Pas d'accusations contre un militant qui avait filmé des policiers
Un militant des droits de la personne à qui les policiers reprochaient d'avoir utilisé son vélo comme une arme a été libéré des accusations portées contre lui hier. Une minute d'audience pour mettre un terme à un an et demi d'attente.
Scott Weinstein est libre, mais il est loin d'être réconcilié avec la justice. «Je ne suis pas naïf. Je sais que les gens impliqués dans la lutte pour les droits sociaux seront toujours des victimes», a-t-il dit à sa sortie du tribunal.
Le seul crime de M. Weinstein est d'avoir offusqué des policiers en civil qui tentaient d'infiltrer une manifestation... Il a osé les filmer. Le 1er juillet 2010, l'infirmier dans la cinquantaine participait à un rassemblement, à Montréal, pour dénoncer les arrestations massives survenues une semaine plus tôt lors des sommets du G8-G20 à Toronto. Avec sa caméra numérique, il a filmé un groupe de policiers en civil «habillés comme des "skinheads"» qui avaient tenté, sans succès, de se joindre à la manifestation. Ceux-ci se sont approchés avec l'intention de s'emparer de la caméra, et M. Weinstein a été mis en état d'arrestation.
Selon la version fournie par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au moment des faits, Scott Weinstein avait foncé sur les policiers avec son vélo. Une affirmation que le principal intéressé a toujours niée. Lorsque les policiers se sont approchés, il jure de n'avoir offert aucune résistance à son arrestation. Il a été détenu brièvement avant d'être relâché sur promesse de comparaître. Quand il a repris sa caméra, elle ne contenait aucune trace des incidents.
Sans tambour ni trompette, la Couronne a finalement retiré hier matin l'accusation d'agression armée portée contre lui, sans fournir d'explication au juge Yves Paradis. «L'incident remonte à loin, ça milite en faveur d'une fermeture du dossier. On ne croit pas que c'est opportun de poursuivre dans cette affaire-là», a commenté la procureure de la Couronne, Hélène Décarie, au terme de l'audience.
Scott Weinstein avait bon espoir de remporter son procès. Avec l'aide d'un expert en informatique, il avait l'intention de prouver que les données de sa caméra avaient été effacées pendant sa détention. Il a renoncé à intenter une poursuite civile contre le SPVM en échange de l'abandon de l'accusation. Il envisage cependant de porter plainte auprès du Commissaire à la déontologie policière.
Scott Weinstein ne renoncera pas à son droit de manifester, et il se promet bien de filmer les policiers s'il en a l'occasion. Son conseil aux manifestants? Ne jamais agir seul comme il l'a fait et s'entourer de témoins civils.
Scott Weinstein est libre, mais il est loin d'être réconcilié avec la justice. «Je ne suis pas naïf. Je sais que les gens impliqués dans la lutte pour les droits sociaux seront toujours des victimes», a-t-il dit à sa sortie du tribunal.
Le seul crime de M. Weinstein est d'avoir offusqué des policiers en civil qui tentaient d'infiltrer une manifestation... Il a osé les filmer. Le 1er juillet 2010, l'infirmier dans la cinquantaine participait à un rassemblement, à Montréal, pour dénoncer les arrestations massives survenues une semaine plus tôt lors des sommets du G8-G20 à Toronto. Avec sa caméra numérique, il a filmé un groupe de policiers en civil «habillés comme des "skinheads"» qui avaient tenté, sans succès, de se joindre à la manifestation. Ceux-ci se sont approchés avec l'intention de s'emparer de la caméra, et M. Weinstein a été mis en état d'arrestation.
Selon la version fournie par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au moment des faits, Scott Weinstein avait foncé sur les policiers avec son vélo. Une affirmation que le principal intéressé a toujours niée. Lorsque les policiers se sont approchés, il jure de n'avoir offert aucune résistance à son arrestation. Il a été détenu brièvement avant d'être relâché sur promesse de comparaître. Quand il a repris sa caméra, elle ne contenait aucune trace des incidents.
Sans tambour ni trompette, la Couronne a finalement retiré hier matin l'accusation d'agression armée portée contre lui, sans fournir d'explication au juge Yves Paradis. «L'incident remonte à loin, ça milite en faveur d'une fermeture du dossier. On ne croit pas que c'est opportun de poursuivre dans cette affaire-là», a commenté la procureure de la Couronne, Hélène Décarie, au terme de l'audience.
Scott Weinstein avait bon espoir de remporter son procès. Avec l'aide d'un expert en informatique, il avait l'intention de prouver que les données de sa caméra avaient été effacées pendant sa détention. Il a renoncé à intenter une poursuite civile contre le SPVM en échange de l'abandon de l'accusation. Il envisage cependant de porter plainte auprès du Commissaire à la déontologie policière.
Scott Weinstein ne renoncera pas à son droit de manifester, et il se promet bien de filmer les policiers s'il en a l'occasion. Son conseil aux manifestants? Ne jamais agir seul comme il l'a fait et s'entourer de témoins civils.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

