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Lettres - En finir avec le silence

Abdulhadi Qaderi, doctorant en science politique à l'Université du Québec à Montréal et enseignant au cégep de Maisonneuve - Le 30 janvier 2012  1 février 2012  Justice
Les réactions fusent concernant la tragédie qui a mené au procès puis à la condamnation de trois membres d'une famille qui ont causé la mort de leurs filles et d'une femme de leur famille.

J'ai été soulagé des verdicts, et ce, malgré mon immense tristesse pour les membres de cette famille, autant pour celles qui sont mortes que pour les enfants qui restent dans le deuil et sans aucun doute, dans une grande détresse.

L'enjeu était énorme pour bien des femmes afghanes et pour toutes les femmes victimes de violence. Je tiens à le souligner parce que je ne peux rester silencieux devant les témoignages de membres de ma communauté qui minimisent la présence bien ancrée de valeurs patriarcales qui ne font, heureusement, pas fréquemment de victimes d'un crime de l'envergure que l'on a vu, mais qui maintiennent les femmes et les filles dans une position de vulnérabilité. Je sais que plusieurs d'entre elles souffrent tous les jours de la pression familiale ou communautaire quant à leur choix de vivre leur vie comme bon leur semble. Pouvoir choisir la personne avec qui elles souhaitent partager leur vie n'est qu'un aspect, mais combien troublant, de cette domination patriarcale qui, au final, garde les femmes dans un rôle séculaire de bien échangeable.

Je comprends la peur d'être identifié, ostracisé, je comprends aussi la présence d'une réelle islamophobie et le désir de s'en prémunir. Et je suis loin de dire que tous les Afghans partagent les valeurs conservatrices qui sous-tendent ce dont j'ai parlé plus haut. Je sais aussi que plusieurs autres communautés et pas seulement de confession musulmane, connaissent les pressions de telles valeurs et le concept de crime d'honneur. Mais ce que je dis, c'est que cela ne doit pas nous éloigner de la vérité, de la réalité et surtout, surtout, de notre devoir de protéger les femmes, les enfants et les hommes qui souffrent dans le silence.

Je suis fier de mes origines pour certains de ses aspects. J'en exècre certains autres. Le patriarcat en fait partie. Si je fais ces remarques, ce n'est pas pour critiquer ma communauté et encore moins pour en salir la réputation, mais bien pour susciter une prise de responsabilité collective salutaire.

***

Abdulhadi Qaderi, doctorant en science politique à l'Université du Québec à Montréal et enseignant au cégep de Maisonneuve - Le 30 janvier 2012
 
 
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  • Jihad Nasr - Inscrit
    1 février 2012 01 h 19
    En finir avec le simplisme
    Ce qui est irritant parfois, c'est la tentation chez un/e musulaman/e ou plus de s'autoflageller, de recourir à une sorte d'exorcisme et de projeter une certaine supériorité morale sur le reste de ses coreligionnaires, lorsqu'il y a une affaire qui touche à la communauté musulmane de près ou de loin.

    Le lecteur de ce texte pourrait penser que les valeurs patriarcales n'existent pas au Canada ou que des "crimes d'honneur" n'y sont pas une routine quotidienne. Lorsqu'un blanc tue sa femme ou son amoureuse, on qualifie son geste de "crime passionnelle" soit pour le justifier soit pour l'atténuer!

    Voici la perspective éclairante de Gerald Caplan: "Si vous êtes déjà suffisamment consterné en sachant qu'il y a eu 12 "crimes d'honneur" au Canada depuis 2002, ne lisez pas plus loin...Pour quelques raisons, les crimes d'honneur est un terme qui semble être réservé aux meurtres commis par des membres masculins de la famille contre les filles ou sœurs des communautés provenant de l'Asie du Sud ou du Moyen-Orient. Ces crimes inimaginables ont reçu beaucoup plus de couverture dans les médias canadiens, car ils le méritent sûrement... Mais je suis convaincu que pas un sur un million est conscient qu'en Ontario, de 2002 à seulement 2007 (dernières données), 212 femmes ont été tuées par leur partenaire. C'est 42 chaque année, contre 12 meurtres dits d'honneur dans l'ensemble du Canada au cours des huit dernières années. Les femmes tuées par des partenaires sont connus comme les homicides domestiques, et, à moins qu'ils ne soient macabres, ils méritent à peine une mention dans les médias...Les données proviennent de l'Ontario Domestic Violence Death Review Committee, dont je ne savais même pas qu'il existait jusqu'à ce qu'il soit récemment citée dans le "Monitor" du Centre canadien de politiques alternatives. Je n'ai jamais rencontré ces chiffres ailleurs" (Traduction libre, Globe and Mail, 23 juillet 2010).

    Finalement, dans le cas de la
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  • prouma - Inscrit
    1 février 2012 07 h 26
    @ Jihad Nasr
    Ce qui est également frustrant, c'est de voir des gens qui, comme vous, n'acceptent manifestement aucune critique de leur culture d'origine mais ne se gênent pas pour critiquer leur société d'accueil. Que ça vous plaise ou non, il y a bel et bien une différence entre un crime d'honneur et un crime domestique, même si les deux impliquent la mort d'une femme. Il y a le cadre culturel derrière et, dans certaines régions du monde (dont le pakistan où j'ai séjourné), ces meurtres sont mêmes ritualisés, allant jusqu'au démembrement des victimes dans les régions les plus tribales. Il y a des travaux anthropologiques là-dessus, j'ai même travaillé avec des femmes qui en réalisaient (en l'occurrence des pakistanaise possédant une formation universitaire).

    Qualifier un crime de "passionnel" ne le justifie ni ne l'atténue. Seulement la dynamique n'est pas la même qu'un crime d'honneur, auquel les femmes participent souvent, faut-il le rappeler (la mère dans le cas Shafia). Évidemment, c'est beaucoup plus facile de ramener le tout à une question de racisme et de jouer la victime, seulement ce n'est ni très mature ni très crédible. Difficile d'établir un dialogue constructif avec des gens qui refusent toute critique et d'admettre quelque travers que ce soit, renvoyant sans cesse la balle à une société d'accueil envers laquelle on perçoit souvent une pointe mépris.
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  • Minona Minona - Inscrite
    1 février 2012 08 h 13
    Quelques différences
    @Jihad Nasr

    Je comprends tout à fait votre irritation mais je crois que ce qui choque le plus le public dans les meurtres commis au nom de l'honneur n'est pas l'origine ethnique ou la religion des coupables mais bien le fait que le crime est soigneusement planifié, qu'il est commis de sang froid avec la complicité des autres membres, masculins mais parfois féminins, de la famille, qu'il est motivé par la volonté de restaurer l'honneur aux yeux de la communauté d'origine, (en dépit du fait que la majorité de ses membres n'approuvent pas le crime) et que les coupables considèrent le crime justifié et ne manifestent aucun remord par la suite.

    Les autres cas de meurtres familiaux, effectivement plus nombreux comme vous le soulignez à juste titre, choquent tout autant mais les coupables agissent le plus souvent sans complice, ne cherchent généralement pas à punir leur victime pour ne pas s'être conformé à leurs valeurs (surtout dans les cas de meurtre d'enfant), ne reçoivent pas et ne s'attendent pas à recevoir l'appui de leur famille et de leur communauté.

    Un meurtrier est un meurtrier et on devrait cesser de lui trouver des excuses, qu'il s'agisse de culture, de "passion", de souffrance ou de démence temporaire mais dans le cas des crimes familiaux où n'intervient pas la notion d'honneur, on reste dans un schéma logique: une personne commet un crime, la famille de la victime est dévasté, le public est choqué et la justice punit le coupable.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    1 février 2012 09 h 38
    Proportions, proportions!
    En nombre absolu, oui il y a eu plus de meutres "passionnels" que de meutre d'honneur (quelle expression horrible). Ramenez ces chiffres en pourcentage des populations visées, et vous verrez que les différences s'amenuiseront dramatiquement.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    1 février 2012 10 h 10
    Le relativisme culturel des sociétés patriarcales
    Dans les campagnes canadiennes-françaises au dernier siècle, l'inceste sévissait. Un curé de paroisse avouait en 1950 à mon père que c'était là le plus grand problème dans sa paroisse. Mais voilà, on fermait les yeux, on endurait en espérant que le père s'éloigne pour quelque travail saisonnier...
    Un crime est un crime, et si le relativisme culturel doit être banni de l'encadrement social, il faudrait bien un jour se pencher sur notre passé récent, très récent. Cela ne se passait pas seulement dans les pensionnats, parmi des frustrés sexuels en robe noire. Bien des femmes aujourd'hui en auraient long à dire.
    Donc avant d'ostraciser les sociétés musulmanes, il faudrait y penser par deux fois.
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  • Gilles Arpin - Inscrit
    1 février 2012 11 h 24
    LES FOUS DE DIEU
    @ Jihad Nasr: Il n’y a aucun rapport entre les crimes passionnels et les crimes d’honneur. Psychologiquement, les premiers sont la conséquence d’une appréciation personnelle devant une situation qui affecte l’individu tandis que les autres conjurent l’image publique affectant la réputation de l’individu, de sa famille, de son entourage et de son statut dans sa collectivité. En conséquence, le crime passionnel est limité à une relation entre deux individus tandis que le crime d’honneur est un geste influencé par des croyances communes.

    Le fondement du patriarcat repose sur une culture qui a comme origine des croyances religieuses. Certaines croyances religieuses, toutes religions confondues, portent des individus et des collectivités à poser des gestes qui approchent la démence. Voir l’article ci-bas de l’Express de Toronto.

    http://www.lexpress.to/forum/858/
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  • Robert Henri - Inscrit
    1 février 2012 12 h 06
    Crime
    Crime d'honneur, crime passionnel, crime vicieux, crime... Je me contrefout comment on le qualifie. Je me contrefiche qui le commet, père, mère, oncle, frère, etc. Un crime est et reste un crime et doit être puni selon des lois du pays. Le discours d'un homme, religieux ou non qui appelle èa tuer quelqu'un est un crime, un appel au meurtre est un crime. Musulman, Catholique, Protestant, Boudhiste peu importe. Un crime est un crime et reste un crime. That's it. That''s all.
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  • Jean Tremble - Inscrit
    1 février 2012 12 h 22
    Les mentalités ne se valent pas toutes
    Auparavant il y a une trentaine d’années, comme immigrant en provenance su Tiers-monde, nous ne recevions que des Abdulhadi Qaderi… Alors qu’aujourd’hui, certains quittent leur campagne en amenant en Europe ainsi que par chez-nous leur mentalité rétrograde.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    1 février 2012 13 h 44
    Le courage d'Abdulhadi Qaderi
    L'autoflagellation musulmane dont parle Jihad Nasr en réaction à la courageuse prise de position du musulman Abdulhadi Qaderi n'est même pas amorcée en Occident. Il était temps qu'un musulman, loin de flageller sa communauté, lui fasse honneur en exerçant une lucidité rare chez ceux qui parlent ou écrivent sur l'islam quand ils en sont.

    Mille bravos donc à M. Abdulhadi Qaderi.

    Je m'en tiendrai là, ayant abondamment écrit dans plusieurs medias électroniques à ce sujet complexe et délicat. Disons quand même que l’autocritique n’est pas nécessairement de l’autoflagellation.
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  • Leproff - Inscrit
    1 février 2012 15 h 36
    Une époque révolue
    Il nous en fallu du temps, à nous les hommes du Québec, à comprendre que la femme est notre égale, comme le stipule toutes les lois du pays. Il nous en a fallu du temps pour s'affranchir d'une religion qui nous imposait un rôle sociétal qui n'est plus celui des hommes. Et voilà qu'après 50 ans et plus d'affranchissement, des hommes venus d'ailleurs remettent à l'avant-scène un comportement que nous avons évacué avec le temps. Il reste peut-être quelques ilots patriarcaux ici et là, mais, dans l'ensemble, l'homme et la femme québécois ont construit un nouveau modèle où le masculin et le féminin s'harmonisent.

    Alors, il va falloir écrire ce long parcours qui nous a mené à mieux cohabiter, et le proposer aux autres cultures, afin qu'ils s'adaptent mieux et s'intègrent mieux à n otre société. Je suis conscient que monsieur Qaderi n'est pas le seul de sa communauté à avoir compris et intégré le modèle québécois, mais il est impératif que la communauté musulmane dans son ensemble réagisse pour amener cette communauté à bien s'intégrer à nous.

    Non seulement en finir avec le silence, mais aussi avec l'ignorance. Tous les hommes du Québec doivent vivre selon cette réalité de notre société.
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  • Minona Minona - Inscrite
    1 février 2012 15 h 38
    Intégrité
    M. Qaderi, j'ai négligé de vous exprimer mon appréciation quant à l'intégrité dont vous faites preuve dans votre lettre. Non seulement votre prise de position ne contribuera pas à amplifier l'islamophobie ou à stigmatiser la communauté afghane mais je crois au contraire qu'elle permettra au public de réaliser que toute votre communauté ne partagent pas les valeurs de Shafia. Nous savons que vous êtes loin d'être le seul de votre communauté à vous opposer à ce type de mentalité mais que les autres qui partagent votre point de vue ont souvent peur de parler.
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    1 février 2012 16 h 49
    LA FAUTE A QUI? (1)
    Si nous avons de tels excès chez nous c’est que déjà toutes nos Institutions internationales le tolèrent chez eux.
    Si nous ne voulons pas de concepts « arriérés » il faut l'écrire légalement et que ceux à qui cela ne convient pas restent chez eux. Aucune xénophobie la dedans ! Si le voisin, s’essuie la bouche avec la nappe quand on l’invite à manger ? Ca va le premier coup mais on ne l’invite plus, même s'il a faim ! Objectivité, malheureuse certes, mais objectivité!
    Afghanistan et autres pays « éloignés » ? Mais au Maghreb juste en face de l’Europe:
    Essayez donc, vous canadien, de vous promener, sans même lui donner la main, avec une femme maghrébine sans avoir sur vous un « certificat de mariage ». La Police vous interpellera légalement et embarquera la femme au poste et elle passera un mauvais moment. Si vous, vous protestez, on vous fiche dehors manu militari, elle on la garde, croyez-moi.
    Essayez donc, amoureux, de vouloir simplement vivre conjointement avec votre compagne maghrébine, vous m’en direz des nouvelles?
    Essayez donc, de vouloir vous marier sans au préalable juré sur la foi musulmane, tabou dans 99% des cas et le 1% sera avec la malédiction de tous?
    Essayez donc, femme maghrébine divorcée, de vivre seule indépendante et ne pas retourner vivre chez vos parents. Vous serez cataloguée comme fille de rien pour ne pas dire autre chose. Votre environnement sera infernal si vous recevez un ami, et pire ; des amis !
    à suivre 2
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    1 février 2012 16 h 56
    A QUI LA FAUTE ? (2)
    Combien de rencontres matrimoniales arrangées encore ? Combien pour de l’argent encore ou un passeport? Combien de séjours au pays pour prendre une femme bien soumise et surtout vierge.
    Combien de jeunes vierges violées par un mari brutal pas plus expert souvent. Elles n’en diront rien, la soumission est active physiquement dès le premier jour!
    Combien d’entre elles psychologiquement maltraitées par un cérémonial public honteux de reconnaissance de la perte de virginité le soir même du mariage?
    Soumissions invraisemblables pour les femmes la bas? Qui dit quoi que ce soit ici de cette oppression inconcevable au XXI siècle?
    Nous voudrions une immigration positive? Hé bien ouvrons nos frontières pour les jeunes filles exclusivement et laissons les s’épanouir avec nous, vous verrez alors une bonne immigration. Totalement libres elles reprendront d’elles mêmes, la religion de leur culture mais sans aucune oppression extérieure et cela changera tout.
    Si on ne dénonce pas déjà une domination évidente de l’homme là bas pourquoi voudriez vous que cela ne continue pas ici? Une femme est une femme, ici ou là bas. Or ici on nous dit peu de là bas! Les plus coupables alors: ici ou la bas ?
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  • Nelson - Inscrit
    1 février 2012 17 h 27
    Tuer des femmes et des enfants = tuer sa propre mère.

    Les meurtres des femmes et des enfants parle de règlements de compte contre sa propre mère.

    Je ne vois pas autre explication à commettre des actes si atroces, si gratuits et si pervers que ne soit pas relié à l'haine-peur-douleur intense et fou- vis-à-vis celle que notre vit dépendait entièrement dans les moments plus vulnérables de notre vie.

    Si se avoir senti tué ou en danger de l'être quand feotus ou jeune bebe par celle que n'ai pas pu ou su nous rassurer...nous laissera des intenses et violents désirs de vengeance...que seront ''inconsciemment transférés'' à d'autres femmes...en incluant des épouses et filles ''abandonniques et rejetant'' à notre égard (ça veut dire que nous ne obéissent pas aveuglement...que ''nous n'aiment pas'').

    Les religions, les machismes, sont des facteurs NON déterminants....notre peur de avoir senti que nous aurions pu être tués, OUI, est déterminant.

    Bref, cette sorte des choses sont beaucoup plus du domaine de la dépression et des psychopathies...en étant les cultures favorisantes mais pas déterminantes.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    1 février 2012 17 h 37
    @M. Abdulhi Quaderi (1)
    Nous avons aussi nos crimes d'honneur ! Le silence indu entourant les cas d'inceste dans nos familles québécoise : Un homme , par exemple qui fait une tentative de meutre contre sa femme qu'il a surpris dans les bras de son père. La femme n'est pas morte mais elle est blessée gravement. L'homme arrêté pour "crime passionnel", a subi son procès , puis il a été condamné à plusieurs années de prison. Au cours du procès, aucun membre de la famille proche, pourtant au courant de l'inceste, n'est venu témoigner de la situation déplorable dont il aurait pu souffrir. Et pourtant, le père de sa femme a fait plusieurs victimes dans cette famille, et ailleurs.

    Le crime du mari condamné en cache un autre plus grave encore, selon moi, c'est celui du silence des femmes entourant le père incestueux. Il y a plusieurs raisons à cela. Je n'en nommerai que deux: 1. Ne pas déshonorer la famille, ou ne pas ébruiter ces crimes pour ne pas ternir sa réputation; 2. Se ranger du côté du mari incestueux pour ne pas perdre tous les biens matériels accumulés pendant des années, sans compter le pouvoir du paternel qui engage la complicité de la femme.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    1 février 2012 17 h 41
    @Abdulhadi Qaderi (2)
    Pendant ce temps, les victimes grandissent dans le déshonneur d'elles-mêmes, la perte d'estime de soi, ce qui entraîne fatalement désordre mental, souffrance, angoisse, etc. Le silence des femmes (il y a aussi des hommes, je sais), en de telles circonstances est un crime. Bien des gens le savent mais n'en parlent pas, car ce serait dénoncer tant de "crimes" féminins!

    Pendant ce temps, l'on continue de cultiver l'hypocrisie, le mensonge, la fabulation, l'aveuglement ou dénie, la perversion sexuelle ou mentale on masque la réalité pour préserver l'honneur et le capital.

    Quelle leçon avons-nous donc à donner aux immigrants? Quelle raison avons -nous de s'en méfier plus que de nous-mêmes ?

    Solange Bolduc
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  • Roland Berger - Abonné
    1 février 2012 17 h 41
    Les errements de DPJ
    La DPJ a erré parce que ses dirigeants sont imprégnés de la culture quécoise catholique. Il faut être gentils avec les étrangers et la mère est garante du bien-être des enfants. On annonce une profonde réflexion.
    Roland Berger
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  • Roland Berger - Abonné
    1 février 2012 17 h 45
    Culture et religion
    On entend encore et encore que les crimes d'honneur sont d'ordre culturel, et que les religions n'ont rien à voir là-dedans parce que bonnes en soi. Ces religions, christianisme et islamisme ont été et sont encore des institutions fondées sur la domination du mâle sur le femelle.
    Roland Berger
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  • Leproff - Inscrit
    1 février 2012 18 h 08
    Leçon ou information
    «Quelle leçon avons-nous donc à donner aux immigrants? »

    Vous êtes à côté de la question!

    L'immigrant qui vient ici doit être informé des lois, des valeurs, des traditions, des us et coutumes de société. C'est tout. Je crois qu'il l'est selon ce que me confirme un ami qui a longtemps travaillé à Immigration Canada, mais, comme tous les autres Canadiens, le nouvel arrivant ne se pose pas de question sur la légalité de ses gestes quand il commet un geste. Malheureusement pour lui, le questionnement vient une fois le geste accompli.

    C'est une minorité de personnes qui commettent des actes répréhensibles au Québec, et les nouveaux arrivants ne doivent pas être ciblés indûment. Je n'ai aucune statistique sur le sujet, mais je dirais qu'ils sont moins nombreux que les Québécois de souche.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    1 février 2012 20 h 53
    @Leproff: À côté de la question et peut-être de vous-même!?
    "Malheureusement pour lui, le questionnement vient une fois le geste accompli," malheureusement quand il est dénoncé et pris en flagrant délit! Autrement il continue de braver les lois. le respect de la femme, de ses victimes présentes et futures...
    Solange Bolduc
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  • Leproff - Inscrit
    2 février 2012 07 h 35
    La parole qui fuit
    «Malheureusement pour lui, le questionnement vient une fois le geste accompli»


    Vous n'avez pas pris le temps de bien lire la phrase avant de répondre. Souvent la réflexion suit la parole exprimée. Combien de fois n'entend-on pas des personnes nous avouer avoir agi sous le coup de l'émotion, de la colère, de n,avoir pas réfléchi avant de poser le geste.

    La réflexion suit le geste chez les personnes impulsives!

    C'est ce que je voulais dire... et vous n'avez pas saisi.
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    2 février 2012 18 h 30
    @Solange Bolduc
    Où voulez-vous en venir Madame ? Qu'il y ait des problèmes qui n'ont rien à voir avec les immigrants ne nous dispense pas de régler ceux qui sont dus à des immigrants. Les défauts de la société québécoise n'excusent pas ceux de la société afghane. On appelle ça un sophisme d'appel au double méfait.
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  • amaranta - Inscrit
    3 février 2012 16 h 42
    @Annie-Eve Collin
    Mme Bolduc ne fait que réagir aux commentaires qui comparent crimes d'honneur et crimes « passionnels » en démontrant que, contrairement à ce que laissent entendre certains commentaires, une culture du silence familiale entourant certains crimes (inceste) existe aussi au Québec; que ce mutisme aurait pour but de préserver l'honneur de la famille.
    Ses affirmations ne banalisent en rien la gravité des crimes d'honneur commis par des immigrants.
    Les défauts de la société afghane peuvent nous amener à faire l'examen de notre propre société qui a souvent tendance à minimiser la violence domestique.
    De même que le fait de condamner les crimes d’honneurs commis par des membres de certaines communautés culturelles n’implique pas que l’on banalise la violence faite aux femmes en général (aux Canadiennes ou Québécoises en particulier); le fait de déplorer le manque d’attention portée sur la violence domestique au sein de la société québécoise ou canadienne n’implique pas que l’on soit insensible à la violence qui a cours dans certains pays et certaines communautés culturelles.
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