustement parce qu’ils arboraient le carré rouge.
Marc Parent assure qu’il n’en est rien. Sur les 50 personnes refoulées au métro, la moitié ne portait pas le carré rouge, dit-il.
M. Parent a pris ses distances des affirmations de la ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, qui réduit désormais le carré rouge à un symbole de « violence » et « d’intimidation ».
« Je n’associe pas le carré rouge à la violence ou à des comportements inacceptables. Ça n’a absolument rien à voir », a-t-il dit.
L’approche du SPVM n’a pas changé en 120 jours de conflit, affirme M. Parent. « Nous respectons le droit de manifester tant et aussi longtemps qu’aucun acte criminel n’est effectué et qu’il n’y a pas de menace à la sécurité des gens. »
Langage injustifié
Des vérifications sont en cours auprès des policiers responsables de l’interpellation de deux journalistes du Devoir. Venus incognito sur le site du Grand Prix avec des carrés rouges, samedi, ils ont été refoulés au métro Berri-UQAM.
Les policiers ont justifié la fouille de leurs effets personnels par le fait qu’ils arboraient « un signe révolutionnaire ». Ils ont aussi affirmé que le Parc Jean-Drapeau était transformé en « un lieu privé ouvert au public » pour le Grand Prix. « Les organisateurs ne veulent pas de vous ici », ont-ils ajouté.
Selon Marc Parent, aucune intervention ne justifie l’utilisation d’un tel langage par les policiers. « Au départ, c’est le genre de propos qu’on n’entérine pas », a-t-il dit. On a une politique, en terme de profilage racial ou politique. Il n’est pas question qu’on accepte ce genre d’intervention basée sur des biais ou des préjugés.»
Manifestations nocturnes
Le directeur du SPVM se dit préoccupé par l’intensification des manifestations nocturnes lors de la fin de semaine du Grand Prix. En quatre jours, 130 personnes ont été arrêtées pour méfait, voies de fait contre les policiers, menaces, entrave au travail des policiers, possession de matériel incendiaire, agression armée et diverses infractions aux règlements municipaux.
Marc Parent est inquiet pour la survie du lien de confiance entre la police et la population. « Normalement, 80 % de notre travail, c’est la relation d’aide, le travail communautaire et le rapprochement avec les citoyens. Actuellement, 80 % du travail, c’est de la répression ou de l’intervention musclée avec des groupes d’intervention armés et outillés pour gérer des mouvements de foule. »








