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L’International désavoue Diane Lemieux

Le syndicat demande à la ministre du Travail de dénouer l’impasse à la CCQ

8 juin 2012 | Brian Myles | Justice
La tension monte à la Commission de la construction du Québec (CCQ). L’international, un syndicat de 45 000 membres, désavoue la p.-d.g., Diane Lemieux, et exige une intervention de la ministre du Travail pour mettre fin au conflit.

Le directeur général du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), Donald Fortin, prend ses distances de la stratégie patronale dans le litige avec les 600 employés de bureau, présentement en grève générale illimitée.


« Diane Lemieux se comporte comme si elle était ministre. Elle est méprisante et arrogante », a-t-il dit hier.


M. Fortin siège au conseil d’administration de la CCQ. Il est bien au fait du conflit opposant la direction au Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB-FTQ). Il est parfaitement d’accord avec l’idée de réduire le déficit de solvabilité du régime de retraite, passé de 5 millions de dollars en 2007 à 123 millions l’an dernier, selon les estimations. « Il y a un vrai problème, et on ne peut pas continuer comme ça », croit-il.


Mais il remet en question les méthodes de Mme Lemieux. Le Conseil du trésor, le bureau du premier ministre et le président de la FTQ voyaient d’un bon oeil l’hypothèse de règlement concoctée dimanche par le médiateur Jean-Pierre Gosselin. Celui-ci proposait des mesures pour contenir le déficit du régime de retraite, tout en ramenant son coût global à 17 % de la masse salariale.


Lors d’une séance extraordinaire du conseil de la CCQ, dans la soirée de dimanche, Mme Lemieux et son équipe semblaient plus préoccupées par l’affront de Québec. « Ils avaient l’impression qu’on avait passé par-dessus leur tête pour régler le conflit », a dit M. Fortin.


M. Fortin a été surpris d’apprendre dans les médias que le CA avait rejeté l’hypothèse de règlement. « Le débat sur l’offre n’a même pas été fait », dit-il.


L’International a écrit à la ministre Thériault, pour lui demander de « faire appliquer dans les plus brefs délais » la solution du conciliateur.


Le syndicat accuse la CCQ d’avoir rendu « pratiquement impossible le dénouement de l’impasse » en négociant sur la place publique.


La CCQ affirmait dans son communiqué de mardi que l’hypothèse « n’était pas suffisante », mais qu’elle constituait une bonne base pour reprendre les négociations. « La CCQ génère de la confusion dans ses prises de position publiques et semble vouloir étirer le conflit indûment », accuse l’International.

 
 
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