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Victimes ou prostitués?

Dialogue de sourds entre un abbé hostile et une victime des Sainte-Croix

Brian Myles   22 décembre 2011  Justice
«C’est la survie même de l’Église catholique qui est en jeu», dit l’abbé Raymond Gravel.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
«C’est la survie même de l’Église catholique qui est en jeu», dit l’abbé Raymond Gravel.
Quand l'un des principaux instigateurs du recours collectif contre la Congrégation de Sainte-Croix, L. R., s'est adressé à la cour récemment, il a parlé à cœur ouvert de sa peur et d'un sentiment de terreur à l'idée que des hommes de foi aient pu l'abuser et jouir d'une culture d'impunité pendant un demi-siècle. Ses pairs sanglotaient derrière lui, des victimes des frères de Sainte-Croix qui avaient aussi réprimé trop longtemps leur honte et leur souffrance.

La cour a figé devant cet étalage de désarroi aux profondeurs abyssales, le 9 novembre dernier. Seul le déversement de larmes ponctuait le bref témoignage de L. R., qui recommandait aux victimes d'accepter les termes de l'entente historique, d'une valeur de 18 millions de dollars, conclue entre les frères de Sainte-Croix et leurs 225 victimes connues (l'entente a été homologuée le 7 décembre).

Le récit n'inspire aucune compassion au prêtre Raymond Gravel. «Pour dix-huit millions, je suis capable de pleurer moi aussi», lance-t-il à la table d'un café du Plateau. Depuis que la Congrégation de Sainte-Croix s'est engagée à verser de 10 000 $ à 250 000 $ aux victimes d'abus sexuels dans ses trois écoles de Montréal, Pohénégamook et Saint-Césaire, Raymond Gravel est furieux.

Tout en condamnant les frères qui ont violé leurs élèves, l'abbé Gravel s'est opposé au versement d'indemnisations financières aux victimes. À ses yeux, l'entente est abusive et inacceptable, puisqu'elle force toute une congrégation à payer pour les écarts d'une minorité. Il réitère en entrevue ses accusations à l'égard des avocats qui ont transformé les victimes «en prostitués» en leur faisant miroiter de l'argent. Par-dessus tout, il appréhende un courant «antireligion» au Québec. «Cette entente va faire jurisprudence. Toutes les communautés religieuses vont être poursuivies, et on va les mettre en faillite», dit-il.

La route brisée

Pierre (nom fictif) s'est senti directement interpellé par les propos de Raymond Gravel. Durant son séjour au collège Notre-Dame, il a été agressé par un frère sournois et manipulateur qui avait pris des mois à se rapprocher de lui et à gagner sa confiance. Lorsqu'il a pris conscience des torts qui lui avaient été causés, à l'âge de 25 ans, il a patiemment monté son dossier. La preuve était si accablante que les frères de Sainte-Croix ont réglé la poursuite civile hors cour.

Comme il a déjà reçu une indemnisation, Pierre ne pourra pas être dédommagé dans le cadre de l'entente de 18 millions. Aussi croyait-il disposer de l'objectivité et du recul nécessaires pour faire entendre raison à Raymond Gravel. Ne sachant pas trop comment établir le contact avec l'abbé de Joliette, il s'est tourné vers Le Devoir pour obtenir une assistance. «Je me disais qu'il prêchait pour la mauvaise paroisse en alimentant de faux préjugés à l'endroit des victimes, en se basant probablement sur son propre passé», explique Pierre.

Loin de chercher noise à Raymond Gravel, il voulait l'éveiller à la souffrance des victimes. À la sienne en particulier. Encore aujourd'hui, il a de la difficulté à faire confiance aux hommes de la génération des baby-boomers. «Quand je vois une tête grise, j'ai un réflexe de méfiance. C'est la génération de mon agresseur et de ceux qui n'ont rien fait pour l'arrêter», avoue-t-il en entrevue.

Les positions irréconciliables de Pierre et de l'abbé Gravel sont revenues constamment lors de leur tête-à-tête d'une heure. «Tu sais, Raymond, les montants qui sont offerts, c'est rien en comparaison d'une vie qui a été "toute croche" à cause de certains événements», avance Pierre.

«Quand ça vient pas de nos poches, c'est rien», rétorque M. Gravel.

L'argent...

Raymond Gravel est une exception dans l'Église catholique. Durant son adolescence, à la fin des années 60, il était prostitué dans le milieu gai, un passé qu'il n'a jamais renié. Mélange de sincérité et d'imperfection, l'homme a su gagner la confiance des fidèles. Tout comme eux, il était humain, trop humain.

En novembre 2006, Raymond Gravel est devenu le premier religieux élu aux Communes (sous la bannière du Bloc québécois). Ses positions favorables au mariage gai et à l'avortement lui ont valu les remontrances du Vatican. Forcé de choisir entre l'Église et le Parlement, il est retourné dans son diocèse, à Joliette, après deux ans de vie politique.

Raymond Gravel n'a rien perdu de sa franchise brutale. Ce prêtre atypique avoue même qu'il a tiré profit d'un incident d'attouchement sexuel subi durant son adolescence, lors de son passage à l'école Sacré-Coeur, à Saint-Gabriel-de-Brandon. Il refuse l'étiquette de victime. «Je ne suis pas une victime. On s'est servi de ça après, une gang de gars, pour faire de l'argent avec le frère et pour le faire chanter. J'avais 12 ans, on est réveillé à 12 ans», lance-t-il.

Raymond Gravel a soutiré «une montre» à son agresseur. Pas étonnant que les sommes obtenues par les victimes des frères de Sainte-Croix lui paraissent exorbitantes.

Pierre rame comme un désespéré pour le convaincre que les traumatismes de son passé l'ont fait dévier d'une trajectoire aux mille promesses de réussite sociale et matérielle. La congrégation lui a donné une indemnisation pour la vie qu'il n'a pas connue. «J'ai regardé tout ce que j'ai perdu, ce que ça m'a coûté, explique-t-il. La route, elle a été brisée.»

Raymond Gravel ne veut rien entendre. «Ça n'empêche pas que tu ne serais peut-être pas allé loin pareil. Il aurait pu arriver n'importe quoi dans la vie qui n'a rien à voir avec les prêtres», lance-t-il sans gêne.

C'est justement parce qu'il a «fait son chemin» que Raymond Gravel refuse de se voir comme une victime. Pour lui, une vraie victime doit souffrir en silence parce qu'elle est trop traumatisée. «Elles ne se manifestent pas, les vraies victimes. Tout ce qu'elles veulent, c'est la paix, et retrouver la sérénité. Et les avocats profitent de ça pour aller chercher des victimes [qui n'en sont pas], dit-il. La majorité de ceux qui réclament de l'argent ont fait leur chemin pareil, donc, ils ne sont pas victimes.»

Pierre tente une dernière approche, mais Raymond Gravel est déjà ailleurs. «C'est la survie même de l'Église catholique qui est en jeu», dit-il. Et il n'éprouve aucun remords à la défendre bec et ongles.
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 décembre 2011 04 h 48
    Pourquoi pas défendre son Institution...
    Tout le monde le fait... Mais, après que vous avez dit que vous avez peur que votre Institution soit sérioeusement ébranlée, vous faites quoi...?
    Vous niez l'évidence. Les Communautés qui recrutent, forment et mettent au travail des citoyens dès l'âge de 12 ans (non, on n'a pas atteint la maturité à 12 ans) ont la responsabilité de la discipline interne et externe de ses membres.
    À elle seule, la définition de "victine" que propose Raymond Gavel explique la long silence de l'Églis et des Institutions religieuses sur ces crimes qui sont maintenant étalés au grand jour, et avec raison. Une victime, selon làbbé Gravel serait une personne tellement démolie qu'elle ne se relève pas, qu'elle ne rouspète pas, qu'elle ne tente pas de se reprendre en makin, qu'elle ne réclame rien, qu'elle pardonne. On voirt bien maintenant la réflexion et la justification qui ont fait que l'Église, n'étant pas portée à s'accuser elle-même, refusait aux victimes de ses religieux tout reconnaissance de victimes. Ces personnes, spoutenait-Elle ne peuvent pas être de vraies victimes, car elles ont encore une vie, elles ont eu le courage de se relever et de réclamer réparation.
    Si vous avez encore un brin de vie, vous n'êtes pas un victime. Ainsi, pour nos bons clercs, les crimes restent impunis, et tout le monde se sent bien. Il le faut, puisque comme le dit Raymond Gravel, c'est la survie même de l'église qui est en jeu... La survie des victimes n'a plus d'importance...
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  • Nicole Ste-Marie - Abonnée
    22 décembre 2011 04 h 49
    À l'abbé Gravel
    Ils vous ont agressé pour une montre vous avez réglé.
    Ils vous ont menacé, l'église ou le bloc, pour un confort assuré vous avez réglé.
    Ils vont disparaître s'il répare un tant soit peu leurs méfaits, vous y perdrez votre notoriété et confort.
    Y aurait-il un peu de nombrilisme dans tout ça?
    Vous savez que dans notre société, une réparation se fait avec notre code criminel et une preuve hors de tout doute raisonnable et au civile une prépondérance des probabilité.
    pourquoi voulez-vous changer tout ça ? et par quoi ?
    La bible ? Elle n'apporte rien puisqu'il y a de plus en plus de guerre. Même nos gouvernements, supposément démocratiques, sont corrompus à l'os et vous n'avez pu rien y changer. Vous avez choisi l'église. On pourrait en débattre encore et encore.
    Le docteur Julien aide les enfants en difficultés
    Aidez vos paroissiens en difficultés et comme vous vous êtes retiré du débat politique, pour l'église corrompue, ne vous en mêlez plus, vous êtes en conflit d'intérêt.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    22 décembre 2011 05 h 22
    «C'est la survie même de l'Église catholique qui est en jeu»
    Il a raison, mais la faute n'en revient pas aux victimes mais bien aux agresseurs. M" l'abbé Gravel inverse les rôles. Peut-être vaudrait-il mieux que cette Église d'hypocrites agresseurs sexuels disparaissent complètement. Mais ce n'est pas seulement cela qui fait dépérir l'Église au Québec. Les gens ne sont pas fous tout de même. Le message même de l'Église, la Bible, les évangiles, la résurection du christ, la virginité de Marie, tout cela relève d'une mythologie des siècles passés, qui n'a plus rien avoir avec le monde actuel. L'Église aurait pu s'en distancié, adapté son message, ouvrir sa théologie au dialogue, comme le voulait Vatican II, mais au contraire, après la mort de Jean XXIII, les papes successifs sont retournés vers la tradition, ont fermé la porte de la théologie de la libération et se sont enfermés dans leurs vieux dogmes. Je suis l'un de ceux qui a suivi le mot d'ordre lancé par le Mouvement laïc québécois et j'ai apostasié. Et j'invite toutes les personnes ayant un peu de bon sens à le faire. Cette Église là, quoi qu'en dise Raymond Gravel, ne reflète plus du tout la spiritualité de notre temps.
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    22 décembre 2011 06 h 01
    La fin de l'église catholique.
    Ce que l'abbé Gravel n'a pas compris c'est que l'église catholique ne survivra que de façon marginale à tous ces scandales de pédophilie et à la façon dont les autorités les ont endossés en essayant de les cacher et de les minimiser.
    Elle est touchée en son âme même.

    Au fil des générations les gens n'ont pas confiés leurs enfants aux bons soins de l'église pour que des dépravés assouvissent sur eux leurs instincts sexuels refoulés.
    Les prètres catholiques en tant que représentants de Dieu sur terre avaient un ascendant moral inouï sur la société de l'époque et leur responsabilité est à la hauteur de ce qu'ils ont toujours prétendu être.

    L'abbé Gravel divague en s'en prenant aux victimes , c'est ses pairs dévoyés qu'il devrait pourfendre et le système qui les a protégés.
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  • Gilles Beauchemin - Abonné
    22 décembre 2011 06 h 20
    Pauvre Église?
    Défendre l'Église catholique? Les frasques du cardinal Ouellet, le « papabile », m'ont amené à apostasier. Si ce n'était déjà fait, je serais tenté d'abjurer après avoir lu ce que vous dit Raymond Gravel, que j'ai pourtant toujours estimé jusqu’ici. Ce « fonctionnaire de Dieu » (comme le théologien Drewermann appelle les prêtres) défend l'indéfendable. Il me déçoit, mais je devrais plutôt lui... rendre grâce (!) : outre qu’elle entretient ses fidèles dans l’illusion qu’il existe un Dieu personnel et tout puissant, l'Église catholique est un scandale (il suffit d'aller au Vatican pour s'en convaincre), et Gravel contribue à fragiliser encore une institution qui prétend aider les démunis, mais qui n'en continue pas moins d’exploiter la misère humaine et d'accumuler les richesses. Comme disait je ne sais quel humoriste américain, Jésus « sauve » et l’Église investit : elle a de quoi payer!
    Gilles Beauchemin, Montréal
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  • michel lebel - Inscrit
    22 décembre 2011 06 h 24
    L'Église survivra et vivra!
    Que Raymond Gravel ne s'en fasse pas! L'Église va non seulement survivre, mais vivre pleinement, sans doute différemment, du moins pour ce qui concerne le Québec. L'Église se purifie, va à l'essentiel. De fait je suis plutôt heureux de son évolution au Québec. Et la prurification est loin d'être terminée. Je me demande si l'abbé Gravel n'est pas en fait un peu nostalgique de l'époque triomphante de l'Église.


    Michel Lebel
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  • fruitloops - Inscrit
    22 décembre 2011 06 h 48
    Raymond Gravel dérape.
    Raymond Gravel dérape sérieusement en minimisant la responsabilité de la congrégation des prêtres fautifs. Les abstinents (ou modérés) savaient pertinemment ce que leurs collègues détraqués faisaient subir à ces garçons. AUCUN ne les a dénoncés. Ils se sont tus, comme le Vatican se tait.

    Cette institution a trahi les parents et les élèves dont ils avaient la charge. Et TOUS ont tout fait pour cacher leurs crimes. À une autre époque, ces criminels auraient subi le fouet sur la place publique, puis auraient été pendus haut et court. En signant un chèque, peu importe le montant, ils s’en tirent très facilement. Il est là, le vrai scandale.

    Raymond Gravel devrait remercier le ciel et mieux comprendre cette opération DIGNITÉ, et reloger sa foi et son implication dans un cadre civil et laïque, au lieu d’essayer de sauver les meubles d’une institution aussi tordue et archaïque.
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 décembre 2011 07 h 04
    Pourquoi ne pas défendre son Institution ? (corrigé)
    Tout le monde le fait... Mais, après avoir dit, comme Raymond Gravel, que vous avez peur que votre Institution soit sérioeusement ébranlée, vous faites quoi...?
    Vous niez l'évidence. Les Communautés qui recrutent, forment et mettent au travail des citoyens dès l'âge de 12 ans (non, on n'a pas atteint la maturité à 12 ans) ont la responsabilité de la discipline interne et externe de leurs membres.
    À elle seule, la définition de "victime" que propose Raymond Gavel explique la long silence de l'Églis et des Institutions religieuses sur ces crimes qui sont maintenant étalés au grand jour, et avec raison. Une vraie victime, selon l'abbé Gravel, serait une personne tellement démolie qu'elle ne se relève pas, qu'elle ne rouspète pas, qu'elle ne tente pas de se reprendre en makin, qu'elle ne réclame rien, qu'elle pardonne, qu'elle oublie...
    On voit bien maintenant la réflexion et la justification qui ont fait que l'Église, n'étant pas portée à s'accuser elle-même, refusait aux victimes de ses religieux toute reconnaissance du statud de victimes. Ces personnes, soutenait-Elle, ne peuvent pas être de vraies victimes, car elles ont encore une vie, et un peu d'espoir. Elles ont eu le courage de se relever et de réclamer réparation.
    Donc, si vous avez encore un brin de vie, vous n'êtes pas une victime. Ainsi, pour nos bons clercs, les crimes restent impunis, et tout le monde se sent bien. Il le faut, puisque comme le dit Raymond Gravel, c'est la survie même de l'Église qui est en jeu... La survie des victimes n'a plus d'importance...
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 décembre 2011 07 h 15
    L'abbé et le chat dans la gorge
    Cet homme m'inquiète.
    Il a la dureté de quelqu'un qui a été profondément blessé.

    Si les "vraies" victimes se taisent, combien sont-elles?

    Ce silence fait épargner beaucoup d'argent à l'Église.

    Si les communautés religieuses étaient aussi prospères que du temps des abus, si la relève ne manquait pas chez les prêtres, les "fausses" victimes, celles qui ne refusent pas l'argent, seraient-elles ainsi jugées par monsieur l'abbé?
    En plus du reste, on leur demande de sauver l'Église, leur bourreau?
    L'Église a commis bien d'autres crimes pour lesquels elle n'a jamais payé.
    L'argent et les larmes ne font pas bon ménage, mais comment monsieur Gravel peut-il ainsi juger de la douleur d'autrui, ajoutant à leur tristesse la honte de ne pas refuser compensation?
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    22 décembre 2011 07 h 17
    Prostitué un jour...
    J'ai toujours eu de la sympathie pour ce curé hors norme qui transgressait tabou après tabou dans l'Église. Je me rends compte que pour sauver son Église, il est prêt à toutes les bassesses.

    Faut-il être désespéré!

    Mauvaise nouvelle, M. Gravel, vous avez raison de désespérer. Votre Église s'en va chez le diable, d'où elle vient, sans doute.

    Je suis plus un fervent de la Bible, mais il y a un message que j'ai retenu: "Ne vous faites pas d'images de Dieu"... La religion consiste justement dans le fait de réunir des gens qui ont la même image de Dieu. Ça ne peut aller nulle part.
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  • des Prunes - Abonnée
    22 décembre 2011 07 h 18
    L'argent doit rester ce qu'il est, de l'argent, point!
    Je cherche l'endroit où Raymond Gravel s'en prend aux victimes. Au contraire. Je comprends qu'il les prie de se tenir dignes et de ne pas monnayer ce qui ne peut l'être. L'horreur d'être assaillis par un pédophile, prêtre ou autre, ne peut être mesuré à une valeur monétaire.
    L'argent ne peut et ne doit pas acheter tout. Il n'a pas de valeur moral. Et c'est en lui en donnant une qu'on se leurre. Une "réparation" d'agression ne vaut pas 1, 3 ou 18 millions. Elle ne se monnaye pas tout simplement. L'argent c'est l'argent, la douleur c'est la douleur, et l'horreur c'est l'horreur. Quant à imposer la peine à toute une communauté...c'est en effet faire "payer" des innocents pour un crime qu'ils n'ont pas commis et qui pour la plupart les plongent dans la honte.
    Bref, je crois que Raymond Gravel ne fait que défendre une idée. Il ne s'en prend à personne! Respectons ce droit. Pas obliger de partager cette idée! Mais évitons de lui donner quelques interprétations qui fassent que la nôtre sera LA bonne.
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  • Michel Lemay - Abonné
    22 décembre 2011 07 h 26
    L'Église en péril
    Qu'est-ce qui est en péril ? L'Église ? La foi des gens ? Une mythologie et une tradition déphasées, insignifiante en regard des réalités d'aujourd'hui ? Pourtant, ce qui m'étonne davantage, c'est ce regroupement d'hommes soumis à l'autorité vaticane, qui baissent les yeux sur les crimes des prêtres, sur le sexisme de l'ordination à la prêtrise, sur les prises de position inhumaines quant à la contraception et au port du condom comme moyen de se protéger des infections sexuellement transmises.

    Le discours de l'Église parle au passé et n'interpelle plus personne. À qui manquera-t-elle si elle disparait ? Pas aux femmes, pas aux gays, pas aux couples divorcés, pas aux célibataires ayant une vie sexuelle active, pas à ceux et celles qui ont comme valeur fondamentale l'égalité des sexes et la liberté d'expression.
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  • Sator - Inscrit
    22 décembre 2011 07 h 30
    i faut faire la différence
    il faut faire une différence entre religion et église l église est une machine qui est gérer par des hommes qui se donnent un pouvoir et qui sous de faux prétextes se camouflant derrière des préceptes religieux en en donnant une explication qui fait leurs affaires .ou nil y a des hommes il y a de l hommerie. la religion elle est quelque chose de toute simple , personnel et intérieur.nul besoin de crucifix de hidjab ou de tout autres artifices.
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  • Yves White - Abonné
    22 décembre 2011 07 h 37
    Et pourquoi pas le procès et tout ce qui vient avec!
    Moi ce qui me désole là-dedans, c'est encore le 2 poids, 2 mesures: pourquoi ne pas avoir poursuivi chacun des acteurs de ces abus et laisser le processus qui habituellement s'applique à tous soit le jugement. Je ne suis pas pour l'église qui agit ici comme un pouvoir parmi tant d'autre. Mais je suis quand même abasourdi par tout ce qui se passe au nom de la Justice...

    Ou bedon t'es coupable, ou bedon tu ne l'es pas. Encore ici, on achète et on passe à autre chose. Donc tout a un prix, il ne suffit que de le négocier. Pi ceux qui n'ont pas de pouvoir de négociation alors on les utilise comme figurant dans les cours de justice pour apaiser le peuple et leur faire croire que ça fonctionne.

    Voilà encore un autre système bâti pour les puissants.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    22 décembre 2011 08 h 12
    Un curé de mauvaise foi
    J'avais une certaine écoute pour ce curé au parcours particulier, en termes de spiritualité et non de religion. Mais là, devant ce discours dont le filigrane mercantiliste permet de traiter des victimes de "prostitués", le discours sent le sépulcre blanchi. Et, définir les victimes comme des personnes qui doivent souffrir en silence parce qu'elles sont trop traumatisées, est un incroyable déni de justice.

    Votre "brutale franchise", monsieur le curé, est en réalité un brutal pharisianisme. Confessez-vous et c'est urgent. Puisse votre Dieu vous pardonner et vous apprendre que dans notre société la responsabilité a aussi un aspect hiérarchique et que les victimes ont ce droit fondamental de vouloir recourir à la justice afin de réparer un tant soi peu les torts causés par des individus sans scrupules, peu importe leur habit.
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  • François Dugal - Abonné
    22 décembre 2011 08 h 12
    La congrégation
    Ne pas dénoncer un crime est un crime; donc, la congrégation paie.
    La justice canadienne est la «plusse meilleure» au monde, ne l'oublions jamais.
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  • josephflavius - Inscrit
    22 décembre 2011 08 h 25
    Bravo

    Bravo m.Gravel il est à peu près temps que quelqu'un se lève et mette les points sur les i et les barres sur les t.

    Je suis prêt à manger du curé toute ma vie, mais je suis également prêt à être de tout les combats pour défendre la vérité et la justice et en ce moment tout deux sont brimé.

    Re bravo et continuez.
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  •  
  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    22 décembre 2011 08 h 37
    On veut une Église de purs.
    Je connais suffisamment l'histoire de l'Église catholique romaine (et je connais aussi l'histoire des autres Églises) pour m'apercevoir que le Christ a pris un sacré risque d'en fonder une. Avec des hommes et des femmes pécheurs et pécheresses. On voit ce que ça donne. Il priait déjà pour que TOUS restent UNIS en LUI.

    Tous ceux qui critiquent ces intitutions sont sans doute les purs dont parlent l'Évangile. Les pharisiens étaient des purs (ils observaient parfaitement la Loi de Moïse) aux yeux des hommes. Mais Jésus lisait le fond des coeurs. Ils les a traités de sépulcres blanchis. Ceux qui critiquent depuis des lustres les institutions ecclésiales les ont habituellement quittées.

    Les crimes sexuels envers des enfants sont des crimes horribles. Les crimes commis contre les enfants dans le sein de leur mère sont des choses incacceptables. Les crimes commis au nom des guerres sont inhumains...Les crimes commis contre les millions d'enfants abandonnés et affamés sur la terre, sont horribles. Et que chacun continue la liste.

    Ceux qui doutent du péché originel n'ont qu'à regarder autour d'eux. Ils en seront convaincus à l'instant même. Les religieux et les prêtres ont consacré leur vie à Dieu. Si quelques-uns ont dévié (Jésus a eu au moins deux apôtres qui ont dévié gravement...) il ne faut pas chercher à les excuser. Il faut prier pour eux et les laisser avec leur conscience.

    Personne ne souhaite que sa conscience ne soit viollée par un autre. Les pécheurs, dans leur faiblesse, n'ont pas besoin d'être jugés (ils peuvent être condamnés selon la loi humaine)...ils doivent être aimés malgré leurs fautes fort graves. Cela ne siginifie pas que ce qu'ils ont fait soit, objectivement, approuvé.
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  • Darwin666 - Inscrit
    22 décembre 2011 08 h 44
    Quel manque d'empathie!
    Parce qu'il s'en sorti, M. Gravel juge que tous devraient s'en sortir aussi bien que lui. Le manque d'empathie est le mal de notre époque. Le voir chez un homme d'église comme M. Gravel est déplorable...
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  • Gilles Delisle - Abonné
    22 décembre 2011 08 h 48
    M. L'abbée, vous déraillez complètement!
    Comment peut-on dire des choses pareilles. Non seulement, le règlement ne sera jamais assez élevé, pour compenser le "démolissaage en règle" de ces centaines de vies, mais en plus, un membre de cette Eglise, membre ayant une notoriété publique, de surcroît, ajoute l'insulte à l'injure, en essayant de culpabiliser ceux qui ont eu droit à un règlement qui ne corrigera jamais les erreurs passées! C'est incroyable d'entendre de tels propos, qui rejoignent ceux du cardinal Turcotte à l'endroit des orphelins de Duplessis! Qu'est-ce que l'église attend pour rappeller à l'ordre ces faux religieux!
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  • jdelisle - Abonné
    22 décembre 2011 08 h 49
    Insensible à la douleur des victimes
    Au prêtre Raymond Gravel qui déchire sa chemise sur la place publique parce que l’ensemble des religieux de Sainte-Croix doit indemniser les victimes d’actes de pédophilie commis par une minorité de ses membres, je me permets de rappeler que c’est aussi l’ensemble de la collectivité québécoise qui paie, par ses impôts et ses taxes, les procès, prisons et services de réhabilitation des criminels, même si la majorité des honnêtes citoyens n’a jamais commis de crime ni jamais mis les pieds dans un palais de justice ou une prison. C’est donc la majorité qui paie pour une minorité de citoyens criminels.
    Pourquoi en serait-il autrement du seul fait que ce sont des religieux qui sont incriminés? Les privilèges abusifs accordés aux communautés religieuses appartiennent à une autre époque.
    Combien de vies ont été brisées par ces pédophiles? Mais Raymond Gravel n’éprouve pas la moindre compassion envers les victimes des religieux. Il ne comprend pas ou ne veut pas comprendre. Il veut sauver son Église. Il nie. En cela, il représente bien le sentiment général qui existe dans l’Église catholique à l’égard des victimes d’actes de pédophilie commis par des prêtres à travers le monde. Un autre scandale d’une ampleur sans précédent vient encore d’éclater aux Pays-Bas. Il y en aura d’autres. Et on veut nous faire croire que les membres de cette Église catholique, qui donnent des leçons de vie aux autres, sont d’une morale supérieure et d’un grand humanisme. Foutaise! C’est en partie en raison de cette imposture et de cette hypocrisie que les églises se sont vidées. Et c’est très bien ainsi.
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 08 h 50
    Le séjour au désert.

    « Votre Église s'en va chez le diable, d'où elle vient, sans doute.»

    Je ne crois pas. Comme son «fondateur» a passé 40 jours au désert pour comprendre ce que Dieu attendait de lui, l'église subit le même sort. Elle s'en sortira. Cela prendra bien des générations, mais elle s'en sortira,

    En cette Année Sacerdotale décrétée pour les prêtres, en juin 2009, c'est précisément au cours de cette année que le scandale des abus sexuels dans l'Église éclate, et que tous ces crimes apparaissent au grand jour. D'un point de vue biblique,la révélation de ces scandales ne doit-elle pas être comprise comme un signe?

    Dieu a entrepris le grand ménage et l'Église en sortira grandie. Ce qui est vrai pour les entreprises civiles, l'est aussi pour l'Église.

    Ainsi cette année sacerdotale qui devait être une année de glorification de l'Église est devenue une année de purification.

    Un séjour au désert qui lui sera bénéfique. Seuls resteront sur le bateau ceux qui ne désespèrent jamais de Dieu.

    Joyeux Noël!
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    22 décembre 2011 09 h 02
    Portant moi qui avais confiance en lui mais là....
    L'église nous a fait croire que le prêtre était "Homme appelé de Dieu" or j'ai l'impression qu' il n'avait pas trop vérifié ces listes. Puisque contrairement à ce que l'église nous répète se sont des cas isolés nous pouvons croire qu'il un manque d'informations puisque nous retrouvons des conditions plus affreuses en Irlande, au Pays-bas où 63,000 enfants ont été agressés par les fonctionnaires de dieu. Non mon cher curé j'ai l'impression que l'argent vous chatouille sérieusement pour oser dire ces âneries. Lorsque vous dites que les québécois veulent détruire l'église catholique j'ai l'impression que vous faites erreur puisque c'est l'église elle-même qui se détruit. Sachez que toutes personnes intelligentes ont horreur des intégristes et leurs mensonges.
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  • celljack - Inscrit
    22 décembre 2011 09 h 05
    L'Église peut maintenant naître
    Enfin!

    L'Église telle qu'elle devait être au temps du Christ, telle qu'il désirait qu'elle soit, était pauvre, pieuse, humble, etc. Tout le contraire de l'institution riche et puissante qu'on connait!

    J'espère sincèrement que l'Église telle qu'elle est aujourd'hui perdra toutes ses richesses. Qu'elle sera humiliée et punie, crucifiée symboliquement sur la place publique. Que nous lui lancions tous des pierres et des insultes.

    Que l'Église devienne martyre est une bonne chose, elle n'aura jamais été si près du Christ.
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  • Roger Garant - Abonné
    22 décembre 2011 09 h 07
    Où sont ces criminels?
    Pourquoi n'y a-t-il toujours pas de prêtes en prison???
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    22 décembre 2011 09 h 16
    Un grand mérite, celui de dire tout haut ce que plusieurs taisent... et de discuter de l'essentiel
    Au-delà du fait que M. Gravel a la franchise et la force de dire tout haut ce que plusieurs taisent, alimentant ainsi un vrai débat, tel que je le comprends, cet article opposerait deux valeurs, soit la justice et la pérennité de l'église comme institution humaine et divine. Selon moi, il s'agit d'une fausse opposition parce que le bien de l'église passe nécessairement par plus de justice pour tous. Ce bien ne s'envisage pas à court terme, mais à long terme et avec espérance. M. Gravel devrait laisser la justice humaine suivre son cours, accepter que la notion de communauté et de solidarité se ressemblent grandement, comprendre qu'on n'est pas tous pareils et qu'on ne vit conséquemment pas tous identifiquement apparemment le même événement et que par dessus tous, les voies de Dieu sont impénétrables. Il faut donner
    à Dieu la chance d'aider ses fils et filles.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    22 décembre 2011 09 h 55
    Minorité et institution
    Deux points, monsieur Gravel

    1. Un employeur est civilement responsable des actions de ses employés dans le cadre de leur travail. Et je crois qu'une communauté religieuse l'est moralement encore davantage. Si je suis blessé par la mauvaise conduite d'un chauffeur d'autobus, je poursuivrai la STM, pas ce chauffeur en particulier.

    2. Si on a poursuivi la congrégation, ce n'est pas uniquement pour les mauvaises actions de certains de ses membres, c'est surtout parce que ses dirigeants ont choisi l'omerta. L'institution a mal agi dans l'unique but de sauvegarder l'institution: elle est donc responsable, non pas des délits sexuels, mais de l'absence d'effort pour dénoncer les coupables et aider les victimes à temps.

    3. Un troisième point: comment pourrait-on poursuivre au civil des religieux qui n'ont pas de biens propres? Il s'agissait de prêtres religieux, pas de prêtres séculiers.
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  • André Michaud - Inscrit
    22 décembre 2011 10 h 02
    L'église qui protégeait les pédophiles
    L'Église a toujours protégé les pédophiles et craché sur les enfants victimes. Bien plus, on menaçait les parents qui auraient voulu dénoncer les abuseurs d'enfants. Un comportement dégôutant , criminel et totalement immoral.

    Pourtant Jésus, ce grand apôtre du pardon, disait des abuseurs d'enfants "mieux vaudrait leur mettre une meule autour du cou et les jeter à l'océan". Donc pas de pardon pour Jésus pour les abuseurs !! C'est exactement le CONTRAIRE qu'a fait le clergé catho..elle a protégé les criminels et menacé les enfants victimes.

    L'église mérite des poursuites pour des milliards, et là encore ça ne sera pas suffisant pour réparer les gestes dégeulasses , criminels et immoraux qu'elle a entierement cautionnés..
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    22 décembre 2011 10 h 03
    L'Église doit assumer ses propres torts et corrigée le tir, mais... l'intimidation aussi.
    Dénoncez des abus, l'intimidation, etc. c'est une chose. Mais le faire au nom surtout de ses souffrances à soi, là c'est autre chose. Est-ce l'Église (suis athée et agnostique) qui a des torts parce que des individus se sont servis du pouvoir de leurs statuts pour parvenir à leurs fins? L'Église aurait quand même du ménage à faire dans ses fondations. À force d'avoir des briques qui ne devraient pas être là, elle va finir par tomber.

    Quant au reste, chaque individu a à vivre toutes sortes de choses tout au long de sa vie. Nous ne vivons pas tous nécessairement tout de la même façon dans la vie. Chaque individu a une part de responsabilité à assumer, par rapport à ce qu'il vit. Je pourrais dire par exemple que j'ai vécu différemment, à comparer avec mes frères et sœurs. Il faut cependant que j'assume certaines choses. Tout dépendant où ma façon d'être m'a conduit, est-ce que je dois responsabiliser ma famille, mes frères ou mes sœurs que j'aie réussi ma vie ou non?
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  • Robert Dufresne - Abonné
    22 décembre 2011 10 h 05
    @ Roger Garand
    Parce que les victimes préfèrent avoir de l'argent plutôt que la justice.

    Nous avons tout subis des expériences heureuses ou malheureuses, ou très heureuses ou très malheureuses, à l'enfance et ces évènements ont marqués nos vies de façon positives ou négatives. Certains vont demander de l'aide et d'autres vont compenser ailleurs et ainsi va la vie.

    Les victimes de toute sortes sont des cibles de choix pour les avocats qui facturent au pourcentage. Je serais curieux de savoir quelle part des sommes sont allouées aux frais juridiques.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    22 décembre 2011 10 h 12
    @ Sylvain Auclair.
    Votre point de vue est intéressant. Je le trouve plus réaliste que le mien de tout à l'heure. L'abbé Raymond Gravel est en mode levé de bouclier.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    22 décembre 2011 10 h 12
    Être dans les prunes... ou aveuglement volontaiare
    Quelqu'un a écrit, au début de ce forum, parlant des victimes "Je comprends qu'il les prie de se tenir dignes et de ne pas monnayer ce qui ne peut l'être.'.

    Il faut être dans les prunes pour écrire cela, à des lieux des systèmes judiciaires et politiques: l'État Québécois depuis des lunes indemnise les victimes d'actes criminels, dont les viols, les abus et agressions sexuels incluant l'inceste. Si je comprends bien L'abbé Gravel qui dérape et cette personne qui se reconnaîtra, ainsi que quelques autres intervennants, ici, parce que les coupables, non dentifiés notons le, portaient la soutane... leurs crimes n'en étaient pas, ceux qui ont survécu au temps ne seront donc pas condamnés, comme ce fut généralement le cas, et les employeurs, puisqu'ils étaient en fonction, ne devraient pas avoir à payer un sous à leurs victimes qui, finalement n'en seraient pas, contrairement aux autres. Un vrai discours digne d'une dictature.

    Ce que ces gens semblent ignorer, pourtant ce clerc est très bien placé pour les connaître ayant travaillé avec les jeunes de la rue, ce sont les dommages IRRÉPARABLES que ces victimes ont subi toute leur vie, dont entres autre une sexualité souvent trouble, l'impossibilité de connaître l'amour et de fonder une famille, et plusieurs d'entre eux ayant vécu dans la pauvreté terminerront leur vie dans une fausse commune, et j'en passe.

    La remise en question la douleur et de l'honnêteté de ces personnes dépasse l'entendement et fait douter de l'humanité de ceux tiennent un tel discours.

    Céline Andrée Massicotte, retraitée, ex embre du Regroupement des intervenants en matière d'agressions sexuelles (RIMAS).
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    22 décembre 2011 10 h 13
    Bravo à l'Abbé Gravel
    Je ne suis pas le plus grand fan de l'Abbé Gravel mais sur ce point il a raison. Et que dire des 2 milliards de dollars que le Gouvernement canadien a donné aux "victimes" des pensionnats autochtones? L'immense majorité des ces enfants n'ont pas du tout été abusés sexuellement par les missionnaires. Or, le Gouvernement a dédommagé TOUT LE MONDE!
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 10 h 14
    Les abus
    «...au Pays-bas où 63,000 enfants ont été agressés par les fonctionnaires de dieu.»

    Un bien grand crime devant Dieu, mais Dieu a pris les grands moyens pour nettoyer l'Église, mais qu'en sera-t-il de nombreux foyers Québécois, plus sales que les écuries d'Augias, où des milliers d'enfants sont abusés sexuellement chaque année par leur propre père?

    Comme prof, je peux vous dire qu'il y a au Québec plus de 25% des foyers québécois où les enfants souffrent aussi,au su et au vu de tous, où des enfants se font brasser chaque jour, se font battre, se font violer, et les belles âmes qui regardent ailleurs, gardent le silence. Quand un prof ose dénoncer les abus de ses élèves, le jour même il doit acheter quatre pneus pour sa voiture ou payer une peinture neuve!!

    Faut-il être à ce point aveugle pour savoir ce qui se passe aux Pays-Bas, et ne pas savoir ce qui se passe chez nous?
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    22 décembre 2011 10 h 26
    La compassion pour toutes les victimes
    J'ai compassion des victimes qui ont subi ces assauts atroces et qui ont vu leur vies brisées. Je crois que les religieux qui ont commis ces actes doivent être en prison. Je crois aussi que les religieux qui ont couvert ces actes doivent également en répondre devant les tribunaux.

    J'ai compassion aussi, des religieux, la majorité, qui n'ont rien eu à voir avec ces histoires, qui ont donné leur vie bénévolement, (je me rappelle du frère Guillaume qui lisait des livres d'aventures pour les raconter au 110 pensionnaires arrivant le dimanche soir et s'ennuyant déjà de leurs parents... je me souviens de la patinoire impeccable le matin, parce qu'un religieux s'était levé très tôt pour l'arroser) et qui sont maintenant traîné dans la boue, indistinctement, qui après une vie généreuse donnée pour les autres, doivent maintenant terminer leur vie dans la honte. Je n'ai encore jamais vu de remerciement pour ces vies de bénévolats au service de tous. Ça aussi, c'est une injustice.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    22 décembre 2011 10 h 36
    Argent du diable
    Monsieur le curé devrait bien savoir que tout les fond monétaires que possède l'église provient des dons fournis par les saints innocents pratiquants et bien souvent récupérés par les impôts. Or il est toute à fait normal que les personnes abusés aient le désir de récupérer ces argents du diable.
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  • Gerard44 - Inscrit
    22 décembre 2011 11 h 16
    «Papa» n'a pas toujours raison
    Je trouve en effet que mon ami Raymond que j'estime beaucoup dérape. C'est une telle attitude calculatrice et institution centriste qui constituait la culture de l'Église catholique (au lieu de l'Évangile) qui a conduit les autorités à ignorer les victimes et protéger les agreseurs (l'envers du bon sens) (cf le film sur les orphelins de St-Vincent) Si Raymond Gravel a su tourner ses propres agressions à son avantage et les tourner en dérision avec ses copains, ce n'est pas le cas de la grande majorité des victimes. Je sais de quoi je parle. Va-t-on dire aux femmes victimes d'incestes et de viols qui ont été écrasées et brisées et enfermées dans un silence étouffant qu'elles ne sont pas de vraies victimes si elles dénoncent leur agresseur, souvent après des années de thérapie? Ridicule. Dénoncer est un geste libérateur qui met la victime debout. Les agressions sexuelles marquent à vie et c'est un très long processus de reprendre le cours de sa vie. Les dédommagements vont les aider à se retrouver. Il a fallu l'éclatement de tels scandales à grande échelle pendant des années et des poursuites importantes pour que les autorités de cette grande multinationale se réveillent enfin. Sans les millions et milliards (États-Unis) en jeux, rien n'aurait changé tellement ils sont têtus et fermés sur eux-mêmes. Raymond Gravel n'est pas le «papa a toujours raison» du Québec. Cette-fois-ci il se trompe royalement.
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  • MarieBabin - Inscrit
    22 décembre 2011 11 h 27
    Mauvais problème
    Le problème ce n'est pas la religion catholique, ni même les prêtres, ni les victimes, mais la nature humaine.

    Un agresseur, un abuseur qu'il soit prêtre, père, frère ou délinquant sexuel reste celui qu'il faut viser.

    La culture du secret de l'Église n'est pas différente de la complicité de bien des mères, frères, soeurs, oncles, tantes et ami-e-s qui sont au courant d'abus dans trop de maisons et d'endroits et qui ne disent rien.

    La cupidité de la justice ne viendra rien réparer... 100 000$ 250 000$ ne rendra personne plus heureux et de ramènera pas non plus la virginité à quiconque l'a perdue précocement. Sur ce point, Gravel a raison.

    Est-ce dire qu'il faut laisser les coupables impunis ? Certainement pas, mais il faut viser ces seuls coupables.

    Accuser tout le monde pour les crimes d'une minorité relève d'une étroitesse d'esprit. Vrai pour la religion, vrai aussi pour les communautés ethniques. On ne peut généraliser sur des minorités et je regrette, malgré certaines dérives, les communautés religieuses ont souvent fait beaucoup mieux que bien des gouvernements.

    Qui s'occupe encore de fournir 500 repas par jour aux sans-abris ? Les soeurs grises de l'Accueil Bonneau. Ce n'est qu'un exemple.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    22 décembre 2011 11 h 36
    Remerciements et... À RODRIGUE TREMBLAY, si je peux me permettre
    Merci à Brian Myles: je comprends mieux le cheminement de l'abbé Gravel. Lors de mon premier commentaire je n'avais lu l'article qu'en diagonale.

    Selon Gravel "une vraie victime doit souffrir en silence parce qu'elle est trop traumatisée. «Elles ne se manifestent pas, les vraies victimes. Tout ce qu'elles veulent, c'est la paix, et retrouver la sérénité. ". Ne nous parle-t-il pas de lui-même, puisqu'il avoue avoir subi des attouchements: les attouchements par un adulte (ou un jeune qui serait en âge de consentir) sont considérés comme une agression sexuelle,comme présenté par M. Myles. Mais on le sait... les hommes ont la fâcheuse tendance de ne pas vouloir se percevoir comme des victimes, et en la matière préfèrent souvent endosser à leur tour le statut d'agresseur, ce qui n'est assûrément pas le cas de l'abbé. Mais tout de même, il flotte au-dessus de la mêlée grâce à son statut de clerc. Il a eu une meilleure vie que bien d'autres mais... qu'aurait-elle été sans cet abus et le fait qu'il se soit lui-même "rémunéré". Quelle tristesse que l'univers des crimes à caractère sexuel...

    M. Tremblay, je m'excuse de me répéter, ne connaît les lois des démocraties que sont le Québec, le Canada. L'État dédommages TOUTES les victimes d'actes criminels, dont ceux à caractère sexuel (ICI c'est l'IVAC qui s'en charge). Il se plaint aussi que certains autochtones dédommagés n'ont même pas subi d'agression sexuelle... Mais dans leur cas, M. Tremblay, les dommages ont été les mêmes: ils ont été arrachés de force à leur famille, coupés de leur univers culturel et sprirituel. On n'a qu'à regarder leur taux de suicides, de problèmes de toxicomanie et de violence comjugale pour comprendre, quand on veut comprendre. Ce fut un génocide psychologique et social, ouvrez vous les yeux! Et en passant... pourquoi ne parlez vous pas des Enfants de Duplessis aussi dédommagés? Parce que "de souche"?
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  • Marco61 - Abonné
    22 décembre 2011 11 h 38
    La chat sorti du sac...2
    Que l'abbé Gravel est trouvé rédemption et sens à sa vie dans l'église le regarde et tant mieux.
    Pour les victimes (dont je ne connais pas toutes les histoires) avoir une estime de soi en béton, des nerfs d'aciers et un tempérament de fer ainsi que beaucoup d'abnégation n'est pas donné à tous. Cela prend une personnalité hors du commun et l'éducation qui vas avec (ce que n'a pas toujours su faire d'incertains frères de Ste-Croix) Les victimes méritent cette argent ne serait-ce que pour retrouver une peu de sens de l'honneur envers eux-mêmes.
    Que l'abbé Gravel pleure les millions de dollars comme une femme (sens figuré) et tente de défende l'église catholique "bec et ongles" ce qu'il ne saurait faire comme un Homme. Choquant.
    Marc Drouin.
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 11 h 44
    L'objectivité en tout...


    «J'ai compassion aussi, des religieux, la majorité,»

    Certains jugent toute une institution à partir d'un maigre 0,03% de ses membres qui ont dérapé, et oublient tout ce que les autres ont pu faire de bon, de beau, au service des plus démunis.

    @ Gérard44

    «Dénoncer est un geste libérateur qui met la victime debout.»

    Qu'en savez-vous? Avez-vous été abusé? Je vous dirai que je connais bien des personnes qui ont dénoncé, croyant à cette catharsis purificatrice, et elles traînent encore leur vie déchirée.

    En tout, messieurs, il y l'objectivité, et nombre d'entre vous n'en connaissent que la définition au dictionnaire. Faut savoir aussi l'appliquer dans ses pensées et dans sa vie quotidienne, dans ce que l'on dit et dans ce que l'on écrit. Faut savoir dépasser ses limites subjectives.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    22 décembre 2011 11 h 49
    Prison et argent
    Rappelons qu'une victime ne peut pas intenter de poursuites criminelles. C'est le procureur de la Couronne qui le fait, et seulement s'il croit qu'il peut obtenir une inculpation, ce qui est plus difficile que d'obtenir réparation devant un tribunal civil. Par ailleurs, si la personne soupçonnée est décédée, il n'y a plus rien à faire: on juge une personne, pas un crime. De plus, il est assez rare d'intenter des poursuites criminelles contre un vieillard...

    Alors pourquoi réclamer de l'argent? On sait tous que l'argent ne remplace pas une vie ruinée, mais c'est la seule chose qu'un tribunal civil puisse donner.
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  • Real Rodrigue - Inscrit
    22 décembre 2011 11 h 54
    Il y a aussi des victimes sans défense
    M.Gravel dénonce une certaine forme de chantage qu'exercent parfois les victimes d'abus de toutes sortes. En outre, si je comprends bien, il dénonce le fait que des innocents doivent débourser pour les abuseurs du fait qu'ils appartiennent à la même communauté. Parce qu'il est un prêtre, beaucoup sans doute en profitent pour attaquer l'Église... Ce n'est pas nouveau, qu'on se rappelle le cri de Voltaire : Écrasons l'infâme !
    Je remarque que les victimes en question peuvent réclamer des compensations auprès des communautés, alors que des milliers de victimes dans le monde ne le peuvent tout simplement pas. Jean Ziegler, dans L'empire de la honte, montre que le système actuel des cosmocrates font partout des victimes à la tonne. « De Manille à Karachi, de Nouakchott à Sao Paulo et à Quito, dans toutes les les mégapoles de l'hémisphère Sud, écrit-il, des centaines de milleirs d'enfants sans famille ni domicile fixe errent dans les rues. Ils tentent de survivre comme ils le peuvent: en chapardant sur les étals des commerçants, en vendant leurs corps ou en volant pour le compte des policiers. Certains sont des «avions», comme on les appelle dans les favelas de Rio de Janeiro: des transporteurs de cocaïne pour le compte d'un chef mafieux local ». Il faudrait donc aussi ne pas oublier de mettre en cause les cosmocrates qui jouissent partout, grâce aux pouvoirs, d'une immunité souveraine !
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    22 décembre 2011 12 h 04
    Banqueroute
    Ce qui me frappe depuis le départ du cardinal Ouellette pour Rome, c'est le silence de l'Église catholique d'ici dans les grands dossiers de l'heure. Je pense surtout à l'Assemblée des évêques qui ajoutait son grain de sel régulierement et de facon souvent fort pertinente dans le débat public. La seule voix d'écclésiatique d'ici qui se fait entendre de nos jours, c'est celle de l'abbé Gravel. Même le très estimé père Lacroix semble avoir jeté la serviette.
    Le père Gravel n'a pas tort de s'en faire. Bien sûr que tout ça va couter très cher à l'Église. Il y aura banqueroute, morale et spirituelle. La Banque du Vatican cependant a encore de beaux jours devant elle.
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  • Monique Thibault - Inscrite
    22 décembre 2011 12 h 19
    Je suis dégoûtée
    Je suis dégoûtée par tous ces fiers défenseurs des abuseurs. L'abbé Gravel erre complètement. Oui, c'est vrai qu'on peut se «refaire» une vie après les abus. Mais ce n'est pas donné à tous d'en avoir la force. Voyez-vous, il y a des gens qui reviennent de l'Afghanistan avec des traumatismes graves; d'autres, qui ont été soumis aux mêmes conditions, s'en tirent sans séquelles. Les abus sexuels, c'est un peu pareil.
    Personnellement, j'ai travaillé pendant 23 ans dans un pénitencier, au contact quotidien de délinquants sexuels. Une très forte proportion de ceux-ci ont eux-mêmes été abusés dans leur jeunesse par des laïcs ou par des religieux. Ce n'est pas une excuse à leur comportement, mais une explication: ils ont appris, très tôt dans leur vie, à pratiquer une sexualité déviante qui leur était présentée comme normale par leurs éducateurs... Alors...

    L'argent de règle rien, mais il peut permettre à ces gens de s'offrir une thérapie dont ils auraient besoin. Que l'abbé Gravel cesse donc de s'acharner sur eux!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    22 décembre 2011 12 h 45
    À Réal tremblay: ça rime à quoi?
    Ben oui, il y a plein de dictatures dans le monde, alors abolissons la démocratie chez nous, pour que règnent les dictateurs frustrés, sans problèmes...

    Ni le Québec ne la Canada n'ont juridiction sur le monde, sur les autres pays, pis après? Faut-il s'empêcher pour autant de défendre et d'indemniser les victimes pour cela, ou de pointer du doigt les organismes qui ont si longtemps prôné l'immunité pour les coupables en leur sein, au nom du goupillon?
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  • real@realo.ca - Abonné
    22 décembre 2011 13 h 11
    bien sympathique
    Il nous paraissait bien sympathique cet abbé très ouvert d'esprit. Aujourd'hui, on voit qu'il est avant tout homme d'Église. Qu'il raconte qu'il a volé une montre à un pédophile quand il était enfant comme réplique à la souffrance des autres est proprement odieux. Les enfants ne sont pas tous pareils, les sensibilités des humains diffèrent, pour un confesseur , ne pas le savoir est un scandale.
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  • camelot - Inscrit
    22 décembre 2011 13 h 14
    L'inquisiteur
    "À ses yeux, l'entente est abusive et inacceptable, puisqu'elle force toute une congrégation à payer pour les écarts d'une minorité." Cette position donne froid dans le dos. Parce que l'Église st une institution elle serait intouchable ? Où sont les enseignements du Nouveau Testament ? Que pensez-vous que Jésus-Christ ferait de ces violeurs ? Ils les auraient certainement expulsés et condamnés, leurs protecteurs avec. Ces derniers sont aussi coupables par leur silence. Ce qui dit Gravel est que ce phénomène est bien ancré et ne disparaîtra pas de sitôt. Et si cela mène à la disparition de l'Église, et bien tant pis. On ne veut pas d'une Église qui abrite les criminels. Cela a duré trop longtemps. Qu'ils relisent le Nouveau Testament. Gravel s'est trouvé un nouveau rôle qui doit plaire à ses supérieurs : Inquisiteur.
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  • Raymond Gravel - Inscrit
    22 décembre 2011 13 h 23
    Que de jugements!
    À lire l'article du journaliste Brian Myles et les commentaires qui précèdent, je me rends compte jusqu'à quel point certains ont le jugement facile et rapide...Dire que je n'ai aucune compassion pour les victimes des prêtres ou des frères pédophiles, c'est tellement épouvantable! J'ai même accompagné une victime pour dénoncer son abuseur...Dire aussi que je projette sur moi-même le cas des abus, parce que j'aurais été abusé moi aussi et que je m'en suis sorti...c'est faire des liens qui n'ont aucun sens. Ce que je déplore dans toute cette histoire, ce n'est pas que les vraies victimes doivent se taire et souffrir en silence...ce n'est pas ce que j'ai dit et écrit précédemment...Ce que je déplore, c'est que ce ne sont pas les vraies victimes qui réclament de l'argent...J'ai toujours dit que les vraies victimes, il faut les aider à tout point de vue, même monétairement...Par ailleurs, dans notre société, il y a toujours des abus: le dédommagement va-t-il vraiment aux victimes ou plutôt aux avocats et à ceux qui veulent profiter du système? En voulant corriger une injustice, ne crée-t-on pas une autre injustice en faisant payer des innocents et en monnayant des profteurs seulement? Tout comme la majorité des gens, je trouve écoeurant les crimes sexuels! Les responsables doivent être jugés et soignés...Ils doivent aussi assumer leurs gestes et tout le reste...Mais, de grâce, arrêtons de condamner toute l'Église parce que certains religieux et prêtres ont été des criminels. Je trouve cet article de Myles biaisé...Il ne reflète aucunement la réalité...Je vais écrire une réponse au Devoir pour expliquer vraiment ce que je pense de la situation...Certains propos me blessent énormément! Raymond Gravel ptre
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    22 décembre 2011 13 h 26
    Un débat stérile fondé sur des distorsions cognitives et sur de faux motifs
    Distorsions cognitives

    Les distorsions cognitives sont comme un traitement incorrect des informations dont nous disposons. Ces pensées tordues nous mènent à des conclusions fausses et négatives dirigées contre nous-mêmes ou contre les autres. Puisque ces conclusions forment nos croyances et puisque nos croyances fondent nos comportements, les conséquences néfastes des distorsions cognitives se ramifient jusque dans les moindres recoins de notre existence.

    Elles sont faciles à commettre. Elles se manifestent habituellement lorsque nos émotions sont sollicitées, pervertissant notre interprétation pour donner un visage faux et désagréable à nos conclusions. Ce type d’erreur commande des comportements extrêmes et impulsifs, bref, le genre de comportements que nous risquons fort de regretter. Notre malheur découle donc très souvent de cette manière erronée d’interpréter les événements.

    Par exemple, les distorsions nous font parfois conclure que nous sommes justifiés d’être désagréables avec les autres. Elles nous font aussi croire que nous sommes condamnés au malheur. À cause d’elles, nous espérons que les choses changeront d’elles-mêmes sans avoir à faire quoi que ce soit. Il est pourtant trompeur d’attendre une rétribution pour des souffrances qui, bien souvent, proviennent de notre manière de concevoir la vie.

    «Pour dix-huit millions, je suis capable de pleurer moi aussi»

    De la pure distorsion et une pure calomnie. Une victime ne recevra pas dix-huit millions et ce ne seront pas nécessairement tous les dix-huit millions de ce fonds qui seront utilisés pour les compensations et pour des frais de toutes sortes. Et oui il semble qu’il en serait capable si nous comprenons le sens allumé et éclairé qu’il avait à douze ans. Et non ces victimes ont gardé le silence sur leurs blessures plus ou moins graves avec les conséquences de sérieux handicaps du développement personnel.
    suite...
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    22 décembre 2011 13 h 28
    ... suite Un débat stérile fondé sur des distorsions cognitives et sur de faux motifs
    Les victimes

    Si vraiment la compréhension de M Gravel, sur ce qu’est une "vraie" victime, est exacte; au plaisir des faux défenseurs de cette Église qu’on voue à la damnation toutes les personnes qui accepteront une compensation au détriment du silence de leurs souffrances et de leur refus des demeurer prostrées.

    Je dis si, car il semble que M. Gravel soit souvent mal dicté. Cette description de ce qu’est une victime est vraiment basique et s’apparente plus au mépris de la victime. Les victimes de Vincent Lacroix, Norbourgh ne sont pas des victimes. Les religieuses de la communauté du Bon Pasteur dans la fraude du Marcher Central n’étaient pas des victimes. Si les vraies victimes ne sont que des personnes qui ne peuvent plus dénoncer et qui de demeurent prostrées, abolissons les cours de justice. Les violés ne sont pas tous et toutes des victimes: une prostitué certainement pas, une jeune fille aguichante l’a décidément cherché et maintenant ceux, pour qui une entente a été convenue et acceptée, ne sont plus des victimes. Jusqu’où peut-on aller avec ce genre de distorsions.

    La survie de l’Église

    Ce n’est pas très évangélique que de considérer la survie de l’Église à l’écu de César lorsque Jésus lui-même a promis que rien ne prévaudrait sur Elle. L’Église ce n’est pas que le clergé seul et les communautés religieuses. Certains espèrent qu’elle redevienne ce qu’elle était au temps des apôtres et dans les premiers siècles mais je crois que c’est une mauvaise compréhension de la foi et une distorsion du monde réel. Les dangers dans la foi nous le savons c’est de se déconnecter de la réalité. Il y aura des changements nécessaires mais l’Église ne disparaîtra si non ce serait ramener la foi aux seules forces de l’homme.

    suite...
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    22 décembre 2011 13 h 29
    ... suite Un débat stérile fondé sur des distorsions cognitives et sur de faux motifs
    Pourquoi cet acharnement?

    Moi je suis étonné, de ne pas entendre des représentants de la communauté ou des diocèses concernés ne pas intervenir dans ce débat si vraiment ces autorités ont la même compréhension que M. Gravel concernant cette entente et les victimes. M. Gravel est-il en service commandé? Est-ce sa visite à Rome qui l’a rendu si prompt à défendre une Église qu’il a appelé aux changements et à plus d’ouverture par ses critiques fondées et plutôt justes? A-t-il été remis à l’ordre? Sent-il le couperet sur le coup?
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  • Bernard Gervais - Abonné
    22 décembre 2011 13 h 34
    Argent et préjugés
    Bien des gens ont été abusés jeunes dans des collèges où ils étudiaient et, par conséquent, ont raison de dénoncer ouvertement ce qu'ils ont vécu et de demander justice

    Toutefois, comme l'abbé Gravel, j'ai des réserves sur ceux qui défendent ces victimes. Sincèrement, pensez-vous que les avocats s'intéresseraient à elles, si celles-ci avaient été abusées par des membres d'une communauté religieuse qui est maintenant sans argent depuis des années ? Voyons, ces professionnels ne sont pas là pour faire du bénévolat !

    Ce qui est navrant ici c'est que ces avocats ont quand même l'appui d'un grand nombre de gens pour il est toujours de bon ton de taper sur toutes les choses - bonnes ou mauvaises - qu'a faites l'Église catholique ici, alors qu'ils se disent souvent ouverts aux accommodements demandés par des personnes issues d'autres confessions. On appelle cela « avoir des préjugés » !
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  • Daniel Dupont - Abonné
    22 décembre 2011 13 h 56
    Ampleur et couardise
    Pour avoir passé dans les écoles de religieux dans ma jeunesse, je peux affirmer que les communautés savaient ce qui se passait. Je ne sais juste pas si elles savaient que ces crimes - car ce sont des crimes, M. Gravel - étaient répandus à si grande échelle. C'est cette ampleur qui menace la survie financière de l'Eglise en ce moment et rien d'autre. S'il y avait peu de victime, peu de réparation serait exigé.
    Les collègues de ces religieux tordus, souvent d'anciens abusés eux-mêmes, n'ont pas osé dénoncer. Aurais-je été plus fin à leur place? Je n'en sais rien. Ils sont dans le même cas de figure que la conjointe de l'incestueux qui choisit la stabilité de son foyer à l'intégrité de sa progéniture. Mais la tête dans le sable n'efface pas la réalité.
    Dites moi M. Gravel, au delà des questions d'argent, pourquoi l'Eglise démontre-t'elle si peu d'empressement à s'éloigner de ces abuseurs? Très peu ont été renvoyés de leur communauté. La plupart sont aujourd'hui défendus par leur communauté. Est-ce parce que cela aurait été comme avouer une faute?
    Les avocats des victimes ont peut-être profité de certaines de celles-cis comme vous dites mais je ne doute pas que l'Eglise en a de très bons aussi pour leur prodiguer de "judicieux" conseils. Elle en a les moyens. Parlez-en à France Bédard.
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  • Georges Paquet - Abonné
    22 décembre 2011 14 h 09
    Nestor Turcotte n'est pas conséquent.
    En lisant son commentaire, on voit qu'il ne veut pas être accusé de ne pas avoir dit que les crimes sexuels contre des enfants sont des "crimes horribles". Mais il s'arrête là dans sa belle envolée. Pas de suite, pas de punition, pas de réparation. Que les victimes se débrouillent avec ;leurs problèmes. M. Turcotte qui soutient qu'il connaît bien l'Église se contente de dire qu'il faut aimer tous ces coupables. Mais de jusice, de compassion, de réparation, pas un mot. Les victimes n'ont pas eu de chance, c'est tout. Il est rare de trouver des gens aussi insensibles que celà.
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  • Guy Lemieux - Abonné
    22 décembre 2011 14 h 31
    @ Mme Massicotte
    Merci de parler de moi Enfant de duplessis... et je suis de souche purement d éloquence francaise....
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  • Echo Sierra - Abonné
    22 décembre 2011 14 h 38
    Quelle déception
    Je vous aimais bien Monsieur Gravel. Mais comme votre prise de position me déçoit. Je crois que beaucoup de gens, comme moi, vous ont retiré votre crédibilité à cause de ça.
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  • Minotaur - Inscrit
    22 décembre 2011 14 h 39
    Elle sert à quoi l'église qu'il défend?
    Il traite les victimes de prostitués alors que c'est lui-même qui a été prostitué.

    Elle est où sa compassion chrétienne quand viens le temps de s'occuper des victimes. Il défend les agresseur et l'institution agresseuse.

    Maintenant que j'ai lu son histoire, j'ai aucun respect pour cet homme.

    L'église n'est pas au dessus de la loi. L'église est une institution qui a encore beaucoup de capital. C'est l'église qui a couvert les prêtre fautifs. Les victimes de l'église ne sont pas de moins bonnes victimes que celles de Guy Cloutier ou d'autres.
    Elles mérites réparations. On aurait du forcer l'église à vendre quelques bâtiments pour les payer quitte à fermer plusieurs églises, les démolir et vendre les terrains.
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  • Philippe Chrétien - Abonné
    22 décembre 2011 15 h 21
    Maladie mentale
    La pédophilie est une maladie mentale ... comme la religion. Pourquoi nous étonner que les membres de l'Église se défendent entre eux quand on sait que leur mission est de berner la population avec des contes pour enfants, vieux de 2000 ans, qui défendent l'indéfendable, l'existance de Dieu!

    Si les Raëliens commettaient des actes de pédophilie ils seraient poursuivis au criminel ET au civil ... ils seraient, eux aussi, mis en faillite et ce serait très bien. C'est la même histoire avec l'Église Catholique. Leurs mensonges ont seulement 4000 ans de plus.
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  • camelot - Inscrit
    22 décembre 2011 15 h 23
    Depuis quand ?
    Depuis quand monsieur Gravel, y a-t-il "de bonnes et de mauvaises victimes" ?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    22 décembre 2011 15 h 27
    Si des avocats se sont enrichis...
    c'est parce que les congrégations visées ont refusé de reconnaître leurs torts, par manque de... charité chrétienne. Il a donc fallu les y contraindre, avec tous les coûts que cela comporte toujours.
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  • michel lebel - Inscrit
    22 décembre 2011 15 h 39
    Les communautés religieuses ont fait du bien et beaucoup!
    Je comprends bien, je crois, la pensée de l'abbé Gravel, pensée qui me semble évolutive... L'abbé rappelle seulement une chose: les communautés religieuses du Québec ont fait beaucoup de bien. Et elles en font encore beaucoup. M. Gravel s'insurge, à juste titre , contre certaines critiques intempestives, excessives, globalisantes, de ces communautés. Certains(minoritaires) membres de celles-ci ont commis des abus sexuels à l'égard de jeunes. La plus grande réparation possible(incluant la financière) doit être faite et le tout doit se faire de façon respectueuse et transparente.
    Peu de prêtres et évêques osent parler de cette queation des abus. Ils préfèrent faire silence ou se défiler. Reconnaissons à l'abbé Gravel un certain cran pour traiter, à sa façon, de la question. Merci.
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    22 décembre 2011 15 h 43
    Réponse de Brian Myles
    Réponse de Brian Myles au commentaire de M. Gravel de 13h23:

    À la lecture du commentaire de Raymond Gravel, une précision s’impose. L’article que j’ai rédigé est un reflet fidèle, exact et rigoureux de la rencontre de plus d’une heure à laquelle j’ai assisté entre l’abbé et une victime des frères de Sainte-Croix. M. Gravel a bel et bien tenu les propos qui lui sont attribués. Les citations retenues ne sont pas sorties de leur contexte, ni dénaturées.
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  • Georges Hubert - Inscrit
    22 décembre 2011 15 h 44
    L'abbé Gravel
    Ce sont des gens comme l'abbé Gravel, chrétiens authentiques, qui font que des athées de mon espèce ne peuvent rejeter 2000 ans de traditions chrétienne.
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  • tohi1938 - Inscrit
    22 décembre 2011 15 h 56
    Le problème est simple pourtant, et ce problème c'est la suprématie de l'imaginaire!
    L'abbé en question qui m'a toujours semblé suspect d'être en politique partisane de l'imaginaire alors que c'est contraire à l'enseignement de l'église romaine, ne tire ses arguments que de l'imaginaire qui est le sien.
    Or l'imaginaire religieux n'est autre chose qu'un mensonge qui consiste à vouloir asservir les autres à un mode de pensée.
    Et toutes les astuces sont bonnes pour se donner bonne conscience: être prostitué soi-même semble correct, mais pour diminuer les victimes, ne voilà-t-il pas qu'il les traite... de prostitués????
    À moins que ne lui reviennent les paroles si souvent citées: tu aimeras ton prochain (ou le suivant) comme toi-même.
    Cet article me fait me demander si " le droit de penser" n'implique pas aussi "le droit d'imposer sa pensée".
    De quoi être perplexe, mais vraiment très perplexe quant au droit à l'intoxe!
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  • Louka Paradis - Inscrit
    22 décembre 2011 16 h 01
    Le Cortège des juges
    En lisant plusieurs commentaires, je me rends compte qu'il y a des gens qui ne seront jamais satisfaits, quelle que soit la peine infligée ou la compensation : s'agit-il de justice ou de vengeance ?
    Des fautes ont été commises : elles sont reconnues et il y a dédommagement. Inutile de tenter de noircir toutes les communautés et toute l'institution de l'Église. Quand il y a des pédophiles dans d'autres milieux, les sports par exemple, ou le milieu artistique, est-ce qu'on accuse toutes les équipes et les entraîneurs, ou tous les imprésarios ? L'Église a aussi apporté beaucoup à notre société : qui a mis sur pied les hôpitaux et les écoles ? Qui a fondé la Saint-Vincent-de-Paul ? Qui s'est dévoué pour les vieillards ? Bien sûr, pour les orphelinats, il y a eu des abus : mais reportons-nous à cette époque. Il ne faut pas juger le passé avec des critères d'aujourd'hui. Est-ce que c'est mieux de voir les enfants orphelins laissés à eux-mêmes dans la rue, comme à Rio de Janeiro et ailleurs, où ils sont des proies faciles pour la prostitution et les exploitations de toutes sortes. Assez de toute cette hargne ! Ce n'est pas ça qui guérira les blessures de l'âme.
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  • Louka Paradis - Inscrit
    22 décembre 2011 16 h 03
    Empathie et sensationnalisme
    Je suis sceptique : s'il n'y avait pas d'argent, il y aurait sûrement moins de victimes. J'ai étudié avec des religieux et on savait qu'il y avait quelques dérangés ; on savait aussi s'en tenir loin... Bien sûr, il y a eu des victimes, mais je doute qu'il y en ait eu autant et on dirait bien que leur nombre augmente à mesure que les journaux sensationnalistes et les bureaux d'avocats font miroiter des dollars en compensation. Il y a aussi certaines forces de pouvoir qui sont très dérangées par l'ascendant exercé par l'Église catholique : elles ne le crient pas sur les toits, mais elles agissent par des intermédiaires, de la propagande haineuse et de la désinformation... Prenons l'exemple des Pays-Bas : on écrit dramatiquement 65 000 victimes : c'est horrible, j'en conviens. Mais regardons les chiffres et le contexte historique : admettons 1000 couvents x 66 ans (de 1945 à 2011), à 1 enfant abusé par couvent = 66 000 victimes. Et où sont les preuves ? Gardons notre esprit critique. D'ailleurs, avez-vous remarqué que la pédophilie dans l'Église fait presque toujours la manchette avant la semaine sainte ou avant Noël, des fêtes significatives pour les chrétiens du monde ??? Sachons préserver notre culture et l'héritage de nos valeurs socio-culturelles et de notre histoire.
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  • Nelson - Inscrit
    22 décembre 2011 16 h 08
    Bravo Gravel, thérapie por les victimes et les abuseurs, et conséquences pour les abuseurs.

    Thérapie pour les victimes et les coupables.

    Conséquences légales pour les coupables.

    Des arrangements d'argents concernant des abus sexuels à des MINEURS est indécent.

    L'essentiel est que victimes et malades guérissent et fassent une vie le plus normale possible.
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 décembre 2011 16 h 34
    Cette pauvre montre pour ma blessure
    Je félicite tout de même l'abbé Gravel d'avoir lu les commentaires. Cela n'a pas dû être facile. Il démontre ainsi qu'il n'est pas homme à se défiler, c'est une qualité précieuse.

    Il dit que les vraies victimes souffrent tant qu'elles se taisent. Pas nécessairement. D'autres au contraire peuvent parler beaucoup. Moi je ne crois pas que la montre qu'il a reçue à 12 ans lui ait été d'un grand réconfort.

    S'il est un homme qui pleure à sa façon, ce ne serait pas une bonne idée je pense de lui relancer sa pierre.
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 16 h 36
    L'amour triomphe de tout

    «Certains propos me blessent énormément!» Raymond

    Cher Raymond, ceux qui nourrissent des blessures profondes essaient toujours de blesser l'autre, pour qu'il souffre aussi. C'est le cercle vicieux de l'abuseur et de la victime.

    Ne vous laissez pas abattre. Il y a de bonnes personnes sur ce forum qui savent faaire la différence entre l'objectivité et la subjectivité.

    La Vérité finira par avoir le dernier mot, une fois la purification achevée.
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  • Real Rodrigue - Inscrit
    22 décembre 2011 16 h 43
    Aucune compassion ?
    Suivant le journaliste B.Myles, le récit des victimes d'abus sexuels n'aurait inspiré « aucune compassion au prêtre Raymond Gravel ». Une affirmation que ne partage pas du tout la personne concernée. À propos de n'importe quoi, comme l'a démontré René Girard, la surenchère est toujours possible. A-t-il été mal cité ? Sans doute pas, mais le fait de déclarer qu'il était capable de pleurer lui aussi pour 18 millions a pu faire croire qu'il manquait de compassion à l'égard des victimes. Vraisemblablement, suite aux faits qu'il rapporte, ce n'est pas le cas. Mais lui-même va se charger de s'expliquer dans une lettre au Devoir. Ce sera à lire et à méditer...
    En attendant, je lui rends hommage de traiter de la question ouvertement et sans craindre de dire ce qu'il pense. Bravo alors.
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  • Pie Leclerc - Inscrit
    22 décembre 2011 17 h 03
    @Philippe Chrétien
    Vous parlez des "membres de l'Église" qui se défendent entre eux et qui auraient pour mission de berner les gens avec des contes pour enfants. Vous dites vous-mêmes des âneries sans fondement qui démontrent une certaine ignorance philosophique et théologique. Vos propos révèle aussi un manque de respect face à des milliards de personnes qui ne partagent pas votre incroyance. Vous seriez peut-être prêt pour des suivre des cours qui exigeraient de votre part une capacité d'échange, d'ouverture d'esprit, un brin de logique et de questionnement rationnel. Vous verriez peut-être que la religion n'entraîne pas automatiquement dans la maladie mentale...
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 décembre 2011 17 h 28
    M. Leclerc
    M.Leclerc parle simplement comme un incroyant convaincu, avec...emphase.
    Sa comparaison avec les raëliens est-elle si mauvaise? En quoi?

    Pour vous la religion catholique est-elle la référence suprême, la mesure de toute chose?
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 décembre 2011 17 h 32
    Oups!
    Je voulais parler de M.Chrétien bien sûr. (Quel étrange nom pour un incroyant).
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  • Lanaudoise - Inscrit
    22 décembre 2011 17 h 32
    À la suite de Philippe Chrétien...
    Pour être certaine de ne pas être mis à l'index comme ce midi...je vais simplement ajouter que je partage les mêmes remarques que ce blogueur à 15.21h.

    C'est sans doute "la main de Dieu" (Claude Ryan) qui a été offusqué de ma franchise!
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  • Pie Leclerc - Inscrit
    22 décembre 2011 17 h 59
    @France
    Merci. En effet, étrange. Je voulais d'ailleurs lui suggérer de changer de nom...
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  • michel lebel - Inscrit
    22 décembre 2011 18 h 02
    L'émotion!
    J'ajouterai ceci: L'abbé Gravel se dit souvent mal cité. Pourquoi? Parce que crois que ce prêtre carbure principlement à l'émotion et secondairement à la rasion, sutout lorsqu'il sort de son champ de bibliste. Ce qui explique sans doute que les médias l'aiment beaucoup! Sans jalousie!
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  • Pie Leclerc - Inscrit
    22 décembre 2011 18 h 09
    @ France
    Non, la religion est quelque chose qui dépasse une Église. En fait, il ne faudrait pas parler de "religion" catholique mais de religion chrétienne. Je m'insurge simplement sur le fait qu'on associe le fait de croire à de l'infantilisme ou, pire, une maladie mentale. Tous les musulmans ou les Hindouistes, pas plus que les Chrétiens, son atteint d'une maladie. Je trouve ça très réducteur et simpliste. Il y a eu de grands penseurs croyants aussi. Étaient-ils tous malades ?
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    22 décembre 2011 18 h 36
    @M. Paquet
    On ne peut pas tout dire dans un texte. Si j'ai mentionné les crimes des hommes, vous devez supposer que non seulement, je ne les approuve pas, mais qu'ils doivent être punis selon les lois humaines. Et je vous fais remarquer, en passant, que malgré nos lois, bien des crimes restent impunis. Je ne vous fait grâce la liste.

    Quant au reste, la conscience individuelle, j'espère que vous êtes d'accord avec moi et que je n'ai pas à mette mon nez là-dedans. Je suis conséquenent avec moi-même, si vous lisez bien mon propos
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  • Nelson - Inscrit
    22 décembre 2011 19 h 00
    Les enfants victimes d'abus sexuels ne sont pas prostitués.

    Ce débat est troublant.

    Beaucoup des choses ne tournent pas rond.

    Recevoir de l'argent à cause des abus sexuels subis dans son enfance, effectivement, apparaît comme en étant bizarre,

    Encore plus bizarre si c'est l'argent des églises donné par les fidèles,

    Et encore plus bizarre que les églises donnent l'argent collecté des croyants pour acheter le silence des adultes abusés sexuellement pendant leurs enfances par les prêtres.

    Je ne voit pas comment peut aider aux victimes d'abus sexuel dans leur enfance, recevoir de l'argent pour ne pas porter plainte.

    Au contraire, ne pas porter plainte peut compliquer le processus de déculpabilisation nécessaire aux victimes pour améliorer leur état.

    Est-ce que le monsieur que se débat contre Raymond Gravel ne pourrait-t-il pas être pris dans une certaine dynamique assez confuse, semi-inconsciente et fort-émotive, justement à cause de mêler abus sexuels subis dans l'enfance et...argent ?.

    Est-ce que nous nageons dans des eaux turbulentes d'abus sexuels, sentiments de culpabilité des victimes face aux abus vécus, et sentiments de confusion et culpabilité de recevoir de l'argent pour ça ?.

    Est-ce que l'argent donné aux victimes est réparatrice et aidante pour eux, ou complique encore plus leur situation.?

    Évidement, sont des choses que les victimes pourraient travailler en thérapie, et faire le ménage là-dedans.
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  • amaranta - Inscrit
    22 décembre 2011 19 h 06
    Cupidité
    Raymond Gravel s'inquiète de l'éventualité où les dédommagements pour les crimes commis par les prêtres pédophiles entrainent la ruine de l'Église.
    Visiblement, Gravel est spirituellement plus près du Vatican que du Christ qui dénonçait les sépulcres blanchis et préférait vivre humblement. Il devrait s'en réjouir, car ainsi appauvris, les membres du clergé seront en meilleure position pour avoir accès aux Royaumes de Dieu. « Heureux les pauvres... ».

    Raymond Gravel, encore une fois, est discrédité par ses propos.
    Il ne détient aucune autorité morale lui permettant de juger et décider de qui est une vraie victime. Tous ceux qui ont été abusés sexuellement, quoi qu'il soit advenu de leur vie, sont des victimes. Un petit rappel, c'est illégal d'abuser sexuellement des enfants.

    Au-delà d'un dédommagement financier, c'est une sanction imposée à une communauté religieuse coupable de complicité dans des actes criminels. Il y a eu négligence grave.
    Dieu sait à quel point ces représentants de l'Église catholique ont besoin de se faire rappeler qu'ils ne sont pas au dessus des lois.

    Comme souvent, Raymond Gravel manque dangereusement de jugement. Ce même homme affirmait à la radio, à propos des gestes meurtriers posés par Guy Turcotte, que : « cela pouvait arriver à n'importe qui ».
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  • André Loiseau - Abonné
    22 décembre 2011 19 h 06
    Drôle de contestataire
    Pourquoi dénoncer les dérives de l'Église si c'est pour banaliser les abus des milliers de prêtres?
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  • Jacques Anar - Inscrit
    22 décembre 2011 19 h 19
    Question simple:
    Comment se fait-il que jusqu'à maintenant, aucune soutane ne se retrouve encore en prison? Les Procureurs de la Couronne ne sont pas intéressés? Il y a des décennies que ça se produit et pas un seul vrai procès pour cette bande. Il y a de quoi rester songeur...
    D'autre part, je me réjouis un peu plus chaque jour de mon Athéisme et de mon apostasie.
    M. Brian Myles: votre crédibilité est meilleure que celle de Gravel. Bravo!
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  • Mario Lacroix - Abonné
    22 décembre 2011 20 h 37
    Honte à vous...
    Je suis sans voix devant un homme qui essaie de minimiser ce que certains religieux on fait. Je suis sans voix et j'ai honte pour vous... comment pouvez-vous diminuer les ravages de sévices sexuels sur de jeunes garçons?
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    22 décembre 2011 20 h 40
    L’institution contre l’intégrité 1
    Échec et mat: Raymond Gravel.

    Des milliers de personnes sont écrasés au Québec de toutes sortes de façons. Écrasés dans les sens que ces milliers de personnes sont humiliées souvent depuis l'enfance bloquant ainsi leur développement dans la vie adulte. Ces humiliations souvent anéantissent l'estime de soi, cette estime de soi qui dans un monde individualiste égocentrique non solidaire se détermine capitale et pour la survie et surtout pour la vie. Sans estime de soi, dans cette civilisation occidentale du chacun pour soi, les individus sont très souvent en graves difficultés d'autonomie financière et de pouvoir jouer un rôle dans la société.

    Or, M.Gravel reprend ici la pensée des républicains américains, faire son chemin voilà la seule voie possible pour l'individu indépendamment des traumatismes rencontrés dans l'itinéraire de vie, réussir sa vie individuelle comme fait patent point! Et selon les critères du libéralisme de l'épanouissement individuel ou du ratage intégral. Qui dit ratage dit ratés et il s'agit de parler alors de ceux qui n'ont rien réussis dans la vie. Où au mieux d’établir que les victimes les vraies sont pures et qu’elles sont réfugiées dans le silence et l’isolement. Que socialement probablement, elles ne sont que toxicomanes, analphabètes, atteintes mentalement ou au final dans la rue. Ce qui est sous entendu par R.Gravel.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    22 décembre 2011 20 h 44
    L’institution contre l’intégrité de la personne 2
    Les viols sexuels sont reconnus ceux de la petite enfance particulièrement, d'autres humiliations ne sont pas ou mal reconnues par exemple celle de l'intimidation de moutons noirs entre jeunes depuis peu reconnu seulement. On sait que les adultes qui ont été intimidés jeunes violemment pendant des années n'obtiendront pas de compensations financières jusqu'à changement à venir. Que les traumatismes vécus ici chez des adultes majeurs dans l'armée et les guerres sont plus ou moins reconnus.

    Certes mais là n'est pas l'essentiel! L'essentiel est de reconnaître que les humiliations faites par des individus contre d'autres séparent le monde entre ceux qui profitent de situations de pouvoirs et les autres qui en sont dépourvus. Comme le Christ se détermine comme le modèle de la victime brisée par le pouvoir de la domination et de l’humiliation sorti de la main de l’homme, R.Gravel tout comme l’église devraient subordonner l’institution à son message et non le contraire. L’église comme la chrétienté en général malgré leurs turpitudes n’existent que parce que dans le message du fils de Dieu qui s’est sacrifié pour l’humanité se trouve l’idée moins explicite mais réelle d’une volonté chez les chrétiens de mettre fin aux humiliations et à la barbarie humaine. Si la chrétienté, précisément le catholicisme s’est perdu dans l’obsession du célibat et de la sexualité, le message essentiel n’a jamais été de ce côté dans les évangiles.

    Alors, R.Gravel, il serait temps de revenir à l’essentiel non ?
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 22 h 29
    Frapper le messager
    @ Michel Lebel

    «Parce que crois que ce prêtre carbure principlement à l'émotion et secondairement à la rasion, »

    Quand on a un passé comme celui de Raymond Gravel, on ne peut être aussi articulé qu'un Michel Lebel, aussi sûr de soi que lui, aussi raisonnable! Allez, frappez sur lui... Ce n'est que la premi;ère chute!

    @ Jean-Pierre Bouchard, Mario Lacroix, Jacques Anar

    Vous me faites penser à ces soldats égyptiens qui frappaient sur des femmes sans défense dans les rues de l'Égypte.

    Allez Reprenez votre souffle et frrappez encore. Le cadavre bouge un peu!

    Oui, il serait temps de revenir à l'essentiel et arrêtez de comparer les autres aux Républicains d'Amérique pour se donner une certaine crédibilité littéraire!
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  • irishspring - Inscrit
    22 décembre 2011 22 h 29
    En accord avec l'arguement de l'abbé gravel.
    Les sommes convoitées sont astronomiques, rien ne peut combler un viol ou une agression. L'histoire du Québec est remplie d,histoire d'agression, des grand-pères , des pères, des soldats, des policiers, des frères religieux et des prêtres, tout ce beau monde avait la resposabilité de protéger l'innocence et la fragilité des êtres sous leur tutelle. Ils ont faillis à leur taches.
    Mon directeur spirituel me disait, où il y'a de l'homme, il y'a de l'hommerie!
    L'Église en a vu d'autres, n'oublions pas que l'Église institutionnelle a traversée les siècles, son fondateur a été crucifié et Il en est ressucité pour prouver qu'Elle sera immortelle, l'église corps mystique du Christ c'est nous tous, ignorants, incrédules, chrétiens à gros grains, chrétien non-pratiquant, religieux, mystiques etc, Il a dit: Je bâtirai mon Église et les portes du mal ne prévaudront pas contre Elle, plusieurs s'acharnent à vouloir la crucifier à nouveau, l'institution peut être amocher mais jamais anéantie. N'oublions pas que les $$$ que ces communautés ont amassées, une partie provient de nos ancêtres.
    Les religieux qui ont manqués à leurs serments, leur voeux, ils auront à répondre non pas à la justice des hommes mais de celui qui les avait appellé, le christ en a vu d'autres, le fondateur de l,Église était celui qui persécutait les premiers chrétiens, son nom Saul, il est tombé en bas de son cheval, Saul Saul, pour quoi me persécutes-tu?
    C'est lui qui s'est converti,est devenu Paul, fondateur de differentes églises. l'Église n'enseigne pas la pédophilie mais des êtres avec des penchants de pédophiles s'y sont faufilés, tout comme dans d,autres professions. Beaucoup de ces religieux sont décédés, j,imagine qu'un certain nombre ont défrocqués dans les années 70 lors de la vague, vont -ils être poursuivi au civil, ceux qui sont maintenant laics.
    Le recours pécunier ne règle pas la souffrance et les avocats ont trouvés une source de r
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  • Leproff - Inscrit
    22 décembre 2011 22 h 32
    Blesser au lieu de comprendre
    @ Amaranta

    «Un petit rappel, c'est illégal d'abuser sexuellement des enfants.»

    C'est immoral de frapper sur quelqu'un qui est blessé!

    Le saviez-vous?
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  • Au Morin - Inscrit
    22 décembre 2011 22 h 52
    @M.Raymond Gravel
    Je suis peinée de votre prise de position contre les victimes d'abus fait par des hommes qui se sont réfugiés dans la religion pour ne pas avouer leur penchants déviant ou pour faire plaisir à papa et maman dont c'était la gloire d'avoir un religieux dans la famille.
    Ces hommes qui ont refoulé une sexualité étaient les dernier à qui confier des enfants mais dans ce temps là l'Église qui était omnipotente et dont les diktats étaient suivies avec plus de peur que de respect a abusée de la confiance de tous ses fidèles en mettant sciemment en danger des centaine d'enfants en déplaçant ou simplement un prêtre ou un religieux d'une congrégation pour camoufler sa faute.
    Il y a longtemps que je me pose la question du pourquoi de cette institution qui à tondue ses fidèles avec des dimes et en leur faisant élever des temples à la gloire de Dieu alors même que Jésus son plus fidèle soutien a vécu dans la pauvreté et la simplicité.
    Je préfère m'en tenir au message qu'il nous a laissé aimez-vous les un les autres,ce qui ne veut dire en aucun cas de laisser passer les abus pour cela il y a la loi et tous doivent s'y soumettre.
    Pour les victimes qui ont été dédommagées et c'est vrai que vous pouvez comptabiliser ce que vous avez perdu en terme de vie active,gâchée par un abuseur couvert par sa hiérarchie et qui a pu vivre sans être inquiété pendant de très longue années.
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  • Ernest Boudreau - Abonné
    22 décembre 2011 22 h 55
    Questions à M. Gravel, ptre
    Dans votre commentaire sur ce forum vous dites votre étonnement de voir "combien certains ont le jugement rapide et facile". Et vous y allez tout de go du jugement suivant dans le même topo:"Ce que je déplore c'est que ce ne sont pas les vraies victimes qui réclament de l'argent". N'est-ce pas là un jugement "rapide et facile", ex cathedra pour employer le langage de votre église? Qu'en savez-vous au juste? Sur quoi vous basez-vous? Dieu seul, n'est-ce pas, peut juger les reins et les coeurs? Les avocats vont faire beaucoup d'argent avec ces scandales? Et alors? Qu'est-ce que cela prouve? Tous ceux qui ont recours à leurs services sont des gens cupides, des faux, des profiteurs?

    Les "vraies victimes", dites-vous, ne vont pas devant les tribunaux?Et alors? Vous préféreriez que les crimes commis par les gens d'église soient passés sous silence afin que celle-ci puisse survivre, et continuer à changer les prêtres fautifs de paroisse, sans autre forme de procès, pour qu'ils recommencent ailleurs, comme elle l'a toujours fait? À votre place, je serais très heureux que des gens aient eu le courage de dénoncer ces crimes devant les tribunaux, à la face du monde. Au nom de la justice, au nom de toutes les victimes, celles qui osent parler et celles qui n'osent pas. Et si l'église catholique romaine en meurt,
    financièrement et spirituellement, les chrétiens n'ont rien à craindre, car la vraie
    Église n'est-elle pas la communauté des fidèles, l'assemblée des enfants de Dieu?
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  • Cem Sah - Inscrit
    23 décembre 2011 00 h 30
    Quelle aberration!
    Avant de faire mes commentaires, j’aimerais dire que cet article est une aberration absolue manquant du jugement qui m’a profondément blessé.
    Monsieur Myles, vous dites que vos propos sont justes et exactes dans leur contexte mais vous n’affirmez aucunement que monsieur Gravel les avez dits tel quel! Laissons le public averti de les juger par eux-mêmes car je ne crois aucunement qu’un homme qui défend tous les démunies, les rejetés méprisera les victimes d’un tel abus? Je crois sincèrement que votre article soit biaisé ou que vous n’ailez pas compris les propos de monsieur Gravel.
    Quand j’analyse la situation, je vois que plusieurs personnes profitent de l’occasion pour dire n’importe quelle absurdité à propos de la religion. Comme si la faute de certaines personnes peut être attribuée à l’Église complète! On pense rendre justice aux victimes en créant une injustice envers les gens qui ont sacrifié leur vie pour la cause de leur conviction, plus précisément pour nos enfants. Selon moi, avec une telle approche, on est entrain de créer des victimes et de leur insister de choisir un forfait dans la tarification (fellation, sodomie etc.) pour recevoir la bonne indemnisation.
    Je suis profondément désolé pour le point que notre société est arrivée! Mes sincères désolations, salutations et prières aux victimes!
    Cem Sah
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  • amaranta - Inscrit
    23 décembre 2011 00 h 54
    Aveuglement volontaire pour cause d'aliénation religieuse
    @ Leproff

    Je crois que vous êtes celui qui ne comprend pas.

    En fait, ces mots « blesser plutôt que comprendre » devraient s'adresser à Raymond Gravel. Jusqu'à maintenant, tout ce qui a écrit à propos des victimes des prêtres pédophiles se résume à des jugements et des allégations basés sur des préjugés. Comme le démontre cet article, il est d'une rare arrogance et complètement fermé.

    Pour Raymond Gravel, une « vraie victime », est une victime qui se tait. Et c'est lui qui l'écrit.
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  • Michel Coron - Inscrit
    23 décembre 2011 02 h 51
    @ moi-même
    Quand j'étais petit, mes parents m'ont enfermé dans un pensionnat tenu par des soeurs. Car ma mère savait bien que les frères étaient souvent porté sur la chose.
    Je ne crois pas que les soeurs aient jamais été coupables de pédophilie. Une affaire de sexe, sans doute. Mais Dieu sait qu'elles avaient la poigne solide lorsqu'il s'agissait de "corriger" ou "mettre en pénitence" Il m'est arrivé maintes fois de manger la strappe, ce qui était un progrès sur le fouet des générations précédentes. Autres temps, autres moeurs. Devrais-je, parce que j'étais
    "tannant "ou que "je répondais" poursuivre cette communauté pour une poignée de dollars ? Avant l'avènement dune psychologie plus humaniste, la violence était de mise en éducation.
    Qui étaient donc ces victimes ? Des enfants sages à l'abri de tout soupçon ?
    Bien sûr que non . La question que je me pose à propos de toutes ces victimes qui, si je ne m'abuse, n'était pas tous orphelins est alors la suivante: " Avaient-ils des parents, ces enfants-là" ?
    C'est quand même bizarre qu'on ne parle jamais de ces parents qui envoyaient leurs enfants dans des institutions afin de s'en débarrasser. Pour moi le cri des victimes s'est simplement déplacé des parents sur les membres du clergé. C'est ce qu'on appelle choisir la mauvaise cible. Un enfant qui a été aimé n'attire pas les pédophiles ou en parlera à ses parents aimants
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  • Georges Paquet - Abonné
    23 décembre 2011 06 h 01
    À Leproff
    Vous vous permettez, bien caché sous votre pseudonyme, de faire la leçon à tout le monde. Réfléchissez un peu avant d'écrire.
    L'Abbé Gravel est un homme public qui a choisi librement de se lancer dans cet arène. Il doit s'attendre à ce que les citoyens réagissent à ses propos. Sa conception des victimes et du sort qui devrait leur être réservé choquent ceux qui le lisent. En lui disant que nous ne sommes pas d'accord, on ne frappe pas sur quelqu'un qui serait blessé, mais on exerce notre liberté et notre droit démocratique.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    23 décembre 2011 07 h 01
    Quelle confusion dans les propos de Gravel (1)
    L'abbé à écrit ce qui suit: Ce que je déplore dans toute cette histoire, ce n'est pas que les vraies victimes doivent se taire et souffrir en silence...ce n'est pas ce que j'ai dit et écrit précédemment..".

    ON L'AVAIT BIEN COMPRIS!! Ce qu'il déplore c'est que l'église catholique, dont il est le membre le plus écouté et apprécié au Québec, au point que quelqu'un m'avait dit à la blague, se référant à lui, qu'il préférait l'église catholique québécoise à l'église catholique romaine, ce qu'il déplore donc, c'est que cette église atteinte directement dans ses coffres va souffir. Mais il est très mal placé pour discuter raisonnablement de cette affaire puisqu'il porte les deux chapeaux.

    L'abbé Gravel s'explique ensuite ainsi "Ce que je déplore, c'est que ce ne sont pas les vraies victimes qui réclament de l'argent...J'ai toujours dit que les vraies victimes, il faut les aider à tout point de vue, même monétairement... Par ailleurs, dans notre société, il y a toujours des abus: le dédommagement va-t-il vraiment aux victimes ou plutôt aux avocats et à ceux qui veulent profiter du système?"

    Alors là, c'est vraiment affirmer en même temps une chose et son contraire... D'un côté il compare les victimes à des prostitués, et de l'autre nous dit qu'il faut les aider financièrement. TRADUCTION LIBRE: il doivent recevoir de l'argent mais celui des CITOYENS et non pas celui de l'église qui était depuis longtemps au courant des ces exactions mais a choisi de protéger les abuseurs plutôt que leurs victimes. De plus manquant de coupables sur qui frapper IL S'EN PREND AU AVOCATS qui selon lui devraient travailler bénévolement!!!
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  • Eli3 - Inscrite
    23 décembre 2011 07 h 17
    Victimes ou prostitués
    Mon commentaire pour Monsieur Raymond Gravel:

    Pourquoi ne pas vous réjouir que le bien triomphe sur le mal. Il est normal qu'après des siècles d'aveuglement, les victimes puissent ouvrir leurs fenêtres et leurs portes pour respirer librement, vous ne croyez pas qu'ils méritent de sortir des prisons dans lesquelles elles étaient enfermées depuis des 10-20-30-40-50-60-70-80-90 ans. Un jour, j'ai reçu, à ma plus grande surprise, la confidence d'un homme presque centenaire, qu'il avait été abusé sexuellement par un prêtre alors qu'il était enfant de choeur, quelle horreur! Et il pleurait à chaudes larmes en me dévoilant ce secret qui lui pesait si lourdement sur le coeur et sur l'esprit. Je suis contente d'avoir été là pour entendre cet homme dont les jours étaient comptés. Le temps n'efface rien du mal que l'on a subi et c'est à ce moment-là que j'ai compris que les maux que l'on n'exprime pas s'impriment et il en était un bel exemple, à 98 ans, il me parlait comme si cela c'était passé hier. Vous vous imaginez combien a dû être froide sa relation surtout avec ses garçons, il a dû revivre ce cauchemar plusieurs fois par jour. Quelle tristesse, il s'est senti peut-être coupable du mal que ce prêtre lui a fait durant toute sa vie car vous savez certainement que l'abuseur en plus de laisser son sperme sur la victime laisse aussi à la victime la culpabilité, le poids du mal fait par l'abuseur sexuel. L'abuseur s'enfuit et ne se retourne pas, il n'en a pas le coeur, il sait bien le mal qu'il a fait mais essaie de le faire taire dans son esprit et son coeur pour pouvoir recommencer et recommencer pour combien de fois encore et sur combien de victimes. Personnellemnt, enfin je me réjouis pour la victime que ce temps de silence et de fausse culpabilité soit révolu.
    Monique Bellavance
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  • Henry Fleury - Inscrit
    23 décembre 2011 07 h 18
    Croyez-moi !
    À vous entendre, les agressions ne seraient le fait de quelques-uns, alors que nous parlons d'une situation généralisée qui a touchée pour ainsi dire toutes les institutions d'enseignement du Canada, voire au plan mondial. Là-dessus, 18 millions $, c'est bien peu Monsieur Gravel pour tout le mal qui a été fait par vos confrères que vous tentez de défendre aujourd'hui. Et vous le faites de façon abjecte. Croyez-moi, il y a de quoi s'indigner !
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    23 décembre 2011 08 h 09
    Quelle confusion dans les propos de Gravel (conclusions)
    C'est le système judiciaire dans son ensemble qu'il condamne: les victimes d'erreurs judiciaires, de fraudes et de piratage intellectuel ne devraient pas se servir des avocats: faire des neuvaines peut-être? De plus on croit entendre la voix de son dieu: IL SAIT "que ce ne sont pas les vraies victimes qui réclament de l'argent". Comment cela est-il possible? Encore là il les condamne au silence car elles ne peuvent se défendre elles-mêmes.

    Mais je comprends très bien la situation intenable dans lequel ce ministre du culte se retrouve. C'est une évidence que si il a mené une vie relativement normale et très valorisante c'est à cause des chemins de la foi qu'il a pu emprunter, et c'est cela qui explique son ambivalance. Dans mon premier commentaire j'avais cité la confusion sexuelle qu'entraînent souvent les agressions de cet ordre, mais c'est une évidence que cette confusion est beaucoup plus large et Raymond Gravel le démontre bien tristement. Peut-être devrait-il cesser de penser aux autres vicitimes de les défendre ou de les dénigrer et chercher en lui-même celle qu'il est toujours: on ne peut pas se fuir tout le temps.

    Céline A. Massicotte, ex membre du Regroupement des intervenants en matière d'agressions sexuelles.
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  • Leproff - Inscrit
    23 décembre 2011 09 h 15
    La retenue a meilleure goût


    «Vous vous permettez, bien caché sous votre pseudonyme, »

    Si j'écris en empruntant un pseudonyme, c'est pour des raisons importantes, et pour ceux qui me connaissent, cela ne change rien, ni à ma verve, ni à mon verbe.

    Raymond Gravel l'a dit lui-même que certains propos émis par certains commentateurs l'ont profondément blessés. C'est à ces gens que vous devriez reprocher de se prendre pour Superman dernière leur clavier en disant aux autres ce qu'ils ne diraient pas de visu. Ce n'est pas mon cas.

    Il est possible de dire le fond de notre pensée sans manquer de respect et en mesurant nos paroles afin qu'elles ne blessent pas son auteur.

    J'ai remarqué, comme tout le monde, une phrase fort discutable de l'Abbé Gravel, mais on peut en discuter sans l'insulter. C'est ce que l'on fait dans la vraie vie; alors, pourquoi ne pas le faire ici aussi... et arrêter de s'en prendre à l'Église pour tous les cas d'abus sexuels des 50 dernières années. N'oublions pas qu'il s'en est passé des vertes et pas mûres dans de nombreuses chaumières du Québec... et que les victimes se conteraient aussi par centaines, par milliers.

    En tout, il faut de la retenue, et je m'y exerce chaque jour... Plusieurs, sur ce forum, devraient en faire autant... en toute charité et déférence humaines.
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  • Leproff - Inscrit
    23 décembre 2011 09 h 28
    La bonne conscience
    @ Amaranta

    «Pour Raymond Gravel, une « vraie victime », est une victime qui se tait. Et c'est lui qui l'écrit.»

    Alors, faudra me citer la phrase où il a écrit cela car je ne trouve pas! Et lui prêter une telle conclusion relève d'une mauvaise conscience, si ce n'est pas la vérité.

    Je l'ai écrit, dans un autre commentaire, il faut exercer de la retenue en commentant, en évitant soigneusement de s'en prendre au messager. Et si, d'aventure, vous vous en prenez au messager, sachez qu'il y a toujours quelqu'un pour se porter au secours de celui qui est attaqué.
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  • Ginette Boily - Inscrit
    23 décembre 2011 09 h 59
    Il croit s'en être sorti vivant!
    Les propos de l'abbé Gravel démontrent les dommages que peuvent causer des agressions chez un enfant. Se croire coupable parce qu'il a utilisé le chantage (une montre) contre son agresseur, c'est le comportement typique d'une personne qui a été agressée et à qui on a réussi à faire croire que c'est lui le "pas gentil". Réussir dans la vie, ce n'est pas posséder du matériel ou réussir professionnellement. Réussir, c'est pouvoir "détricoter" les événements passés de notre vie par une introspection conduite avec honnêteté et lucidité afin de comprendre nos comportements présents. C'est comme ça que je comprend le message de tous les grands Maîtres qui ont marqué le monde, des Maîtres qui n'avait rien de religieux, des Maîtres comme ce Jésus de Nazareth et autres grands noms. Si j'avais besoin d'un guide pour mon introspection personnelle, je n'irais pas voir M. Gravel. Un aveugle qui guide un autre aveugle?
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  • Democrite101 - Inscrit
    23 décembre 2011 10 h 28
    Toute religion cherche le pouvoir, l'argent, et l'impunité. Le reste est propagande et manipulation


    Ils ne veulent pas payer pour les victimes, ils veulent conserver leurs millions, ou payer des grenailles pour la forme.

    Voilà le coeur, l'essentiel, la raison d'être des religions, la chrétienne et sa variante catholique. La quête... du pouvoir, de l'argent et en plus l'impunité pour les conserver.

    Ils veulent l'impunité; c'est le propre de toute idéologie totalitaire. La cause est entendue: dehors la religion dont l'impunité est la crasse ultime.

    Certains, dans des propos pitoyables, veulent sauver leur religion malgré ses crimes et niaiseries. Ils ont le droit de rester des ignorants. Cependant, il faut les sortir des écoles, officines de leur pédophilie catéchétique.

    Mettons à la poubelle toutes les religions et instruisons-nous aux Lumières, toujours actives, qui ont fondé l'idée même du Progrès humain.


    Jacques Légaré
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  • Raymond Gravel - Inscrit
    23 décembre 2011 10 h 45
    Réplique de M. Gravel
    Après l'introduction de Brian Myles, où il ajoute que je n'ai aucune compassion pour les victimes d'actes sexuels, je me suis détesté moi-même tellement son récit était prenant...Je peux comprendre la réaction des gens qui croient que je ne suis qu'un sans-coeur...Mais voyons donc...Croyez-vous vraiment que je suis insensible à la détresse et à la souffrance de ceux qui ont souffert toute leur vie, à cause de ceux qui ont abusé de leur autorité en exploitant sexuellement des enfants? C'est ne pas me connaître...C'est ce qui me blesse dans vos propos...Aussi, je n'ai jamais dit que les victimes étaient des prostituées...Au contraire, j'ai dit que l'avocat qui les représentait voulait en faire des prostitués, en chiffrant les indemnités selon les gestes posés. Plus je lis les commentaires, plus je me rends compte que certaines personnes profitent de ces tribunes anonymes pour dire n'importe quoi: 2 commentaires disent qu'aucune soutane ne se trouve actuellement en prison...C'est archi-faux! Il y a des prêtres, des frères et des laïques qui sont en prison actuellement parce qu'ils ont été reconnus coupables d'agression sexuelle sur des enfants...Avant de dire n'importe quoi, pourrait-on se renseigner ou se taire. J'ai toujours dit que la justice doit suivre son cours, même s'il s'agit d'un prêtre ou d'un évêque...Là où je ne suis pas d'accord, c'est qu'on responsabilise toute l'Église pour des actes posés par des individus adultes qui n'ont pas su respecter les jeunes qui leur étaient confiés. S'il doit y avoir indemnité, c'est toute la société qui doit payer, car l'omerta du passé n'est pas l'affaire de l'Église seulement...Toute la société entretenait et entretient encore ce silence par rapport aux déviances sexuelles, et celles-ci ne sont pas exclusives aux membres du clergé.
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    23 décembre 2011 11 h 02
    Mise au point
    L'abbé Gravel a tenu à répliquer ici à certains commentaires, mais il voudrait expliquer plus longuement sa position. Il est donc possible que Le Devoir publie une lettre de lui dans les prochains jours. Nous prenons donc la décision de fermer temporairement les commentaires sur cet article, en attente de d'autres développements. Merci de votre collaboration.
    -L'équipe web
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