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Fuites au SPVM: Charest dit que les médias n’ont rien à craindre

La Presse canadienne   10 février 2012 16h31  Justice
Victoriaville — Les journalistes n’ont rien à craindre de l’enquête à venir visant à déterminer comment les médias ont été informés de l’existence d’une taupe à la police de Montréal, selon le premier ministre Jean Charest.

Il est important que «la presse puisse jouer son rôle sans intervention, sans avoir de pression, sans se faire imposer d’agenda», a-t-il dit, aujourd'hui, en conférence de presse, au terme d’un caucus de deux jours des députés libéraux réunis à Victoriaville.

L’enquête «ne vise pas les journalistes, cela vise des activités policières», a-t-il insisté, alors que les reporters présents multipliaient les questions en vue de savoir si des collègues allaient devoir dévoiler leurs sources.

À propos de possibles écoutes électroniques des journalistes, M. Charest a dit qu’il y avait «des règles dans notre société sur l’écoute électronique».

«Je n’ai pas l’intention de me mêler des enquêtes», a-t-il ajouté, réaffirmant le caractère apolitique de la demande d’enquête, comme l’avait fait la veille le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.

Ce dernier s’était défendu d’avoir fait preuve d’ingérence politique en demandant à la Sûreté du Québec (SQ) de trouver l’origine de fuites qui ont permis aux journalistes d’être informés de l’affaire Ian Davidson.

Il avait fait valoir qu’il avait agi à la demande du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et qu’il s’agissait là d’un geste exceptionnel.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a exprimé la crainte que l’enquête policière devienne «le prétexte à une partie de pêche dans les sources journalistiques».

Elle a réclamé des assurances que les journalistes ayant enquêté sur l’affaire Davidson ne seraient pas mis sous écoute ou ciblés par la SQ.

Ian Davidson, qui s’est suicidé le mois dernier, était un ex-policier soupçonné d’avoir tenté de vendre à la mafia une liste contenant les noms d’informateurs du Service de police de la ville de Montréal (SPVM).
 
 
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  • Robert Devault - Abonné
    10 février 2012 18 h 09
    Enfin rassuré sur cette question.
    Ayant pleinement confiance en notre bon premier-ministre et à son parti,je suis totalement rassuré sur cette question.La bonne population peut dormir tranquille !!!
    zzzzzzzzzzzzzz...... Messieurs les journalistes,continuez quand-même à veiller !!!
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  • MJ - Inscrite
    10 février 2012 18 h 37
    Il y a quelque chose qui cloche dans toute cette affaire
    Le SPVM découvre qu’un ex-policier à la retraite du SPVM, est une taupe (aurait-il pu l’être pendant qu’il était policier?) et qu’il va voir un avocat de la mafia en vue de monnayer une liste d’informateurs de police qu’il aurait en sa possession. Le SPVM en aurait été avisé par cet avocat incrédule (à qui Davidson n’aurait pas encore remis la liste?) qui mentionne le nom de cet ex-policier. Le SPVM fait enquête sur cet ex-policier, Ian Davidson, (qui apparemment aurait eu un dossier blanc comme neige du temps qu’il était policier) et le surveille, le place sous écoute, obtient des preuves incrimantes contre ce dernier mais attend encore avant de procéder à son arrestation préventive. Un journaliste est informé de l’affaire. Cette nouvelle fait la manchette mais sans le nom de la taupe. Pendant ce temps, le SPVM connaît l’identité de la taupe et, malgré qu'il possède des preuves incriminantes contre Davidson, attend de procéder à son arrestation. Qu’est-ce que le SPVM attend pour l’arrêter? La veille de son décès, la police avait informé Davidson tard en soirée que son identité allait être rendue publique le lendemain. Ce dernier n’est cependant pas encore arrêté par la police. Davidson va coucher à l’hôtel, accompagné de sa femme et de sa fille?, lesquelles le quittent à la fin de la soirée? Le lendemain matin, il est retrouvé mort, avant que la police n’ait procédé à son arrestation. Le SPVM croit que Davidson s’est enlevé la vie et qu’il s’agit donc d’un suicide. Une autopsie est pratiquée? et selon l’enquête du coroner, il s’agirait d’un suicide. Un suicide qui arrangerait bien du monde? Puisqu’il n’est plus là pour parler de cette histoire (quand cela s'est produit? comment? et de tout ce qui a précédé cette affaire, qui d'autre? etc.), soudain révélée au grand jour.
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  • MJ - Inscrite
    10 février 2012 18 h 40
    Encore bien des questions sans réponses dans toute cette affaire
    Beaucoup de questions fusent relativement à cette affaire très nébuleuse. Davidson a-t-il eu le temps de vendre la liste d’informateurs à l’avocat de la mafia? Ou lui a-t-on confisqué cette liste? En existait-il des copies? Qui avait accès à ces informations privilégiées au SPVM, relativement à la liste d’informateurs? Qui avait intérêt à ce que Davidson ne parle pas et ne témoigne pas sous enquête policière ou autrement? Y a-t-il d’autres taupes au SPVM? Le SPVM est-il infiltré par la mafia? On se souviendra que du temps d’un ancien directeur de police, des sous-traitants du privé avaient été embauchés pour s’occuper de la sécurité dans les locaux du SPVM. Est-ce normal qu’une agence de sécurité privée ait accès à un service de police qui abrite et conserve des renseignements de nature confidentielle?

    Quoi qu’il en soit, cette affaire a suscité beaucoup de méfiance sur la police (corruption) et la protection de son service de renseignements. Le fait que le gouvernement ait demandé à la Sûreté du Québec d’ouvrir une enquête pour savoir comment les journalistes auraient été informés de l’existence d’une taupe au SPVM n’augure rien de bon pour la protection des sources journalistiques. Plutôt que de faire enquête sur la protection du système de renseignements au SPVM, on cherche à connaître l’identité de la source journalistique, quelqu’un de vraisemblablement honnête qui aurait eu vent de cette affaire et que l’on cherche à neutraliser, ainsi que toutes les sources futures? L’attention est donc détournée sur les sources des journalistes comme si le fait d’avoir divulgué l’existence d’une taupe au SPVM dérangeait quelqu’un en place?
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  • MJ - Inscrite
    10 février 2012 18 h 41
    En conclusion
    Evidemment, s’il n’y avait pas eu ébruitement de cette affaire dans les medias, personne n’aurait su qu’il y avait une taupe au SPVM. Par conséquent, la mafia pouvait avoir été informée bien avant et régulièrement (ni vu, ni connu). Si l’accès à des listes d’informateurs est facile, quoi d’autre peut aussi être communiqué à la mafia? Ceci nous donnerait l’explication possible quant au fait que les enquêtes policières n’aboutissent jamais à des prises importantes, puisque la mafia en serait avisée et aurait le temps de réagir
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  • Marc Savard - Abonné
    10 février 2012 20 h 24
    Faut pas dormir.
    Plus que jamais la population doit être derrière les journalistes sur ce point. Ce n'est plus les politiciens qui protègent les citoyens et notre liberté. Ce sont les journalistes. Ne laissez pas passer cette enqête. Faites bien comprendre à M. Charest et Cie que nous finirons bien par nous souvenir en temps et lieux.
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  • grannith - Inscrit
    10 février 2012 21 h 18
    elections
    Il a besoin des médias pour les élections
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