Procès Shafia - La mère croit que son fils a vu la mort de ses soeurs
Kingston — Une femme accusée d'avoir tué ses trois filles et l'autre épouse de son mari croit que son fils aîné a aperçu les quatre victimes plonger vers leur mort, mais qu'il n'a pas appelé la police. Pour cette raison, Tooba Yahya dit être «fâchée» contre son fils.
La femme de 42 ans témoignait hier pour sa propre défense devant un tribunal de Kingston, en Ontario, où elle, son mari Mohammed Shafia et leur fils Hamed doivent répondre de quatre chefs de meurtre prémédité. La Couronne allègue que les décès du 30 juin 2009 étaient des «crimes d'honneur» et que la famille les a maquillés pour qu'ils ressemblent à des accidents.
Les trois accusés affirment depuis le début que les morts ont probablement été le résultat d'une balade qui a mal tourné. Plusieurs mois après leur arrestation, survenue en juillet 2009, Hamed a donné une version différente des faits à un détective privé.
Selon cette nouvelle version, Hamed a vu les quatre femmes monter dans le véhicule au motel, et il a sauté dans le VUS familial pour les suivre, inquiet du fait que Zainab ne possédait pas de permis de conduire. Elles ont terminé leur balade à l'entrée d'un canal, où la voiture, tentant d'effectuer un demi-tour, est passée par-dessus la bordure pour tomber dans le canal. Hamed a affirmé avoir klaxonné pour appeler à l'aide, puis lancé une corde dans l'eau pour voir si quiconque tenterait de la saisir. Ne constatant aucun signe de vie, il est rentré à Montréal et n'a parlé à personne des morts.
Mme Yahya a indiqué à la barre hier qu'elle considérait désormais cette version comme un fait. «Je suis très fâchée contre Hamed et mon coeur saigne, a-t-elle dit. Il aurait dû me parler de la mort de mes enfants.»
Mme Yahya en était à son troisième jour de témoignage à la barre, et le contre-interrogatoire mené par l'avocat de la Couronne Gerard Laarhuis doit se poursuivre aujourd'hui.
La femme de 42 ans témoignait hier pour sa propre défense devant un tribunal de Kingston, en Ontario, où elle, son mari Mohammed Shafia et leur fils Hamed doivent répondre de quatre chefs de meurtre prémédité. La Couronne allègue que les décès du 30 juin 2009 étaient des «crimes d'honneur» et que la famille les a maquillés pour qu'ils ressemblent à des accidents.
Les trois accusés affirment depuis le début que les morts ont probablement été le résultat d'une balade qui a mal tourné. Plusieurs mois après leur arrestation, survenue en juillet 2009, Hamed a donné une version différente des faits à un détective privé.
Selon cette nouvelle version, Hamed a vu les quatre femmes monter dans le véhicule au motel, et il a sauté dans le VUS familial pour les suivre, inquiet du fait que Zainab ne possédait pas de permis de conduire. Elles ont terminé leur balade à l'entrée d'un canal, où la voiture, tentant d'effectuer un demi-tour, est passée par-dessus la bordure pour tomber dans le canal. Hamed a affirmé avoir klaxonné pour appeler à l'aide, puis lancé une corde dans l'eau pour voir si quiconque tenterait de la saisir. Ne constatant aucun signe de vie, il est rentré à Montréal et n'a parlé à personne des morts.
Mme Yahya a indiqué à la barre hier qu'elle considérait désormais cette version comme un fait. «Je suis très fâchée contre Hamed et mon coeur saigne, a-t-elle dit. Il aurait dû me parler de la mort de mes enfants.»
Mme Yahya en était à son troisième jour de témoignage à la barre, et le contre-interrogatoire mené par l'avocat de la Couronne Gerard Laarhuis doit se poursuivre aujourd'hui.
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