Procès Shafia - Une vidéo contredit la version de la mère
Kingston — Le tribunal de Kingston a été témoin d'un coup de théâtre, hier, lorsqu'une femme accusée d'un présumé quadruple meurtre «d'honneur» a été confrontée à une vidéo semblant contredire son témoignage sous serment.
Tooba Yahya, âgée de 42 ans, est l'un des trois membres d'une même famille qui sont accusés d'avoir tué trois filles et la première femme du mari pour une question d'honneur. Depuis lundi, elle témoigne à la barre.
La Couronne allègue que les meurtres ont été motivés par la colère de la famille, en particulier de la part du patriarche, Mohammad Shafia, et ce, parce que ses filles Zainab et Sahar, respectivement âgées de 19 et 17 ans, avaient des petits amis.
Les accusés ont plutôt affirmé que Zainab avait reçu l'absolution et que le père Shafia ne savait même pas que Sahar était en couple avant la mort de celle-ci.
Selon le témoignage de Mme Yahya, le mari Shafia, en faisant le ménage le 5 ou le 6 juillet 2009, a découvert un album de photos dans la chambre de sa fille Sahar. L'album contenait des photos d'elle en train d'enlacer son copain.
Au dire de son épouse, il était livide. Il avait également tendance à s'emporter pour le même motif pendant des semaines, et c'est pourquoi, dit-elle, il a été enregistré par la police alors qu'il parlait de ses filles comme de «traîtresses» et de «prostituées».
Un autre album?
Cette explication, a suggéré l'avocat de la Couronne Gerard Laarhuis, tient pour acquis que le père Shafia a découvert l'album photo de la façon que Mme Yahya a décrite. Pourquoi, lui a-t-il demandé, existe-t-il alors des extraits vidéo d'entrevues média datant des jours précédents où on peut voir son mari parcourant ce même album photo? «Cela aurait été impossible, puisque vous n'aviez pas fait le ménage», a lancé Me Laarhuis.
Après une passe d'armes avec l'avocat de la Couronne à propos de l'existence possible d'un autre album de photos identique à celui présumément retrouvé retrouvé les 5 ou 6 juillet par son mari, Mme Yahya a émis l'hypothèse que sa fille Sahar aurait pu en acheter deux semblables.
«Si un seul album a fait enrager votre mari, qu'arriverait-il avec plusieurs?» «Shafia verrait constamment ces photos, a ajouté l'avocat en haussant la voix. Cela le rendrait fou.»
Alors que la vidéo était diffusée sur des écrans dans la salle d'audience et qu'on y voyait Shafia montrer des photos de famille aux journalistes, la dernière image, où l'on voit Shafia fermer l'album pour révéler ce qui ressemble à la couverture de l'album photo de Sahar, a fait sourciller plusieurs jurés.
L'avocat de la Couronne doit également contre-interroger Mme Yahya concernant son témoignage livré à la police dans lequel il est dit que les trois accusés se trouvaient sur les lieux où les victimes ont été retrouvées, le soir de leur disparition.
Après son arrestation, elle avait déclaré qu'ils se trouvaient sur les lieux de l'incident, mais qu'elle n'avait entendu qu'un bruit d'eau et s'était évanouie, avant de se réveiller dans un motel. Elle a déclaré hier qu'il s'agissait d'un mensonge pour protéger son fils en prenant elle-même le blâme parce qu'elle croyait que la police le torturerait.
Mme Yahya, son mari Shafia, âgé de 58 ans, et leur fils Hamed, âgé de 21 ans, sont accusés d'avoir tué les trois filles adolescentes de la famille, ainsi que Rona Amir Mohammad, âgé de 52 ans, la première épouse du mari bigame.
Tooba Yahya, âgée de 42 ans, est l'un des trois membres d'une même famille qui sont accusés d'avoir tué trois filles et la première femme du mari pour une question d'honneur. Depuis lundi, elle témoigne à la barre.
La Couronne allègue que les meurtres ont été motivés par la colère de la famille, en particulier de la part du patriarche, Mohammad Shafia, et ce, parce que ses filles Zainab et Sahar, respectivement âgées de 19 et 17 ans, avaient des petits amis.
Les accusés ont plutôt affirmé que Zainab avait reçu l'absolution et que le père Shafia ne savait même pas que Sahar était en couple avant la mort de celle-ci.
Selon le témoignage de Mme Yahya, le mari Shafia, en faisant le ménage le 5 ou le 6 juillet 2009, a découvert un album de photos dans la chambre de sa fille Sahar. L'album contenait des photos d'elle en train d'enlacer son copain.
Au dire de son épouse, il était livide. Il avait également tendance à s'emporter pour le même motif pendant des semaines, et c'est pourquoi, dit-elle, il a été enregistré par la police alors qu'il parlait de ses filles comme de «traîtresses» et de «prostituées».
Un autre album?
Cette explication, a suggéré l'avocat de la Couronne Gerard Laarhuis, tient pour acquis que le père Shafia a découvert l'album photo de la façon que Mme Yahya a décrite. Pourquoi, lui a-t-il demandé, existe-t-il alors des extraits vidéo d'entrevues média datant des jours précédents où on peut voir son mari parcourant ce même album photo? «Cela aurait été impossible, puisque vous n'aviez pas fait le ménage», a lancé Me Laarhuis.
Après une passe d'armes avec l'avocat de la Couronne à propos de l'existence possible d'un autre album de photos identique à celui présumément retrouvé retrouvé les 5 ou 6 juillet par son mari, Mme Yahya a émis l'hypothèse que sa fille Sahar aurait pu en acheter deux semblables.
«Si un seul album a fait enrager votre mari, qu'arriverait-il avec plusieurs?» «Shafia verrait constamment ces photos, a ajouté l'avocat en haussant la voix. Cela le rendrait fou.»
Alors que la vidéo était diffusée sur des écrans dans la salle d'audience et qu'on y voyait Shafia montrer des photos de famille aux journalistes, la dernière image, où l'on voit Shafia fermer l'album pour révéler ce qui ressemble à la couverture de l'album photo de Sahar, a fait sourciller plusieurs jurés.
L'avocat de la Couronne doit également contre-interroger Mme Yahya concernant son témoignage livré à la police dans lequel il est dit que les trois accusés se trouvaient sur les lieux où les victimes ont été retrouvées, le soir de leur disparition.
Après son arrestation, elle avait déclaré qu'ils se trouvaient sur les lieux de l'incident, mais qu'elle n'avait entendu qu'un bruit d'eau et s'était évanouie, avant de se réveiller dans un motel. Elle a déclaré hier qu'il s'agissait d'un mensonge pour protéger son fils en prenant elle-même le blâme parce qu'elle croyait que la police le torturerait.
Mme Yahya, son mari Shafia, âgé de 58 ans, et leur fils Hamed, âgé de 21 ans, sont accusés d'avoir tué les trois filles adolescentes de la famille, ainsi que Rona Amir Mohammad, âgé de 52 ans, la première épouse du mari bigame.
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