Procès de «Rambo»: le procès peut reprendre
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre Lise Thériault avait indiqué qu’elle suivrait de près le procès du représentant syndical pour le local 791 sur la Côte-Nord.
Le procès de Bernard «Rambo» Gauthier, accusé d’intimidation envers des travailleurs de la construction, pourra se poursuivre au palais de justice de Sept-Îles.
Le procès devant juge seul avait dû être interrompu ce matin, peu après qu’il se soit mis en branle, à la suite d’une requête de l’avocat de l’accusé qui avait demandé un arrêt des procédures, pour cause «d’ingérence politique», selon ses propres termes.
Mais le juge Michel Babin a rejeté en après-midi les prétentions de la défense qui avait soutenu que la ministre du Travail, Lise Thériault, avait «présupposé» de la culpabilité de son client dans des propos qu’elle a livrés au quotidien Le Devoir, la semaine dernière.
La ministre avait alors indiqué qu’elle suivrait de près le procès du représentant syndical pour le local 791 sur la Côte-Nord. Elle se disait convaincue que le procès allait mettre en lumière certaines pratiques, précisant qu’il n’est pas normal d’avoir le contrôle d’une région ou d’un chantier et de ne pas permettre à certains travailleurs de travailler.
Selon l’avocat de la défense, ces propos sont inadmissibles.
De son coté, l’avocate de la Commission de la construction du Québec (CCQ) estimait que la requête devait être rejetée, puisque la ministre n’a formulé que des propos généraux qui ne faisaient pas mention de l’accusé.
S’il est reconnu coupable des faits remontant à février 2009, Bernard Gauthier pourrait devoir payer une amende, mais surtout, il pourrait être déclaré inhabile à exercer ses fonctions pour une période de cinq ans.
Le procès devant juge seul avait dû être interrompu ce matin, peu après qu’il se soit mis en branle, à la suite d’une requête de l’avocat de l’accusé qui avait demandé un arrêt des procédures, pour cause «d’ingérence politique», selon ses propres termes.
Mais le juge Michel Babin a rejeté en après-midi les prétentions de la défense qui avait soutenu que la ministre du Travail, Lise Thériault, avait «présupposé» de la culpabilité de son client dans des propos qu’elle a livrés au quotidien Le Devoir, la semaine dernière.
La ministre avait alors indiqué qu’elle suivrait de près le procès du représentant syndical pour le local 791 sur la Côte-Nord. Elle se disait convaincue que le procès allait mettre en lumière certaines pratiques, précisant qu’il n’est pas normal d’avoir le contrôle d’une région ou d’un chantier et de ne pas permettre à certains travailleurs de travailler.
Selon l’avocat de la défense, ces propos sont inadmissibles.
De son coté, l’avocate de la Commission de la construction du Québec (CCQ) estimait que la requête devait être rejetée, puisque la ministre n’a formulé que des propos généraux qui ne faisaient pas mention de l’accusé.
S’il est reconnu coupable des faits remontant à février 2009, Bernard Gauthier pourrait devoir payer une amende, mais surtout, il pourrait être déclaré inhabile à exercer ses fonctions pour une période de cinq ans.
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